Paroles de la chanson madeleinE (traduction) par
Si ce n'est pas dans son intérêt, ça ne devrait pas être dans le mien
Fragile aux charnières, les pages se détachent de la reliure
Bien que ton inquiétude t'ait prévenu, tu t'es quand même jeté dans le coup
Un diseur de bonne aventure au regard mort, c'est pas de la sagesse, c'est une intuition
Ne lui tourne pas le dos, elle te laissera entrer
Elle tirera à nouveau ta carte du fond du verre
Ouvre ta cicatrice, arrache ta peau
La fumée s'est échappée, elle dit « Madeleine »
Madeleine, Madeleine, yeah-no
Madeleine, Madeleine, yeah-no, oh-woah
Fragile aux charnières, les pages se détachent de la reliure
Bien que ton inquiétude t'ait prévenu, tu t'es quand même jeté dans le coup
Un diseur de bonne aventure au regard mort, c'est pas de la sagesse, c'est une intuition
Ne lui tourne pas le dos, elle te laissera entrer
Elle tirera à nouveau ta carte du fond du verre
Ouvre ta cicatrice, arrache ta peau
La fumée s'est échappée, elle dit « Madeleine »
Madeleine, Madeleine, yeah-no
Madeleine, Madeleine, yeah-no, oh-woah
Il était une fois un caprice, elle apprit aux renards à être rusés
Sa lettre signée à l'encre qu'elle renversa pour assombrir notre ciel nocturne
Elle glisse à travers la pluie violette, toujours à l'affût
Fouillant dans la décharge, invoquant des fantômes parmi les déchets, mm-mm
Ne lui tourne pas le dos, elle te laissera entrer
Elle tirera à nouveau ta carte du fond du verre
Ouvre ta cicatrice, arrache ta peau
La fumée s'est échappée, elle dit « Madeleine »
Madeleine, Madeleine, yeah-no
Madeleine, Madeleine, yeah-no, oh-woah
Avouer pour énoncer l'évidence
Car pour faire tomber la fièvre, il faut la laisser monter, oh-woah
La maladie n'est pas ce que tu croyais
Tu t'es regardé dans le miroir à travers les yeux d'un ange veuf
Ne lui tourne pas le dos, elle te laissera entrer
Elle tirera à nouveau ta carte du fond du verre
Ouvre ta cicatrice, arrache ta peau
La fumée s'est échappée, elle dit « Madeleine »
Madeleine, Madeleine, yeah-no
Madeleine, Madeleine, yeah-no, oh-woah
À l'aide, plus vite, à l'aide
À l'aide, plus vite, à l'aide
À l'aide, plus vite, à l'aide
Car pour faire tomber la fièvre, il faut la laisser monter, oh-woah
La maladie n'est pas ce que tu croyais
Tu t'es regardé dans le miroir à travers les yeux d'un ange veuf
Ne lui tourne pas le dos, elle te laissera entrer
Elle tirera à nouveau ta carte du fond du verre
Ouvre ta cicatrice, arrache ta peau
La fumée s'est échappée, elle dit « Madeleine »
Madeleine, Madeleine, yeah-no
Madeleine, Madeleine, yeah-no, oh-woah
À l'aide, plus vite, à l'aide
À l'aide, plus vite, à l'aide
À l'aide, plus vite, à l'aide
À l'aide, plus vite, à l'aide
Que racontent les paroles de la chanson madeleinE (traduction) de Brakence ?
Une fumée qui dit ton nom
Il y a des chansons qui commencent par une règle morale et finissent par un cri. "madeleinE" de Brakence est de celles-là. Le premier vers pose quelque chose de presque raisonnable — "if it's not in her best interest, then it shouldn't be in mine" (si ce n'est pas dans son intérêt, ça ne devrait pas être dans le mien) — comme si le narrateur essayait encore de se convaincre que la raison peut tenir tête à ce qu'il ressent.
Elle ne peut pas.
Madeleine, qui qu'elle soit, résiste à toute tentative de rationalisation. Brakence la dessine en quelques coups d'image — une diseuse de bonne aventure aux yeux morts, une femme qui glisse dans une pluie violette, quelqu'un qui "fouille les décharges pour invoquer des fantômes" ("digging through the landfill, conjuring phantoms out the junk"). Elle est partout et nulle part, construite de fragments, de croyances à moitié digérées, de présages mal interprétés. Et pourtant, quand la fumée sort de la blessure ouverte, c'est ce nom-là qu'elle prononce.
Laisser monter la fièvre
Le vrai tournant arrive dans le pont, presque en confidence : "coming clean to state the obvious" — il s'apprête à dire quelque chose d'évident que personne ne voulait admettre. Pour guérir une fièvre, il faut la laisser monter. On ne sort pas d'une obsession par la fuite ou la raison. On la traverse. Cette idée, formulée simplement, donne une profondeur inattendue à ce qui aurait pu n'être qu'une chanson de rupture.
Mais le plus troublant, c'est peut-être l'image finale avant le chaos : "you've been staring in the mirror through the eyes of a widowed angel". Un ange veuf qui se regarde dans un miroir — c'est une vision de quelqu'un qui a perdu quelque chose de sacré et qui ne sait pas encore que c'est lui-même qui l'a perdu.
Quand les mots lâchent
Et puis la chanson s'effondre. "Help, faster, help" — répété, martelé, sans ornement. Tout le soin poétique du reste du texte disparaît en quelques secondes. Ce final est presque violent dans sa nudité, et c'est exactement pour ça qu'il fonctionne. Brakence ne conclut pas, il capitule. Et dans cette capitulation, on reconnaît quelque chose de très humain.
Il y a des chansons qui commencent par une règle morale et finissent par un cri. "madeleinE" de Brakence est de celles-là. Le premier vers pose quelque chose de presque raisonnable — "if it's not in her best interest, then it shouldn't be in mine" (si ce n'est pas dans son intérêt, ça ne devrait pas être dans le mien) — comme si le narrateur essayait encore de se convaincre que la raison peut tenir tête à ce qu'il ressent.
Elle ne peut pas.
Madeleine, qui qu'elle soit, résiste à toute tentative de rationalisation. Brakence la dessine en quelques coups d'image — une diseuse de bonne aventure aux yeux morts, une femme qui glisse dans une pluie violette, quelqu'un qui "fouille les décharges pour invoquer des fantômes" ("digging through the landfill, conjuring phantoms out the junk"). Elle est partout et nulle part, construite de fragments, de croyances à moitié digérées, de présages mal interprétés. Et pourtant, quand la fumée sort de la blessure ouverte, c'est ce nom-là qu'elle prononce.
Laisser monter la fièvre
Le vrai tournant arrive dans le pont, presque en confidence : "coming clean to state the obvious" — il s'apprête à dire quelque chose d'évident que personne ne voulait admettre. Pour guérir une fièvre, il faut la laisser monter. On ne sort pas d'une obsession par la fuite ou la raison. On la traverse. Cette idée, formulée simplement, donne une profondeur inattendue à ce qui aurait pu n'être qu'une chanson de rupture.
Mais le plus troublant, c'est peut-être l'image finale avant le chaos : "you've been staring in the mirror through the eyes of a widowed angel". Un ange veuf qui se regarde dans un miroir — c'est une vision de quelqu'un qui a perdu quelque chose de sacré et qui ne sait pas encore que c'est lui-même qui l'a perdu.
Quand les mots lâchent
Et puis la chanson s'effondre. "Help, faster, help" — répété, martelé, sans ornement. Tout le soin poétique du reste du texte disparaît en quelques secondes. Ce final est presque violent dans sa nudité, et c'est exactement pour ça qu'il fonctionne. Brakence ne conclut pas, il capitule. Et dans cette capitulation, on reconnaît quelque chose de très humain.