Paroles de la chanson I Get Noise par
Picture if you will me on my knees
With hands to sky
I need something real and true
A word from up on high
But you pervade my air
You're in my head, my hair
My dreams, my thoughts, my prayers
You overshare and overbear
I want a barely furnished head and heart
With a steadfast front door bolted shut
I want solitude and silence, but
I get noise
Make me feel and fall and flake and flop
Walk me in overnight in a comic shop
With hands to sky
I need something real and true
A word from up on high
But you pervade my air
You're in my head, my hair
My dreams, my thoughts, my prayers
You overshare and overbear
I want a barely furnished head and heart
With a steadfast front door bolted shut
I want solitude and silence, but
I get noise
Make me feel and fall and flake and flop
Walk me in overnight in a comic shop
I want toil and tears and time to stop
I get noise
POV, you're a forensic expert
POV, you're no beggar, but
POV, you've broken your silence
POV, you're just asking questions
But you pollute my air
You're in my head, my hair
My dreams, my thoughts, my prayers
You overshare and overbear
Now listen
I want to slip away from the congregation
Be king of a kingdom of isolation
And mute your stupid conversation
I get noise
I get noise
POV, you're a forensic expert
POV, you're no beggar, but
POV, you've broken your silence
POV, you're just asking questions
But you pollute my air
You're in my head, my hair
My dreams, my thoughts, my prayers
You overshare and overbear
Now listen
I want to slip away from the congregation
Be king of a kingdom of isolation
And mute your stupid conversation
I get noise
I want to float above and fly away
From this frightful, fateful, fucked up day
I want liars, frauds, and thieves to pay
I get noise
I get noise
You've been doing it wrong this whole time
You've been doing it wrong this whole time
You've been doing it wrong all this time
And with that being said, let's get into it
Here are ten reasons why you've been doing it wrong this whole time
This one hack is the last you'll ever need
And the results will blow your mind
Whenever you're home alone, wrap your doorknobs in tin-foil
From this frightful, fateful, fucked up day
I want liars, frauds, and thieves to pay
I get noise
I get noise
You've been doing it wrong this whole time
You've been doing it wrong this whole time
You've been doing it wrong all this time
And with that being said, let's get into it
Here are ten reasons why you've been doing it wrong this whole time
This one hack is the last you'll ever need
And the results will blow your mind
Whenever you're home alone, wrap your doorknobs in tin-foil
I want a shark-infested, poisoned moat
Secluded, sequestered, beyond remote
With no form of address, no goodbye note
I get noise
I want a cleft up camp with a blazing fire
Or a snowbound cabin of even ire
I want to run, withdraw, withhold, but I
I get noise
I get noise
And tonight, when you touch yourself
Remember, all the angels are watching
So put on a good show
Secluded, sequestered, beyond remote
With no form of address, no goodbye note
I get noise
I want a cleft up camp with a blazing fire
Or a snowbound cabin of even ire
I want to run, withdraw, withhold, but I
I get noise
I get noise
And tonight, when you touch yourself
Remember, all the angels are watching
So put on a good show
Que racontent les paroles de la chanson I Get Noise de Arab Strap ?
Quand le monde entier parle en même temps
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans l'ouverture de "I Get Noise". Ce type à genoux, mains tendues vers un ciel muet, qui cherche "quelque chose de réel et de vrai" — on l'a tous été, à notre manière. Arab Strap ne pose pas la question avec délicatesse. Le groupe l'assène, avec cette voix traînante et cette ironie à fleur de peau qui est leur marque depuis des décennies.
Le mouvement de la chanson est celui d'une accumulation. Une présence — diffuse, impossible à nommer — envahit tout : l'air, la tête, les cheveux, les rêves. "You overshare and overbear", répète le refrain, et l'on comprend que ce n'est pas vraiment d'une personne dont on parle. C'est d'un état. L'état d'être connecté, informé, sollicité, saturé.
S'évader sans issue
Face à cette invasion, le narrateur construit mentalement ses refuges. Un fossé infesté de requins. Une cabane ensevelie sous la neige. Un royaume d'isolement total, "beyond remote", sans adresse, sans note d'adieu. Ces images sont trop extrêmes pour être sérieuses — elles sont le fantasme d'un homme qui sait très bien qu'il ne partira nulle part. Et c'est là toute la tristesse du morceau. Le désir de silence est réel, mais il bute chaque fois sur la même conclusion amère : "I get noise".
Ce que la chanson fait avec brio, c'est d'incarner ce bruit à l'intérieur même de ses paroles. À mi-parcours débarque la voix des influenceurs, des gourous de l'internet : "Here are ten reasons why you've been doing it wrong this whole time", "This one hack is the last you'll ever need". Ces lignes sont hilarantes et glaciales à la fois. Arab Strap ne cite pas le phénomène de l'extérieur — ils le font parler, le laissent contaminer le texte comme il contamine nos cerveaux.
Et puis vient la dernière phrase, lâchée avec un parfait détachement : "when you touch yourself, remember, all the angels are watching. So put on a good show." Même l'intimité la plus absolue est devenue performance. Même dans le noir, quelqu'un regarde. Le bruit a gagné.
Il y a quelque chose d'immédiatement reconnaissable dans l'ouverture de "I Get Noise". Ce type à genoux, mains tendues vers un ciel muet, qui cherche "quelque chose de réel et de vrai" — on l'a tous été, à notre manière. Arab Strap ne pose pas la question avec délicatesse. Le groupe l'assène, avec cette voix traînante et cette ironie à fleur de peau qui est leur marque depuis des décennies.
Le mouvement de la chanson est celui d'une accumulation. Une présence — diffuse, impossible à nommer — envahit tout : l'air, la tête, les cheveux, les rêves. "You overshare and overbear", répète le refrain, et l'on comprend que ce n'est pas vraiment d'une personne dont on parle. C'est d'un état. L'état d'être connecté, informé, sollicité, saturé.
S'évader sans issue
Face à cette invasion, le narrateur construit mentalement ses refuges. Un fossé infesté de requins. Une cabane ensevelie sous la neige. Un royaume d'isolement total, "beyond remote", sans adresse, sans note d'adieu. Ces images sont trop extrêmes pour être sérieuses — elles sont le fantasme d'un homme qui sait très bien qu'il ne partira nulle part. Et c'est là toute la tristesse du morceau. Le désir de silence est réel, mais il bute chaque fois sur la même conclusion amère : "I get noise".
Ce que la chanson fait avec brio, c'est d'incarner ce bruit à l'intérieur même de ses paroles. À mi-parcours débarque la voix des influenceurs, des gourous de l'internet : "Here are ten reasons why you've been doing it wrong this whole time", "This one hack is the last you'll ever need". Ces lignes sont hilarantes et glaciales à la fois. Arab Strap ne cite pas le phénomène de l'extérieur — ils le font parler, le laissent contaminer le texte comme il contamine nos cerveaux.
Et puis vient la dernière phrase, lâchée avec un parfait détachement : "when you touch yourself, remember, all the angels are watching. So put on a good show." Même l'intimité la plus absolue est devenue performance. Même dans le noir, quelqu'un regarde. Le bruit a gagné.