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Paroles de la chanson trees for the woods (traduction) par

Je continue de rire, mais tu ne saisis pas la blague
C'est parce que tu demandes pardon avec ton pied sur ma gorge
Je crois que tu ne réalises pas à quel point tu m'as blessée, ouais, plus que tu ne le sais
J'essaie d'avoir une conversation honnête en tête à tête
Mais tu ne supportes pas ton reflet, alors tu commences à jeter des pierres
Je suis à peu près certaine que tu t'es perdu toi-même, ça commence à se voir

Je regarderai le ciel virer au rouge
Certaines choses valent mieux non dites

Parfois on ne voit pas la forêt à cause des arbres
Oh, mais j'aurais tellement voulu
Je ne t'aurais jamais laissé t'approcher de moi juste pour ruiner ma vie
Je n'ai plus rien à quoi m'accrocher
Je ne trouve pas de raison à tout ce que tu m'as fait subir
Oh, pourquoi tu es allé ruiner ma vie ?

Je perds tout intérêt, peu importe où je suis
C'est comme si je n'arrivais plus à imaginer quelqu'un dire la vérité
Tu m'as amenée à douter qu'on ait jamais marché sur la lune
Je ne me crois plus capable d'aimer, non, il y a trop à perdre

Je regarderai le ciel virer au rouge
Certaines choses valent mieux non dites

Parfois on ne voit pas la forêt à cause des arbres
Oh, mais j'aurais tellement voulu
Je ne t'aurais jamais laissé t'approcher de moi juste pour ruiner ma vie
Je n'ai plus rien à quoi m'accrocher
Je ne trouve pas de raison à tout ce que tu m'as fait subir
Oh, pourquoi tu es allé ruiner ma vie ?

Je donnerais n'importe quoi pour t'oublier
Je ne sais pas comment j'ai pu me détester à ce point
Je ne le referais jamais
Le referais, le referais
Je ne sais pas pourquoi je retiens mon souffle
Ouais, à quoi d'autre je suis censée m'attendre ?
Je parie que toi, tu le referais
Le referais, le referais

Que racontent les paroles de la chanson trees for the woods (traduction) de Amie Blu ?

Le pied sur la gorge

Il y a des chansons qui ressemblent à une respiration retrouvée après avoir failli se noyer. "Trees for the woods" d'Amie Blu est de celles-là. On entre dedans et on reconnaît quelque chose — cette sensation d'avoir ri aux blagues de quelqu'un qui ne comprenait pas qu'on riait jaune, que le rire était une armure.

"I just keep on laughing, but you don't get the joke", chante-t-elle d'emblée. Et c'est toute la solitude d'une relation asymétrique qui tient dans cette ligne : l'un parle, l'autre fait semblant d'entendre.

Une forêt dont on ne voit plus les arbres

Le titre joue avec le proverbe anglais à l'envers, et c'est un choix malin. Parce que dans une relation qui vous consume, c'est exactement ça qui se passe : on finit par ne plus voir les signaux d'alarme individuels, noyés dans le bruit de fond d'un désastre plus grand. Amie Blu raconte comment on perd ses repères — "losing all my interest, doesn't matter the room" — et comment la méfiance s'installe si profondément qu'elle déforme la réalité tout entière. "You got me questioning if we ever landed on the moon" : douter d'un fait historique comme métaphore d'une confiance entièrement détruite, c'est une image qui claque.

Ce qu'on ne récupère pas

Là où la chanson touche vraiment juste, c'est dans sa façon de nommer les séquelles sans les dramatiser. Pas de grande scène de rupture, pas de cris. Juste ce constat égrené dans le pont : "I'd never do it again / do it again, do it again" — la répétition elle-même qui ressemble à une promesse qu'on se fait à soi-même, qu'on répète parce qu'on a du mal à y croire. Et ce souffle retenu, "don't know why I'm holding my breath", comme si le corps gardait encore la mémoire du danger.

Amie Blu ne hurle pas sa douleur. Elle la pose, proprement, les yeux ouverts. Et c'est bien plus inquiétant.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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