Paroles de la chanson Bougies par
Je ne l'ai pas vu venir le temps
J'aurais voulu lui dire attends
En soufflant mes bougies
20 ans sont partis avec lui
Si j'avais pu prédire avant
Que les gens abîment les gens
J'aurais changé d'envie
Maintenant je déserte les villes
Pourvu qu'il me laisse laisse laisse là
Qu'il speed au fil, s'étire loin de moi
Si le temps passe, m'attrape avec lui
Je change d'âge mais garde mes récits
Dans un tiroir vaste rempli de souvenirs
De quelques larmes sous vide
J'aurais voulu lui dire attends
En soufflant mes bougies
20 ans sont partis avec lui
Si j'avais pu prédire avant
Que les gens abîment les gens
J'aurais changé d'envie
Maintenant je déserte les villes
Pourvu qu'il me laisse laisse laisse là
Qu'il speed au fil, s'étire loin de moi
Si le temps passe, m'attrape avec lui
Je change d'âge mais garde mes récits
Dans un tiroir vaste rempli de souvenirs
De quelques larmes sous vide
Elle me regarde triste maman
Se demande si je vis vraiment
Le corps derrière les vitres, absente
J'enchaîne les crises
Et si ce que je vise tellement
Jamais ne m'arrive
Je sens que les rêves m'abîment
20 ans j'ai peur de la suite
Pourvu qu'il me laisse laisse laisse là
Qu'il speed au fil, s'étire loin de moi
Si le temps passe, m'attrape avec lui
Je change d'âge mais garde mes récits
Dans un tiroir vaste rempli de souvenirs
De quelques larmes sous vide (Oh)
Il court court court trop vite
Quelques rides ont suivi
Se posent sur mes rires
D'une à mille je me déguise
Petite fille doit grandir
Petite fille doit
Petite fille doit
Petite fille doit grandir (Ah)
Petite fille doit partir
Me laisser grandir
Se laisser mourir
Me laisser courir
Avec lui
Avec lui
Avec lui
Avec lui
Même si le temps se gâte
M'arrose de pluie
Se posent sur mes rires
D'une à mille je me déguise
Petite fille doit grandir
Petite fille doit
Petite fille doit
Petite fille doit grandir (Ah)
Petite fille doit partir
Me laisser grandir
Se laisser mourir
Me laisser courir
Avec lui
Avec lui
Avec lui
Avec lui
Même si le temps se gâte
M'arrose de pluie
Sous toutes ces flammes
Fondent mes bougies
Je garde dans un tiroir vaste mes souvenirs
Et quelques larmes
Si le temps passe, m'attrape avec lui
Je change d'âge mais garde mes récits
Dans un tiroir vaste rempli de souvenirs
De quelques larmes sous vide
Fondent mes bougies
Je garde dans un tiroir vaste mes souvenirs
Et quelques larmes
Si le temps passe, m'attrape avec lui
Je change d'âge mais garde mes récits
Dans un tiroir vaste rempli de souvenirs
De quelques larmes sous vide
Que racontent les paroles de la chanson Bougies de Alaïs ?
Souffler les bougies, souffler sur les braises
Il y a quelque chose de vertigineux à regarder une flamme s'éteindre le jour de son anniversaire. On fait un vœu, on sourit pour la photo, et quelque part en soi quelque chose se tord. C'est exactement là qu'Alaïs installe sa chanson — dans cet instant précis où la fête et la mélancolie se confondent, où vingt ans disparaissent avec la fumée d'une bougie.
"Bougies" commence comme une adresse au temps lui-même, presque un reproche tendre : elle ne l'a pas vu venir, elle aurait voulu lui dire d'attendre. Mais le temps n't pas attendu, évidemment. Et maintenant elle "déserte les villes", corps absent derrière les vitres, enchaînant les crises sans que personne dehors ne s'en aperçoive vraiment. Sa mère, elle, voit. Elle la regarde "triste", se demandant si sa fille vit vraiment. Ce regard maternel planté dans le texte fait mal précisément parce qu'il nomme ce que la jeune femme ne dit pas à voix haute.
Le tiroir et la petite fille
Au cœur du texte, il y a ce "tiroir vaste rempli de souvenirs" — une image étrange et belle, presque enfantine dans sa logique. On range ce qu'on ne veut pas perdre mais qu'on ne peut pas porter sur soi. Les souvenirs y dorment avec "quelques larmes sous vide", préservés comme des spécimens. C'est une façon de tenir le passé à distance tout en refusant de l'effacer.
Et puis vient le moment le plus déchirant de la chanson : la litanie autour de la "petite fille" qui doit grandir, partir, se laisser mourir. La répétition n'est pas un effet de style gratuit — elle mime l'acharnement qu'il faut pour se convaincre soi-même, pour accepter ce deuil-là, le deuil de qui on était avant. Grandir, dans "Bougies", ce n'est pas une victoire. C'est une perte consentie, douloureuse, nécessaire.
Alaïs signe avec ce titre une chanson d'une maturité troublante sur ce qu'on abandonne en route — et sur la manière dont on apprend, lentement, à courir "avec lui", avec le temps, plutôt que de le supplier de nous laisser tranquilles.
Il y a quelque chose de vertigineux à regarder une flamme s'éteindre le jour de son anniversaire. On fait un vœu, on sourit pour la photo, et quelque part en soi quelque chose se tord. C'est exactement là qu'Alaïs installe sa chanson — dans cet instant précis où la fête et la mélancolie se confondent, où vingt ans disparaissent avec la fumée d'une bougie.
"Bougies" commence comme une adresse au temps lui-même, presque un reproche tendre : elle ne l'a pas vu venir, elle aurait voulu lui dire d'attendre. Mais le temps n't pas attendu, évidemment. Et maintenant elle "déserte les villes", corps absent derrière les vitres, enchaînant les crises sans que personne dehors ne s'en aperçoive vraiment. Sa mère, elle, voit. Elle la regarde "triste", se demandant si sa fille vit vraiment. Ce regard maternel planté dans le texte fait mal précisément parce qu'il nomme ce que la jeune femme ne dit pas à voix haute.
Le tiroir et la petite fille
Au cœur du texte, il y a ce "tiroir vaste rempli de souvenirs" — une image étrange et belle, presque enfantine dans sa logique. On range ce qu'on ne veut pas perdre mais qu'on ne peut pas porter sur soi. Les souvenirs y dorment avec "quelques larmes sous vide", préservés comme des spécimens. C'est une façon de tenir le passé à distance tout en refusant de l'effacer.
Et puis vient le moment le plus déchirant de la chanson : la litanie autour de la "petite fille" qui doit grandir, partir, se laisser mourir. La répétition n'est pas un effet de style gratuit — elle mime l'acharnement qu'il faut pour se convaincre soi-même, pour accepter ce deuil-là, le deuil de qui on était avant. Grandir, dans "Bougies", ce n'est pas une victoire. C'est une perte consentie, douloureuse, nécessaire.
Alaïs signe avec ce titre une chanson d'une maturité troublante sur ce qu'on abandonne en route — et sur la manière dont on apprend, lentement, à courir "avec lui", avec le temps, plutôt que de le supplier de nous laisser tranquilles.