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Paroles de la chanson Aftermath par

I built a bunker in the back of my mind
The walls were a dream, the roof was lucite
There was art in the halls that was never ours
The scaffolds fell, the comet fired

Does it all come closer or just the sound?
I'm sick of poets and being profound
You bathe in the sweat, your mouth like a straw
You're callous, but soft, you chase every flaw

You were mine
You were mine
You were mine
You were never mine
You were mine, oh (Do you ever think of me now and then?)
You were mine, woah (Do you ever fall into pieces?)
You were mine, woah (Do you ever think of me now and then?)
You were never mine (Don't avoid the question)

I miss the future like a face I forgot
Like worms miss the Earth in the bottom of a pot
Yeah, I miss the future, it's mirrors in smoke
It's mirrors and more mirrors and you're in on the joke

Does it all come closer or just the sound?
I'm sick of poets and being profound (Yeah)
You bathe in the sweat, your mouth like a straw
You're callous, but soft, you chase every flaw

You were mine, oh
You were mine, oh
You were mine, oh
You were never mine (You were mine)

Do you ever think of me now and then?
Do you ever fall into pieces? (You were never mine)
Do you ever think of me now and then? (You were never mine)
Don't avoid the question (You were mine)
Do you ever think of me now and then?
Do you ever fall into pieces? (You were mine, woah)
Do you ever think of me now and then? (You were mine)
Don't avoid the question (You were never mine)

Oh, oh, oh, oh
Oh, oh, oh, oh
Does it all come closer?

Que racontent les paroles de la chanson Aftermath de Miley Cyrus ?

Le bunker qu'on se construit après

Il y a des chansons qui parlent d'une rupture, et il y a celles qui parlent de ce qui vient après — ce moment flou, presque honteux, où on ne sait plus très bien ce qu'on a perdu ni si on l'a vraiment eu. « Aftermath » est de celles-là. Miley Cyrus s'y installe dans l'entre-deux, dans ce lieu mental qu'elle décrit comme un bunker aux murs de rêve, translucide et fragile, peuplé d'œuvres d'art qui n'appartenaient à personne. On comprend vite que cet abri imaginaire ne protège de rien du tout.

Tourner en rond dans sa propre tête

Le morceau avance comme une pensée qui se mord la queue. Cyrus dit qu'elle en a assez des poètes et de la profondeur — « I'm sick of poets and being profound » — et pourtant elle n'a jamais été aussi précise, aussi honnête dans ses images. Elle décrit l'autre avec une économie de mots redoutable : « callous, but soft » (dur, mais doux), une contradiction qui résume à elle seule pourquoi on reste accroché à quelqu'un qui nous fait du mal. Et puis ce refrain qui revient comme une question sans fond : tu étais à moi, tu n'as jamais été à moi. Les deux en même temps. On reconnaît là quelque chose d'universel, cette façon qu'ont les relations ambiguës de résister à toute définition claire.

Un deuil à l'envers

Ce qui rend la chanson vraiment singulière, c'est qu'elle ne pleure pas ce qui a été — elle pleure ce qui aurait pu être. « I miss the future like a face I forgot » : le futur lui manque comme un visage effacé. Ce n'est pas la nostalgie ordinaire. C'est quelque chose de plus vertigineux, faire le deuil d'une vie imaginée, d'un « nous » qui n'a jamais vraiment pris forme. Les miroirs dans la fumée, les miroirs dans d'autres miroirs, et cette question finale qui ne reçoit jamais de réponse — « Don't avoid the question » — laissent le morceau en suspension, exactement là où vivent les regrets qu'on n'arrive pas à nommer.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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