Paroles de la chanson To Whom It May Concern (traduction) par
Le moment est venu d'écrire une lettre
De partager quelques pensées, pour le meilleur ou pour le pire
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
Le moment est venu d'écrire une lettre
De partager quelques pensées, pour le meilleur ou pour le pire
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
On s'asseyait pour parler et s'écouter
Des discussions où chacun gardait son point de vue
On était bien plus solides autrefois
De partager quelques pensées, pour le meilleur ou pour le pire
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
Le moment est venu d'écrire une lettre
De partager quelques pensées, pour le meilleur ou pour le pire
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
On s'asseyait pour parler et s'écouter
Des discussions où chacun gardait son point de vue
On était bien plus solides autrefois
Puis ils t'ont nourri de haine et ont fait de toi une arme
Ton sens de l'urgence, manipulé
Ton empathie, anéantie
L'algorithme alimente ton désespoir
Et maintenant tu vois des démons partout
Un spectre, voilà ce que tu es devenu
Tu as vendu ton âme pour en détruire un autre
Mais nous sommes tous ta famille
Voisin, frère, aîné, mère
La paralysie du sommeil s'est emparée de moi (Voisin, frère, aîné, mère)
Une terreur paralysante, un abattement profond (Voisin, frère, aîné, mère)
L'algorithme alimente notre désespoir (Voisin, frère, aîné, mère)
Ton sens de l'urgence, manipulé
Ton empathie, anéantie
L'algorithme alimente ton désespoir
Et maintenant tu vois des démons partout
Un spectre, voilà ce que tu es devenu
Tu as vendu ton âme pour en détruire un autre
Mais nous sommes tous ta famille
Voisin, frère, aîné, mère
La paralysie du sommeil s'est emparée de moi (Voisin, frère, aîné, mère)
Une terreur paralysante, un abattement profond (Voisin, frère, aîné, mère)
L'algorithme alimente notre désespoir (Voisin, frère, aîné, mère)
Et maintenant on voit des démons partout (Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
Le moment est venu d'écrire une lettre
À qui de droit, ou devrait l'être
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
(Nous sommes tous ta famille)
(Voisin, frère, aîné, mère)
Je me suis réveillé endolori encore aujourd'hui
Mon cœur, mes tripes, mon âme, éparpillés
Le moment est venu d'écrire une lettre
À qui de droit, ou devrait l'être
Que racontent les paroles de la chanson To Whom It May Concern (traduction) de A Perfect Circle ?
Quand la lettre reste sans destinataire
Il y a quelque chose d'épuisant dans les premières lignes de ce morceau. "Woke up sore again today" — se réveiller à nouveau courbatu, le cœur, les tripes, l'âme éparpillés. Ce n'est pas une métaphore de rupture amoureuse. C'est autre chose, quelque chose de plus diffus et de plus lourd : la douleur de regarder le monde se fissurer, et avec lui des gens qu'on aimait.
Deux personnes, un gouffre entre elles
A Perfect Circle construit la chanson comme une lettre qu'on n'est pas sûr d'envoyer. Le narrateur se souvient d'une époque où la conversation était possible, où le désaccord ne signifiait pas la guerre. Puis quelque chose a changé — pas soudainement, mais par accumulation. On a nourri l'autre de haine, on en a fait une arme. "They fed you hate and made a weapon" : le "they" reste volontairement flou, mais la suite du texte le précise sans ambiguïté. Les algorithmes. Ces machines invisibles qui savent exactement quelle dose de colère et de peur maintient un utilisateur connecté, scrollant, consommant. "Sleep paralysis took hold of me" confie le narrateur à mi-chemin du morceau, comme s'il reconnaissait soudain sa propre part de vulnérabilité dans ce système qui paralyse autant qu'il enflamme.
Le chœur des proches
Ce qui rend la fin du morceau particulièrement déchirante, c'est la façon dont les voix s'accumulent autour d'une même incantation : "neighbor, sibling, elder, mother". Voisin, frère ou sœur, aîné, mère. Quatre mots qui rappellent que l'ennemi qu'on croit avoir trouvé porte un visage familier. La répétition obsessionnelle de "we are all your next of kin" — nous sommes tous ta famille — finit par ressembler à une prière ou à un cri, selon l'humeur dans laquelle on écoute.
La lettre se referme sur elle-même, revenant à ce réveil douloureux du début, mais avec une légère variation finale : "to whom it may or should concern". Ce "should" — ce devrait — change tout. Ce n'est plus seulement une adresse incertaine. C'est une exigence morale. Quelqu'un devrait être concerné. Quelqu'un devrait écouter.
Il y a quelque chose d'épuisant dans les premières lignes de ce morceau. "Woke up sore again today" — se réveiller à nouveau courbatu, le cœur, les tripes, l'âme éparpillés. Ce n'est pas une métaphore de rupture amoureuse. C'est autre chose, quelque chose de plus diffus et de plus lourd : la douleur de regarder le monde se fissurer, et avec lui des gens qu'on aimait.
Deux personnes, un gouffre entre elles
A Perfect Circle construit la chanson comme une lettre qu'on n'est pas sûr d'envoyer. Le narrateur se souvient d'une époque où la conversation était possible, où le désaccord ne signifiait pas la guerre. Puis quelque chose a changé — pas soudainement, mais par accumulation. On a nourri l'autre de haine, on en a fait une arme. "They fed you hate and made a weapon" : le "they" reste volontairement flou, mais la suite du texte le précise sans ambiguïté. Les algorithmes. Ces machines invisibles qui savent exactement quelle dose de colère et de peur maintient un utilisateur connecté, scrollant, consommant. "Sleep paralysis took hold of me" confie le narrateur à mi-chemin du morceau, comme s'il reconnaissait soudain sa propre part de vulnérabilité dans ce système qui paralyse autant qu'il enflamme.
Le chœur des proches
Ce qui rend la fin du morceau particulièrement déchirante, c'est la façon dont les voix s'accumulent autour d'une même incantation : "neighbor, sibling, elder, mother". Voisin, frère ou sœur, aîné, mère. Quatre mots qui rappellent que l'ennemi qu'on croit avoir trouvé porte un visage familier. La répétition obsessionnelle de "we are all your next of kin" — nous sommes tous ta famille — finit par ressembler à une prière ou à un cri, selon l'humeur dans laquelle on écoute.
La lettre se referme sur elle-même, revenant à ce réveil douloureux du début, mais avec une légère variation finale : "to whom it may or should concern". Ce "should" — ce devrait — change tout. Ce n'est plus seulement une adresse incertaine. C'est une exigence morale. Quelqu'un devrait être concerné. Quelqu'un devrait écouter.