Paroles de la chanson Fighting For You (traduction) par
Je lisais aujourd'hui des récits de gloire, les joies du temps jadis
Mais je me souviens d'avoir regardé Threads et d'avoir grandi dans la peur
Grangemouth est une cible, fiston, si ça pète on est foutus
Se retourner vers le souffle et espérer ne pas survivre
Je lisais aujourd'hui que ma ville vit dans la peur et est en feu
Les orcs violent les hobbits dans ce shire autrefois paisible
Des extraterrestres mangent des cygnes, la plupart des sciences sont des arnaques
La médecine va te tuer, on a trop peur pour sortir dehors
Mais je me souviens d'avoir regardé Threads et d'avoir grandi dans la peur
Grangemouth est une cible, fiston, si ça pète on est foutus
Se retourner vers le souffle et espérer ne pas survivre
Je lisais aujourd'hui que ma ville vit dans la peur et est en feu
Les orcs violent les hobbits dans ce shire autrefois paisible
Des extraterrestres mangent des cygnes, la plupart des sciences sont des arnaques
La médecine va te tuer, on a trop peur pour sortir dehors
Patriote derrière son paywall, continue de rager
On a été épuisés par tes mensonges
Chante ton karaoké de guerre des classes
Monétise, mythifie
Je vais ramener le bon temps des alertes de quatre minutes
De la rougeole et de la coqueluche, de la variole et des oreillons
Ces jours dorés du chômage de masse
De la bigoterie, de la famine, des émeutes et des briseurs de grève
Ce vieux blitz spirit où le vol prospérait
Quand tout le monde gardait son calme et continuait simplement
Quand les hommes étaient juste des hommes, et les nanas juste des nanas
Et qu'on régnait sur ces putains de mers
Depuis le salon de la classe affaires, ils se battent pour toi
Depuis le pont d'un yacht, ils se battent pour toi
À se réchauffer près de l'AGA, ils se battent pour toi
Au bord d'une piscine en Espagne, ils se battent pour toi
Depuis un refuge à la campagne, ils se battent pour toi
Depuis un penthouse à Mayfair, ils se battent pour toi
Depuis l'arrière d'une limousine, ils se battent pour toi
Depuis un appart à Dubaï, ils se battent pour toi
Depuis le salon de la classe affaires, ils se battent pour toi
Depuis le pont d'un yacht, ils se battent pour toi
À se réchauffer près de l'AGA, ils se battent pour toi
Au bord d'une piscine en Espagne, ils se battent pour toi
Depuis un refuge à la campagne, ils se battent pour toi
Depuis un penthouse à Mayfair, ils se battent pour toi
Depuis l'arrière d'une limousine, ils se battent pour toi
Depuis un appart à Dubaï, ils se battent pour toi
Patriote derrière son paywall, continue de rager
On a été épuisés par tes mensonges
Chante ton karaoké de guerre des classes
Monétise, mythifie
Grand chien blanc tout musclé, oreilles taillées
Dans le parking, il aboie toute la journée
Trop défoncé à étaler ses diplômes
Tergiverser pour un gros chèque
Que racontent les paroles de la chanson Fighting For You (traduction) de Arab Strap ?
Quand le mensonge a sa propre playlist
Il y a quelque chose d'étrangement jouissif à entendre Arab Strap mettre des mots aussi précis sur une nausée aussi diffuse. "Fighting For You" commence comme une confession presque intime — "I read today of glory times" — avant de basculer dans quelque chose de bien plus sombre : la cartographie d'une époque où la peur est devenue un produit commercial.
On est tout de suite dans cet espace mental familier, celui de la lecture matinale qui tourne mal. Les titres qui s'accumulent, les alertes qui clignotent, et quelque part au fond de tout ça, une enfance marquée par "Threads", ce film de la BBC qui montrait Sheffield atomisée et que toute une génération britannique n'a jamais vraiment digéré. Arab Strap fait remonter cette mémoire viscérale pour mieux montrer comment elle a été recyclée, déformée, transformée en carburant pour des peurs nouvelles — les orcs envahissant le shire, les cygnes dévorés, la médecine devenue complot.
Un feu de camp pour nostalgiques en colère
Le morceau prend une tournure délicieusement sarcastique quand il embrasse la rhétorique qu'il dénonce. "I'll bring back the good times" suivi d'une liste de calamités — coqueluche, chômage de masse, émeutes, esprit du Blitz où "le vol prospérait" — c'est de la dynamite enveloppée dans du tweed. La chanson pousse la logique nostalgique jusqu'à son absurde terminus : ce passé qu'on veut retrouver n'était objectivement pas enviable, mais peu importe, il était "nôtre".
Et puis vient ce refrain, répété comme une incantation, presque tendre dans sa forme, absolument dévastateur dans son contenu. Du salon d'affaires à la piscine espagnole, du penthouse de Mayfair à l'appartement de Dubaï — "they're fighting for you". La mécanique de la répétition est brillante parce qu'elle imite exactement ce qu'elle attaque : le slogan, le rituel, la promesse creuse.
La dernière image reste : un chien blanc musclé aux oreilles taillées, hurlant dans un parking, pendant que son maître diplômé temporise pour mieux encaisser. Arab Strap n't a pas besoin d'expliquer davantage. Le tableau parle pour lui-même, et il est difficile de ne pas se reconnaître quelque part dans cette époque qu'il décrit.
Il y a quelque chose d'étrangement jouissif à entendre Arab Strap mettre des mots aussi précis sur une nausée aussi diffuse. "Fighting For You" commence comme une confession presque intime — "I read today of glory times" — avant de basculer dans quelque chose de bien plus sombre : la cartographie d'une époque où la peur est devenue un produit commercial.
On est tout de suite dans cet espace mental familier, celui de la lecture matinale qui tourne mal. Les titres qui s'accumulent, les alertes qui clignotent, et quelque part au fond de tout ça, une enfance marquée par "Threads", ce film de la BBC qui montrait Sheffield atomisée et que toute une génération britannique n'a jamais vraiment digéré. Arab Strap fait remonter cette mémoire viscérale pour mieux montrer comment elle a été recyclée, déformée, transformée en carburant pour des peurs nouvelles — les orcs envahissant le shire, les cygnes dévorés, la médecine devenue complot.
Un feu de camp pour nostalgiques en colère
Le morceau prend une tournure délicieusement sarcastique quand il embrasse la rhétorique qu'il dénonce. "I'll bring back the good times" suivi d'une liste de calamités — coqueluche, chômage de masse, émeutes, esprit du Blitz où "le vol prospérait" — c'est de la dynamite enveloppée dans du tweed. La chanson pousse la logique nostalgique jusqu'à son absurde terminus : ce passé qu'on veut retrouver n'était objectivement pas enviable, mais peu importe, il était "nôtre".
Et puis vient ce refrain, répété comme une incantation, presque tendre dans sa forme, absolument dévastateur dans son contenu. Du salon d'affaires à la piscine espagnole, du penthouse de Mayfair à l'appartement de Dubaï — "they're fighting for you". La mécanique de la répétition est brillante parce qu'elle imite exactement ce qu'elle attaque : le slogan, le rituel, la promesse creuse.
La dernière image reste : un chien blanc musclé aux oreilles taillées, hurlant dans un parking, pendant que son maître diplômé temporise pour mieux encaisser. Arab Strap n't a pas besoin d'expliquer davantage. Le tableau parle pour lui-même, et il est difficile de ne pas se reconnaître quelque part dans cette époque qu'il décrit.