Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Another Love par

I wanna take you somewhere so you know I care
But it's so cold and I don't know where
I brought you daffodils in a pretty string
But they won't flower like they did last spring
And I wanna kiss you, make you feel alright
I'm just so tired to share my nights
I wanna cry and I wanna love
But all my tears have been used up

On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up, up

And if somebody hurts you, I wanna fight
But my hands been broken one too many times
So I'll use my voice, I'll be so fucking rude
Words, they always win, but I know I'll lose
And I'd sing a song that'd be just ours
But I sang 'em all to another heart
And I wanna cry, I wanna learn to love
But all my tears have been used up

On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up, up

(Oh, need a love, now, my heart is thinking of)
I wanna sing a song that'd be just ours
But I sang 'em all to another heart
And I wanna cry, I wanna fall in love
But all my tears have been used up

On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up
On another love, another love
All my tears have been used up, up

Que racontent les paroles de la chanson Another Love de Tom Odell ?

Quand le passé rend sourd au présent

Il y a des chansons qu'on écoute une fois et qu'on n'oublie plus vraiment. Another Love de Tom Odell est de celles-là. Pas parce qu'elle est spectaculaire — elle est au contraire d'une retenue presque cruelle — mais parce qu'elle touche quelque chose de précis, de légèrement honteux même : cette sensation d'arriver dans une nouvelle histoire les mains vides, non par manque de sentiment, mais parce qu'on a tout donné ailleurs.

Une histoire qui commence par une promesse impossible

Tout commence avec une image douce et maladroite : quelqu'un qui veut bien faire, qui apporte des fleurs, qui veut embrasser l'autre, le rassurer. Mais dès le départ, quelque chose cloche. Le froid, l'absence de destination, les jonquilles qui ne s'épanouissent plus. Tom Odell installe une atmosphère de bonne volonté épuisée, celle de quelqu'un qui essaie sincèrement mais sent que le moteur tourne dans le vide. "I'm just so tired to share my nights" — je suis trop fatigué pour partager mes nuits — cette ligne arrive comme un aveu qu'on ne voulait pas faire, arraché malgré soi.

Au fil des couplets, le tableau se précise. Les larmes ont déjà été versées, ailleurs, pour d'autres. Les chansons ont déjà été offertes, à d'autres cœurs. Il ne reste plus grand-chose à distribuer, pas par sécheresse de caractère, mais par simple épuisement des réserves. C'est là que la chanson devient troublante : elle décrit non pas quelqu'un qui ne veut pas aimer, mais quelqu'un qui ne peut plus tout à fait — et qui le sait.

L'écho d'une génération sentimentalement saturée

Ce que Tom Odell a capturé ici dépasse largement sa propre expérience. Cette idée que les amours successives laissent des traces, qu'elles pompent quelque chose d'irremplaçable, résonne avec une époque où les relations s'enchaînent vite et où la fatigue émotionnelle devient un sujet de conversation ordinaire. Le refrain obsessionnel — cette phrase qui revient encore et encore comme une pensée dont on n'arrive pas à se débarrasser — finit par sonner moins comme un regret que comme une mise en garde douce-amère adressée à quelqu'un qu'on n'a pas les moyens d'aimer aussi bien qu'il le mériterait.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment

Les plus grands succès de Tom Odell