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Paroles de la chanson Arsenal (traduction) par Slipknot

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Paroles de la chanson Arsenal (traduction) par

J'espère qu'aucune mauvaise personne ne se pointe

Je repense à la confiance qui vient avec le chaos
Je sais comment dominer à tout prix
La prison dans ma tête a eu ses cellules retournées
J'ai combattu un putain de dieu et le dieu a perdu
Pécheurs, approchez
On peut briser les règles et quitter la maison ou vieillir et rester amers
Rien dans ce monde ne peut me surprendre
Je sais que tous les démons me méprisent

J'ai beaucoup de putain de choses à dire
Et si tu n'as pas écouté, tu ne m'as pas entendu de toute façon

Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y
Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y

Ferme ta putain de gueule
Ferme ta putain de gueule
Ferme
Ferme
Ferme ta putain de gueule

Maintenant je peux filer à des millions de kilomètres à l'heure avec les meilleurs mais tu ne comprendrais tout simplement pas, comme les autres
À quoi ça sert d'être belliqueux et de balancer des syllabes qui s'échappent de dirigeables et rendent les gens irritables ?
Ralentis juste un putain de peu
Ajoute une pause, mets-y un frein
Je sais que je suis un imposteur et un has-been, mais espèce d'enfoiré
Je suis un .45, pas un MAC-10
(Oh mon Dieu, pas encore)
Je ne veux pas être une mode, je veux le ressentir
Je ne veux pas être un tour de passe-passe
Je veux le traiter comme un fait, mais c'est quoi un putain de fait ?
C'est comme la vérité, mais c'est quoi une putain de vérité ?
Eh bien la vérité c'est que le monde est un tueur sans remède
Personne s'en fout quand la drogue est si pure

J'ai beaucoup de putain de choses à dire
Et si tu n'as pas écouté, tu ne m'as pas entendu de toute façon

Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y
Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y

Je voudrais que les voix dans ma tête trouvent un autre sujet
Changent de registre ou ferment leur putain de gueule, la folie fait ce qu'elle veut
Tout le monde est une émission de télé mais il n'y a rien qui vaille la peine d'être regardé, je m'en fous, je dois y aller
J'ai dit que je dois y aller, putain, non, ferme ta gueule, stop
Arrête la putain de musique, merde, ferme ta putain de gueule

Par ici c'est moi le dieu
Et je mange les saints
J'ai beaucoup de sang parce que je n'ai plus de putain de peinture
Je suis caustique, agnostique
De loin, t'es séduisant, mais t'as l'air épuisé
L'Armageddon a commencé, quel concept
Les produits pharmaceutiques peuvent te remplir de mépris
Quand j'avale la preuve, c'est insupportable
Je ferais mieux de me dépêcher et de faire confiance au putain de processus

Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y
Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y
Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y
Allons-y, allons-y, allons-y, allons-
Allons-y, allons-y, allons-y

Et pour libérer nous, l'humanité souffrante

Que racontent les paroles de la chanson Arsenal (traduction) de Slipknot ?

Quand la tête devient champ de bataille

Il y a quelque chose d'immédiatement déstabilisant dans la façon dont "Arsenal" démarre. Une phrase lancée à voix basse, presque timide — "I hope no bad people show up" —, et puis le sol se dérobe. Parce que les mauvaises personnes, dans cette chanson, ce sont peut-être bien les voix qui habitent déjà l'intérieur du narrateur.

On est plongés d'emblée dans une tête en ébullition. Corey Taylor ne raconte pas une histoire linéaire : il nous fait vivre de l'intérieur le flux désordonné d'une conscience qui se bat contre elle-même. La nostalgie de la confiance que procurait autrefois le chaos, l'impression d'avoir terrassé quelque chose d'immense — "I fought a fuckin' god and the god lost" —, le sentiment que tous les démons vous connaissent et vous détestent. C'est un portrait en creux, dessiné à coups d'images fragmentées.

La vitesse comme symptôme

Le deuxième couplet change de rythme et c'est voulu. Taylor se met à rapper presque, à débiter les mots comme s'il voulait tester les limites de ce qu'une bouche peut sortir. "A million miles an hour" — et pourtant il s'arrête lui-même, il se demande à quoi ça sert, cette logorrhée belliqueuse. Il se traite de has-been, se compare à un .45 plutôt qu'à une mitraillette, signifiant qu'il préfère l'impact mesuré à la dispersion. C'est une crise d'identité artistique servie à 200 à l'heure, avec l'honnêteté désarmante de quelqu'un qui doute vraiment.

Les refrains "Let's go" martelés jusqu'à l'absurde sonnent moins comme un élan que comme une injonction désespérée à soi-même. Avance. Continue. Même si tu ne sais plus pourquoi.

L'humanité comme dernière raison

Vers la fin, la chanson bascule. "'Round here I'm god / And I eat the saints" — le narrateur s'est construit un empire intérieur, aussi fragile que toxique. "I got a lot of blood 'cause I'm out of fuckin' paint" : quand les mots et les images manquent, il reste la violence brute. Puis arrive cette conclusion presque murmurée — "to set free us suffering humanity" —, six mots qui changent tout le sens de ce qui précède. Derrière la rage, derrière le chaos, il y avait peut-être toujours ça : l'espoir déguisé en arsenal.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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