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Paroles de la chanson Time You & Me par

I stand on my own two feet
We could die on the same page next week
If you don't do what you want, say what you mean
Don't do it at all, don't do that to me
I think of the stain and know it is long
The way that someone is leaving this world
Can be so sentimental
Maybe I'm too sentimental

And as you lay here wishing for last week
You'll never get back what you spent on me
Time waits for no one (Time waits for no one)
Naturally (Naturally)
If we could be no one (We could be no one)
We could be free
Time, you and me

He'll waste the days till forty-five
Then say, "How lonely am I, how lonely am I"
And regrets the time as he waits to die
'Cause he never did what he thought he might
And everybody rides the carousel, that's what it cost
To get on again and off again, to lose the ones you love
But to have them for the hours and the minutes that there was
Hours that there was

And as you lay here wishing for last week
You'll never get back what you spent on me
Time waits for no one (Time waits for no one)
So naturally (Naturally)
If we could be no one (We could be no one)
We could be free
Time, you and me
Time, you and me, oh

Come now, let's walk down the long road ahead
You could be someone or someone instead

And as you lay here wishing for last week
You'll never get back what you spent on me
Time waits for no one (Time waits for no one)
Naturally, mm (Naturally)
If we could be no one (We could be no one)
We could be free
Time, you and me

Que racontent les paroles de la chanson Time You & Me de SIENNA SPIRO ?

Ce que l'on ne rattrapera jamais

Il y a dans "Time You & Me" quelque chose qui ressemble à une conversation tenue à voix basse, la nuit, quand on n'a plus la force de mentir. Sienna Spiro ouvre le morceau debout — "I stand on my own two feet" — mais ce n'est pas une déclaration de triomphe. C'est plutôt la façon dont on se tient quand on a décidé de ne plus se plier à ce qui sonne faux. Si tu ne peux pas être honnête, ne dis rien. Si tu ne veux pas vraiment, abstiens-toi.

La chanson glisse ensuite vers une image troublante — "I think of the stain and know it is long" (je pense à la tache et je sais qu'elle est longue) — comme si certaines présences, certains départs, laissaient des traces indélébiles sur nous. Il y a quelque chose de très sensoriel dans cette façon d'écrire : on ne parle pas d'absence abstraite, on parle d'une marque.

Un homme, un carrousel, une vie qui passe

Puis arrive cet homme, quelque part entre la quarantaine et le regret. Il a attendu. Il a laissé filer les jours en se disant que le moment viendrait, que la vraie vie commencerait bientôt. Et un matin, il se retrouve à compter sa solitude à voix haute. "How lonely am I" — la répétition dans le vers dit exactement ça : l'étonnement de celui qui n'avait pas vu venir. L'image du carrousel qui suit est douce et cruelle à la fois. On monte, on descend, on perd des gens qu'on aime, on en retrouve d'autres, mais c'est toujours le même manège. Et le prix du ticket, c'est précisément d'accepter que rien ne dure.

Nous disparaître pour mieux exister

"If we could be no one, we could be free" — c'est là que la chanson prend une tournure presque mystique. Se dissoudre, perdre son nom, ses rôles, ses masques, pour ne rester que dans l'instant avec l'autre. Le temps n'est plus une menace dans ce refrain : il devient un espace à partager, presque un compagnon. "Time, you and me" — trois mots qui forment un triangle étrange et beau, où le temps lui-même devient complice plutôt qu'adversaire.

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