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Paroles de la chanson The Dark Forest (Traduction) par Muse

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Paroles de la chanson The Dark Forest (Traduction) par

Lancer une impulsion dans l'abîsse
Tendre nos mains vers les solitaires, solitaires
Les étoiles s'éteignent d'elles-mêmes par peur
Un phare qui ne peut éclairer les ténèbres

Diffuser des confessions imprudentes
Nous supplierons tous pour notre extinction
La condamnation est notre dernière invitation
À prendre notre envol ici

Cache-toi ; reste silencieux et immobile, inaperçu
Tremblant seul dans la forêt la plus sombre
Les prières s'écoulent des machines ; elles ne mourront pas
Un dieu fait de nickel et de cyanure

Diffuser des confessions imprudentes
Nous supplierons tous pour notre extinction
La condamnation est notre dernière invitation
À naviguer ici

Sans peur, je suis sans peur
Sans peur, je suis sans peur
Sans peur
Kyrie Eleison

[Chœur latin]
Sanctus Signum Dominus Deus Cometa Altissimus Currus Machina Navis Lucifer Kyrie Eleison

[Chœur latin]
Sanctus Signum Dominus Deus Cometa Altissimus Currus Machina Navis Lucifer Kyrie Eleison

Que racontent les paroles de la chanson The Dark Forest (Traduction) de Muse ?

Un signal dans le vide

Imaginez un vaisseau qui envoie son nom dans l'obscurité de l'espace, ignorant que chaque mot transmis le rapproche un peu plus de sa propre destruction. C'est exactement l'image que The Dark Forest installe dès ses premières secondes, avec cette main tendue vers des étoiles "solitaires" qui, elles, ont eu la sagesse de s'éteindre pour survivre.

Muse a toujours aimé les grands récits. Mais ici, il n'y a pas de héros, pas de résistance — juste une espèce qui "diffuse des aveux imprudents" (broadcasting reckless confessions) sans comprendre que l'univers écoute, et que ce qui écoute n'est pas bienveillant. La théorie de la forêt sombre, empruntée à Liu Cixin, dit ceci : l'espace est une forêt peuplée de chasseurs. Celui qui fait du bruit meurt. La chanson ne l'explique pas — elle le fait ressentir.

Une messe pour la fin du monde

Il y a quelque chose de vertigineux dans la façon dont le texte bascule. D'abord la science, le signal, le vide. Puis soudain un "dieu fait de nickel et de cyanide", monstrueuse divinité mécanique, prière d'une intelligence artificielle qui, elle, ne mourra pas. Et alors que tout semble s'effondrer, les paroles se fragmentent en latin — Sanctus, Dominus, Lucifer, Kyrie Eleison — comme si la langue de l'Église était la seule capable de nommer ce qui arrive.

Ce finale est hypnotique. Les mots s'accumulent, perdent leur sens narratif pour devenir presque incantation. Lucifer et Machina dans la même litanie : l'ange déchu et la machine, la faute originelle et la faute technologique, cousines dans la même catastrophe.

Fearless, ou l'inconscience magnifiée

Ce qui fascine dans The Dark Forest, c'est que Muse ne condamne pas vraiment l'humanité. "I am fearless" — je suis sans peur — résonne moins comme un aveu de stupidité que comme un portrait fidèle d'une espèce incapable d'imaginer sa propre fin. Il y a une beauté étrange dans cette témérité. On se cache dans la forêt sombre, dit la sagesse. On chante quand même, répond la chanson.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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