Paroles de la chanson Jonesin' par
There were days I refused to care
Oh God, don't take me there
Some sweet, some sour
Woah, denial is a superpower
Hurt and weathered from the hurricane
But no complaints, it's all in vain
'Cause in your deepest, darkest hour
Life hit you like a sun shower
Don't keep jonesin' for the past
Baby, let's keep goin'
And good things go fast
There's a time and a place
A new heart, a new face
So don't keep jonesin'
Oh, that's a waste
Oh God, don't take me there
Some sweet, some sour
Woah, denial is a superpower
Hurt and weathered from the hurricane
But no complaints, it's all in vain
'Cause in your deepest, darkest hour
Life hit you like a sun shower
Don't keep jonesin' for the past
Baby, let's keep goin'
And good things go fast
There's a time and a place
A new heart, a new face
So don't keep jonesin'
Oh, that's a waste
A poet and a prophet walked into a bar
Tired and lost from love and war
The poet cried, and the prophet raged
Wrestlin' 'til the oldest age
There was nothing they could ever prove
To change the things we all go through
'Cause in your deepest, darkest hour
Life hit you like a sun shower
Don't keep jonesin' for the past
Baby, let's keep goin'
And good things go fast
There's a time and a place
A new heart, a new face
So don't keep jonesin'
Oh, that's a waste
Don't keep jonesin'
And that's a waste
(Don't keep jonesin')
And that's a waste
(Don't keep jonesin')
Que racontent les paroles de la chanson Jonesin' de L.P. ?
Il y a quelque chose d'urgent dans la voix de L.P.
Pas d'urgence criée, non — plutôt celle d'une main posée sur l'épaule, ferme et douce à la fois. « Jonesin' » commence dans un aveu discret, presque murmuré : ces jours où l'on refusait de ressentir quoi que ce soit, où l'on préférait le déni à la douleur. « Denial is a superpower », chante-t-elle — et on comprend immédiatement. On a tous eu recours à cette armure-là, cette façon de faire semblant que rien ne nous atteignait vraiment.
Deux naufragés dans un bar
Mais la chanson ne reste pas dans cet espace cotonné très longtemps. Elle glisse vers une scène étrange et belle : un poète et un prophète qui poussent la porte d'un bar, lessivés par l'amour, abîmés par la guerre. L'un fond en larmes, l'autre explose de rage. Deux manières différentes de porter le même poids. Et pourtant, ni les mots du poète ni les visions du prophète ne changent quoi que ce soit — « there was nothing they could ever prove / to change the things we all go through ». Ce qu'on traverse, on le traverse. Point. Il y a dans cette idée une forme de soulagement paradoxal : si personne n'y échappe, alors peut-être qu'on peut arrêter de lutter contre ce qui est.
Ne reste pas coincé là
C'est là que le refrain prend toute sa force. « Don't keep jonesin' for the past » — ne reste pas accroché au passé comme un manque, comme un shoot qu'on n'arrête pas de chercher. Le mot « jonesin' » porte en lui toute la sémantique de la dépendance, et L.P. l'utilise pour nommer quelque chose qu'on reconnaît tous sans forcément savoir le formuler : cette façon de ressasser, de rejouer en boucle ce qui aurait pu être autrement. Et face à ça, elle ne propose pas de thérapie miracle. Juste un constat, répété comme un mantra doux : « good things go fast », les belles choses filent, alors autant être là pour elles plutôt que de regarder derrière. La pluie de soleil — « life hit you like a sun shower » — tombe quand même, qu'on soit prêt ou non. Mieux vaut lever la tête.
Pas d'urgence criée, non — plutôt celle d'une main posée sur l'épaule, ferme et douce à la fois. « Jonesin' » commence dans un aveu discret, presque murmuré : ces jours où l'on refusait de ressentir quoi que ce soit, où l'on préférait le déni à la douleur. « Denial is a superpower », chante-t-elle — et on comprend immédiatement. On a tous eu recours à cette armure-là, cette façon de faire semblant que rien ne nous atteignait vraiment.
Deux naufragés dans un bar
Mais la chanson ne reste pas dans cet espace cotonné très longtemps. Elle glisse vers une scène étrange et belle : un poète et un prophète qui poussent la porte d'un bar, lessivés par l'amour, abîmés par la guerre. L'un fond en larmes, l'autre explose de rage. Deux manières différentes de porter le même poids. Et pourtant, ni les mots du poète ni les visions du prophète ne changent quoi que ce soit — « there was nothing they could ever prove / to change the things we all go through ». Ce qu'on traverse, on le traverse. Point. Il y a dans cette idée une forme de soulagement paradoxal : si personne n'y échappe, alors peut-être qu'on peut arrêter de lutter contre ce qui est.
Ne reste pas coincé là
C'est là que le refrain prend toute sa force. « Don't keep jonesin' for the past » — ne reste pas accroché au passé comme un manque, comme un shoot qu'on n'arrête pas de chercher. Le mot « jonesin' » porte en lui toute la sémantique de la dépendance, et L.P. l'utilise pour nommer quelque chose qu'on reconnaît tous sans forcément savoir le formuler : cette façon de ressasser, de rejouer en boucle ce qui aurait pu être autrement. Et face à ça, elle ne propose pas de thérapie miracle. Juste un constat, répété comme un mantra doux : « good things go fast », les belles choses filent, alors autant être là pour elles plutôt que de regarder derrière. La pluie de soleil — « life hit you like a sun shower » — tombe quand même, qu'on soit prêt ou non. Mieux vaut lever la tête.