Paroles de la chanson Les Dieux et les Rois par
[Bigflo]
Je me sens mieux, je me sens, je me sens mieux
Je vais rester, je vais rester, encore un peu
Trouver la paix, trouver la paix, demain il pleut
Je l'ai cherché, je l'ai cherché, mais j'ai pas trouvé Dieu
Wake up, je m'étais endormi, le destin m'a dit de wake up
Je pleure, les villes en guerre qui se dépeuplent
Les âmes en peine qui nous accueillent, perdues dans un monde parallèle
Tous ces mystères qui nous appellent, et le chiffre d'affaires de Apple
Tous les jours, c'est la merde, passe la serpillère, y'a du sang et des larmes sur tout le parquet
Je me sens mieux, je me sens, je me sens mieux
Je vais rester, je vais rester, encore un peu
Trouver la paix, trouver la paix, demain il pleut
Je l'ai cherché, je l'ai cherché, mais j'ai pas trouvé Dieu
Wake up, je m'étais endormi, le destin m'a dit de wake up
Je pleure, les villes en guerre qui se dépeuplent
Les âmes en peine qui nous accueillent, perdues dans un monde parallèle
Tous ces mystères qui nous appellent, et le chiffre d'affaires de Apple
Tous les jours, c'est la merde, passe la serpillère, y'a du sang et des larmes sur tout le parquet
C'est mieux aujourd'hui, ce sera pas pire qu'hier, le train va partir, je peux pas le rater
Je sais pas faire, je connais pas de prière, à la place dans la vie, je fais que rapper
J'ai vu l'avenir dans le fond du maté, la vie voulait rien me donner, je l'ai b-
Tu peux pas gagner le casino, y'a un aimant sous la table
T'es dans la spirale, même quand tu gagnes, c'est eux qui gagnent
[Illona & Bigflo]
J'ai abandonné, les dieux et les rois
Qui peut me sauver ?
J'peux compter que sur moi
Je ne peux que compter sur moi
Le vent s'est levé, est-ce que tu les vois ?
Métamorphosé, ne te demande plus pourquoi
Je sais pas faire, je connais pas de prière, à la place dans la vie, je fais que rapper
J'ai vu l'avenir dans le fond du maté, la vie voulait rien me donner, je l'ai b-
Tu peux pas gagner le casino, y'a un aimant sous la table
T'es dans la spirale, même quand tu gagnes, c'est eux qui gagnent
[Illona & Bigflo]
J'ai abandonné, les dieux et les rois
Qui peut me sauver ?
J'peux compter que sur moi
Je ne peux que compter sur moi
Le vent s'est levé, est-ce que tu les vois ?
Métamorphosé, ne te demande plus pourquoi
Ne te demande plus pourquoi
[Oli]
Y'a des claques qui se perdent et des balles qui se trouvent, ceux qui savent pas nager plongent en eaux troubles
Des daronnes qui enterrent leurs fils, qui finissent par avoir la mafia et les flics à leur trousse
Y'a des journalistes qui prennent des bakchichs, des startups en pleines cucky-parties
Les mecs de tess à Bercy applaudis par un public rempli que de fils de racistes
Bien sûr sa mort n'est pas accidentelle, c'est l'résultat d'une crise existentielle
Ne crois pas ce que tu vois sur insta, ils sont plus tristes que toi, c'est que de la mise en scène
[Oli]
Y'a des claques qui se perdent et des balles qui se trouvent, ceux qui savent pas nager plongent en eaux troubles
Des daronnes qui enterrent leurs fils, qui finissent par avoir la mafia et les flics à leur trousse
Y'a des journalistes qui prennent des bakchichs, des startups en pleines cucky-parties
Les mecs de tess à Bercy applaudis par un public rempli que de fils de racistes
Bien sûr sa mort n'est pas accidentelle, c'est l'résultat d'une crise existentielle
Ne crois pas ce que tu vois sur insta, ils sont plus tristes que toi, c'est que de la mise en scène
J'rappe comme si j'étais encore à l'usine, comme ce pote qui freestyle dans la cuisine
La boule au ventre, des fois je doute de moi, j'arrive à me faire croire que j'ai pas réussi
[ Bigflo]
Le succès : un mensonge, sache qu'il est trompeur
J'suis pas un rappeur, j'suis un raconteur
Le monde est sauvage, deviens un dompteur
Échecs, peurs, doutes : j'en ai au compteur
[Oli]
Tellement chaud, tellement chaud, j'ai creusé mon tunnel, pas de pelle, j'y allais avec les ongles
Tellement pauvre, tellement pauvre, pas d'écrans ni de play dans la chambre, je jouais avec les ombres
La boule au ventre, des fois je doute de moi, j'arrive à me faire croire que j'ai pas réussi
[ Bigflo]
Le succès : un mensonge, sache qu'il est trompeur
J'suis pas un rappeur, j'suis un raconteur
Le monde est sauvage, deviens un dompteur
Échecs, peurs, doutes : j'en ai au compteur
[Oli]
Tellement chaud, tellement chaud, j'ai creusé mon tunnel, pas de pelle, j'y allais avec les ongles
Tellement pauvre, tellement pauvre, pas d'écrans ni de play dans la chambre, je jouais avec les ombres
Tellement seul, tellement seul, y'avait qu'un ami imaginaire dans ma tête pour me répondre
Tu sais pas combien de fois j'ai rêvé de ce que j'avais pas
Heureusement que le temps répare, et efface tous les mensonges
Faudrait que je calme pour qu'ils s'en rendent compte
J'essaie d'garder mon calme, mais ils ont l'air cons
C'est du règlement de comptes
J'rappe et j'écris, sur le débit des bruits des balles du fusil à pompe
Hey, tu croyais pas que ça allait venir
Combien de temps tu pouvais tenir ?
Si on m'envoie, c'est pour les punir
I'm gonna shock, un dernier souvenir
Glock pah, dis au revoir, bye, bye
Tu sais pas combien de fois j'ai rêvé de ce que j'avais pas
Heureusement que le temps répare, et efface tous les mensonges
Faudrait que je calme pour qu'ils s'en rendent compte
J'essaie d'garder mon calme, mais ils ont l'air cons
C'est du règlement de comptes
J'rappe et j'écris, sur le débit des bruits des balles du fusil à pompe
Hey, tu croyais pas que ça allait venir
Combien de temps tu pouvais tenir ?
Si on m'envoie, c'est pour les punir
I'm gonna shock, un dernier souvenir
Glock pah, dis au revoir, bye, bye
[Illona & Bigflo]
J'ai abandonné, les dieux et les rois
Qui peut me sauver ?
J'peux compter que sur moi
Je ne peux compter sur moi
Le vent s'est levé, est-ce que tu les vois ?
Métamorphosé, ne te demande plus pourquoi
Ne te demande plus pourquoi
Que racontent les paroles de la chanson Les Dieux et les Rois de Bigflo & Oli ?
Quand le sol se dérobe
Il y a dans "Les Dieux et les Rois" quelque chose qui ressemble à une confession faite à voix haute dans le noir. Bigflo ouvre avec des mots qui tournent sur eux-mêmes, presque fébrilement — "je me sens mieux, je me sens mieux" — comme si les répéter suffisait à les rendre vrais. On sent l'homme qui se convainc autant qu'il chante. Il cherche la paix, il cherche Dieu, et il ne trouve ni l'un ni l'autre. Alors il reste. Encore un peu.
Ce que le monde fait aux gens
Le morceau déroule ensuite une vision du monde qui n'a rien d'optimiste. Des villes en guerre, des âmes perdues, le chiffre d'affaires d'Apple mentionné dans la même respiration que le sang sur le parquet — le grand écart est voulu, il dit quelque chose de vrai sur l'époque. Oli prend le relais avec des portraits qui font mal : des mères qui enterrent leurs fils, des journalistes qui monnayent leur plume, des gens de banlieue applaudis à Bercy par un public qui les méprise le reste du temps. La lucidité n'est jamais cruelle chez les deux frères — elle est triste, surtout. "Bien sûr sa mort n'est pas accidentelle, c'est le résultat d'une crise existentielle" : une ligne qui pèse une tonne, dite sans emphase.
Creuser à mains nues
C'est peut-être dans la partie la plus personnelle qu'on touche le cœur du morceau. Oli se retourne sur une enfance sans écrans, sans jouets, avec pour seule compagnie un ami imaginaire. Il ne le dit pas pour apitoyer — il le dit pour qu'on comprenne d'où vient cette énergie un peu désespérée, ce besoin de prouver. "Heureusement que le temps répare, et efface tous les mensonges" : une phrase qui arrive comme une bouffée d'air après plusieurs minutes d'étouffement. Le refrain, porté avec Illona, referme la boucle. Les dieux et les rois sont abandonnés. Ce qui reste, c'est soi — métamorphosé, debout, sans plus se demander pourquoi. Pas une victoire éclatante. Quelque chose de plus discret et de plus solide.
Il y a dans "Les Dieux et les Rois" quelque chose qui ressemble à une confession faite à voix haute dans le noir. Bigflo ouvre avec des mots qui tournent sur eux-mêmes, presque fébrilement — "je me sens mieux, je me sens mieux" — comme si les répéter suffisait à les rendre vrais. On sent l'homme qui se convainc autant qu'il chante. Il cherche la paix, il cherche Dieu, et il ne trouve ni l'un ni l'autre. Alors il reste. Encore un peu.
Ce que le monde fait aux gens
Le morceau déroule ensuite une vision du monde qui n'a rien d'optimiste. Des villes en guerre, des âmes perdues, le chiffre d'affaires d'Apple mentionné dans la même respiration que le sang sur le parquet — le grand écart est voulu, il dit quelque chose de vrai sur l'époque. Oli prend le relais avec des portraits qui font mal : des mères qui enterrent leurs fils, des journalistes qui monnayent leur plume, des gens de banlieue applaudis à Bercy par un public qui les méprise le reste du temps. La lucidité n'est jamais cruelle chez les deux frères — elle est triste, surtout. "Bien sûr sa mort n'est pas accidentelle, c'est le résultat d'une crise existentielle" : une ligne qui pèse une tonne, dite sans emphase.
Creuser à mains nues
C'est peut-être dans la partie la plus personnelle qu'on touche le cœur du morceau. Oli se retourne sur une enfance sans écrans, sans jouets, avec pour seule compagnie un ami imaginaire. Il ne le dit pas pour apitoyer — il le dit pour qu'on comprenne d'où vient cette énergie un peu désespérée, ce besoin de prouver. "Heureusement que le temps répare, et efface tous les mensonges" : une phrase qui arrive comme une bouffée d'air après plusieurs minutes d'étouffement. Le refrain, porté avec Illona, referme la boucle. Les dieux et les rois sont abandonnés. Ce qui reste, c'est soi — métamorphosé, debout, sans plus se demander pourquoi. Pas une victoire éclatante. Quelque chose de plus discret et de plus solide.