Paroles de la chanson Love Is All I Have par
Love is all I have for you
Even when there's not enough for two
And when it's over and our time is through
Love is all I have for you
Every setting sun so absolute
So meaningful, so dark, and so, so true
So if there's nothing more that I can do
Love is all I have for you
Oh, how
Could you leave as I lie there
Smile and breathe in the night air
Feel the ease and the savoir-faire
Without a care for me
Even when there's not enough for two
And when it's over and our time is through
Love is all I have for you
Every setting sun so absolute
So meaningful, so dark, and so, so true
So if there's nothing more that I can do
Love is all I have for you
Oh, how
Could you leave as I lie there
Smile and breathe in the night air
Feel the ease and the savoir-faire
Without a care for me
Are you free in the silence?
Feel redeemed by your kindness?
So at sea in your blindness that
You leave with half of me
I know
You knew me when
But I will live to love again
Oh, how could you leave as I lie there
Smile and breathe in the night air
Feel the ease and the savoir-faire
Without a care for me
I believed in your wildness
I believed we were timeless
No relief from the violence
As you leave with half of me
Feel redeemed by your kindness?
So at sea in your blindness that
You leave with half of me
I know
You knew me when
But I will live to love again
Oh, how could you leave as I lie there
Smile and breathe in the night air
Feel the ease and the savoir-faire
Without a care for me
I believed in your wildness
I believed we were timeless
No relief from the violence
As you leave with half of me
Oh, my love, you knew me when
But I will live to love again
I will live to love again
Oooh, oh, oh, oh
Oh, I will live to love again
Que racontent les paroles de la chanson Love Is All I Have de L.P. ?
Ce qu'il reste quand tout part
Il y a des chansons qui commencent comme une promesse et finissent comme une cicatrice. "Love Is All I Have" de L.P. est de celles-là. Dès les premières mesures, la voix singulière de l'artiste américaine installe une atmosphère de crépuscule — quelque chose qui s'achève, mais lentement, sans fracas.
Aimer sans que ce soit assez
L.P. ouvre avec une confession qui ressemble presque à une excuse : tout ce qu'elle a à offrir, c'est de l'amour. Pas une fortune, pas la garantie d'un avenir, pas même la certitude que ce sera suffisant. "Even when there's not enough for two" — même quand ce n'est pas assez pour deux. Il y a quelque chose de terriblement honnête là-dedans, une façon de tendre les mains ouvertes en sachant qu'elles sont presque vides. Et pourtant, elle continue. Le soleil se couche, "so dark, and so, so true", et elle reste.
Puis vient la rupture — pas criée, pas dramatisée, mais d'autant plus cruelle. L'autre est parti en souriant, en respirant l'air du soir, avec ce "savoir-faire" emprunté au français qui dit tout sur la désinvolture de l'abandon. Pendant que l'une gît là, l'autre flotte. "You leave with half of me" — tu pars avec la moitié de moi. Pas tout. La moitié, ce qui est peut-être pire, parce qu'il faut continuer à vivre avec le reste.
Reprendre ce qui reste de soi
Ce qui fait la force de la chanson, c'est ce qu'elle choisit de ne pas faire : elle ne supplie pas, elle ne maudit pas. Elle reconnaît avoir cru — à la sauvagerie de l'autre, à leur intemporalité, "I believed we were timeless" — et elle enregistre la violence de ce désenchantement sans s'y noyer. La fin appartient à la survie. "I will live to love again" revient comme une respiration qui se régularise, phrase répétée jusqu'à ce qu'on y croie vraiment. L.P. ne referme pas la blessure. Elle apprend juste à marcher avec.
Il y a des chansons qui commencent comme une promesse et finissent comme une cicatrice. "Love Is All I Have" de L.P. est de celles-là. Dès les premières mesures, la voix singulière de l'artiste américaine installe une atmosphère de crépuscule — quelque chose qui s'achève, mais lentement, sans fracas.
Aimer sans que ce soit assez
L.P. ouvre avec une confession qui ressemble presque à une excuse : tout ce qu'elle a à offrir, c'est de l'amour. Pas une fortune, pas la garantie d'un avenir, pas même la certitude que ce sera suffisant. "Even when there's not enough for two" — même quand ce n'est pas assez pour deux. Il y a quelque chose de terriblement honnête là-dedans, une façon de tendre les mains ouvertes en sachant qu'elles sont presque vides. Et pourtant, elle continue. Le soleil se couche, "so dark, and so, so true", et elle reste.
Puis vient la rupture — pas criée, pas dramatisée, mais d'autant plus cruelle. L'autre est parti en souriant, en respirant l'air du soir, avec ce "savoir-faire" emprunté au français qui dit tout sur la désinvolture de l'abandon. Pendant que l'une gît là, l'autre flotte. "You leave with half of me" — tu pars avec la moitié de moi. Pas tout. La moitié, ce qui est peut-être pire, parce qu'il faut continuer à vivre avec le reste.
Reprendre ce qui reste de soi
Ce qui fait la force de la chanson, c'est ce qu'elle choisit de ne pas faire : elle ne supplie pas, elle ne maudit pas. Elle reconnaît avoir cru — à la sauvagerie de l'autre, à leur intemporalité, "I believed we were timeless" — et elle enregistre la violence de ce désenchantement sans s'y noyer. La fin appartient à la survie. "I will live to love again" revient comme une respiration qui se régularise, phrase répétée jusqu'à ce qu'on y croie vraiment. L.P. ne referme pas la blessure. Elle apprend juste à marcher avec.