Paroles de la chanson All I Ever Had par
(Me and Box, we in the kitchen)
Yeah, redemption songs
All I ever had, ever had, ever had
Girl, you hurt me in the worst way, but I'm glad that you're okay
I'm glad to see life moves on, I went back to my birthplace
Where I belong in the first place
I've been runnin' so long
And I finally took the time to see
I'm the reason why my scars so deep
And the problem was always me
The same reason why your Benz sittin' high as hell
Be the same reason why I'm right here by myself
Yeah, redemption songs
All I ever had, ever had, ever had
Girl, you hurt me in the worst way, but I'm glad that you're okay
I'm glad to see life moves on, I went back to my birthplace
Where I belong in the first place
I've been runnin' so long
And I finally took the time to see
I'm the reason why my scars so deep
And the problem was always me
The same reason why your Benz sittin' high as hell
Be the same reason why I'm right here by myself
And I'm sorry to my fans 'bout the tour I didn't finish
Nigga smile in your face, then do snake-ass business
'Cause I'd trade it all for a fairy tale endin'
Thug life ain't dead 'til they kill me
Ain't nobody perfect, just holler if you hear me
Tryna right my wrongs and make better decisions
We've been together for a year, it feel like a century
I love you and I miss you, but I'm standin' on that business
But I can't, I can't, I can't hang
Stomach the fact that you hated me
On your loneliest nights, do you think of me? (Do you love me?)
Think of me?
I've been grindin' so long, so long, so long
Nigga smile in your face, then do snake-ass business
'Cause I'd trade it all for a fairy tale endin'
Thug life ain't dead 'til they kill me
Ain't nobody perfect, just holler if you hear me
Tryna right my wrongs and make better decisions
We've been together for a year, it feel like a century
I love you and I miss you, but I'm standin' on that business
But I can't, I can't, I can't hang
Stomach the fact that you hated me
On your loneliest nights, do you think of me? (Do you love me?)
Think of me?
I've been grindin' so long, so long, so long
And I'm still right here holdin' on (Yeah)
Your words don't make sense and the world be cold
When the world gettin' cold, I sing redemption songs, yeah
'Cause all I ever had, ever had, ever had
Was these redemption songs, yeah
These redemption songs, redemption songs, yeah
Yeah, yeah
'Cause all I ever, ever had, ever had
Your words don't make sense and the world be cold
When the world gettin' cold, I sing redemption songs, yeah
'Cause all I ever had, ever had, ever had
Was these redemption songs, yeah
These redemption songs, redemption songs, yeah
Yeah, yeah
'Cause all I ever, ever had, ever had
Que racontent les paroles de la chanson All I Ever Had de Rod Wave ?
Un homme qui rentre chez lui les mains vides et la tête pleine
Il y a quelque chose de particulièrement nu dans "All I Ever Had". Pas de mise en scène, pas de posture. Rod Wave revient dans son quartier d'origine — "I went back to my birthplace, where I belong in the first place" — comme quelqu'un qui aurait couru très longtemps avant de réaliser qu'il tournait en rond. Ce retour aux sources n'est pas triomphal. C'est le geste d'un homme épuisé qui pose enfin ses bagages et regarde autour de lui ce qu'il lui reste vraiment.
Ce qu'il lui reste, c'est peu. Une femme partie, une tournée abandonnée, des entourages qui sourient le jour et poignardent la nuit. Mais surtout, un regard neuf et brutal sur lui-même. "The problem was always me" — il ne cherche pas d'excuses. La profondeur de ses cicatrices, il en est l'auteur. Cette prise de conscience-là, dans la bouche d'un artiste qui vient du rap, dans un genre où l'ego est souvent armure et arme, elle claque différemment.
La voix qui tient debout quand tout vacille
Ce qui est beau et douloureux à la fois, c'est que Rod Wave ne s'effondre pas. Il aime encore cette femme, il le dit sans honte — "I love you and I miss you" — mais il reste debout sur sa décision. Il pense à elle la nuit, se demande si elle pense à lui, et pourtant il tient. Il a grindé si longtemps, si longtemps, et il est encore là, accroché.
Au fond du morceau flotte l'ombre de Bob Marley. Les "redemption songs" empruntées à l'hymne jamaïcain prennent ici un sens presque désespéré : elles ne sont plus un cri de liberté collective, elles sont la seule chose que Rod Wave possède en propre. Quand le monde devient froid — "when the world gettin' cold" — il chante. Pas pour les autres. Pour ne pas couler. Cette chanson est ce genre de morceau qu'on écoute à trois heures du matin quand on a besoin de se sentir compris par quelqu'un qui ne vous connaît pas.
Il y a quelque chose de particulièrement nu dans "All I Ever Had". Pas de mise en scène, pas de posture. Rod Wave revient dans son quartier d'origine — "I went back to my birthplace, where I belong in the first place" — comme quelqu'un qui aurait couru très longtemps avant de réaliser qu'il tournait en rond. Ce retour aux sources n'est pas triomphal. C'est le geste d'un homme épuisé qui pose enfin ses bagages et regarde autour de lui ce qu'il lui reste vraiment.
Ce qu'il lui reste, c'est peu. Une femme partie, une tournée abandonnée, des entourages qui sourient le jour et poignardent la nuit. Mais surtout, un regard neuf et brutal sur lui-même. "The problem was always me" — il ne cherche pas d'excuses. La profondeur de ses cicatrices, il en est l'auteur. Cette prise de conscience-là, dans la bouche d'un artiste qui vient du rap, dans un genre où l'ego est souvent armure et arme, elle claque différemment.
La voix qui tient debout quand tout vacille
Ce qui est beau et douloureux à la fois, c'est que Rod Wave ne s'effondre pas. Il aime encore cette femme, il le dit sans honte — "I love you and I miss you" — mais il reste debout sur sa décision. Il pense à elle la nuit, se demande si elle pense à lui, et pourtant il tient. Il a grindé si longtemps, si longtemps, et il est encore là, accroché.
Au fond du morceau flotte l'ombre de Bob Marley. Les "redemption songs" empruntées à l'hymne jamaïcain prennent ici un sens presque désespéré : elles ne sont plus un cri de liberté collective, elles sont la seule chose que Rod Wave possède en propre. Quand le monde devient froid — "when the world gettin' cold" — il chante. Pas pour les autres. Pour ne pas couler. Cette chanson est ce genre de morceau qu'on écoute à trois heures du matin quand on a besoin de se sentir compris par quelqu'un qui ne vous connaît pas.