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Paroles de la chanson 51st State par Bryan Adams

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Paroles de la chanson 51st State par

Never thought I'd see the day
Never thought I'd see the plan
Where everything could get harder
For the working man

Yeah, we're better off together
Bu we're way better hand in hand
But the 49th parallel
Has become a line drawn in the sand

Let me give it to you straight
When you're talking about my home
You better show some respect
'Cuz up here we take care of our own
So let me give you some advice, mister
You might have too much on your plate
Go'n load us up with tariffs
But we'll never be the 51st State

Maybe you've forgotten
Maybe you just don't care
But we always stood beside you
For that liberty we share

You can push us to the brink
But where the open road divides
You'll find a wall of maple
With us on the other side

Let me give it to you straight
When you're talking about my home
You better show some respect
'Cuz up here we take care of our own
So let me give you some advice, mister
You might have too much on your plate
Go'n load us up with tariffs
But we'll never be the 51st State

Que racontent les paroles de la chanson 51st State de Bryan Adams ?

La frontière qu'on ne franchira pas

Il y a quelque chose d'inhabituel dans cette chanson. Bryan Adams, qu'on associe davantage aux grandes déclarations d'amour et aux hymnes rock intemporels, prend ici la parole d'une manière qu'on ne lui connaissait pas vraiment — direct, presque grave, les deux pieds plantés dans l'actualité. "51st State" ressemble à une lettre ouverte, celle d'un homme qui a longtemps gardé le silence et qui décide, un jour, que c'en est assez.

Quand la géographie devient symbole

La chanson commence dans la retenue — "never thought I'd see the day" — comme si Adams lui-même peinait à croire la situation dans laquelle son pays se trouve. Puis le décor s'installe progressivement : il y a cette frontière, le 49e parallèle, qui n'est plus simplement une ligne sur une carte mais "a line drawn in the sand", un ultimatum dessiné par les circonstances. On est en terrain connu pour quiconque a suivi les tensions commerciales et les déclarations fracassantes venues du sud. Adams ne nomme jamais son interlocuteur, mais le "mister" du refrain ne laisse guère de place au doute. Et ce refrain, justement, a quelque chose d'un coup de poing serré : "you might have too much on your plate". Pas d'insulte, pas d'hystérie — juste un avertissement tranquille, presque plus menaçant que la colère.

Une fierté tranquille qui ne plie pas

Ce qui touche dans ce texte, c'est la façon dont Adams convoque la mémoire commune des deux nations sans en faire une arme, mais un simple rappel — "we always stood beside you". Il y a de la déception dans ces mots, plus que de la haine. Et puis vient cette image finale, belle dans sa sobriété : "a wall of maple with us on the other side". Le Canada ne construit pas de murs en béton. Le sien est fait de feuilles d'érable, de cette identité douce et ferme à la fois qu'on ne saurait acheter ni annexer. Adams signe là peut-être sa chanson la plus canadienne — pas malgré sa simplicité, mais grâce à elle.

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