Paroles de la chanson F.A.M.T par
I'm warped, I'm shaped like glass, I break
I down my drinks like my mistakes
I'm hungry for something to ache
Can somebody help me erase?
Denial, baby, it's all I do
So easy when it tastes like you
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I down my drinks like my mistakes
I'm hungry for something to ache
Can somebody help me erase?
Denial, baby, it's all I do
So easy when it tastes like you
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I know that you are just like me
Look for revenge in something cheap
Say if you love, then set them free
Step on my heart before you leave
Denial, baby, it's all I do (All I do)
So easy when it tastes like you (Ooh)
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I, I-I, I-I
Look for revenge in something cheap
Say if you love, then set them free
Step on my heart before you leave
Denial, baby, it's all I do (All I do)
So easy when it tastes like you (Ooh)
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I, I-I, I-I
Please don't tell my friends you found me lonely in the club
(Lonely in the club)
I just need some kisses to forget about my stuff
(My stuff, my stuff)
Please be my distraction, I'm not asking for your love
(Asking for your love)
I just need a moment to pretend that things are good
(That things are good)
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
(Lonely in the club)
I just need some kisses to forget about my stuff
(My stuff, my stuff)
Please be my distraction, I'm not asking for your love
(Asking for your love)
I just need a moment to pretend that things are good
(That things are good)
I-I-I, I should be working on myself right now
Don't wanna know, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
I-I-I, I would feel better with your hand in my mouth
Don't wanna talk, don't wanna figure it out
I'd rather fuck away my tears somehow, I-I
Que racontent les paroles de la chanson F.A.M.T de Tove Lo ?
Seule dans la foule, et elle le sait
Il y a quelque chose d'étrangement honnête dans le fait de chanter sa propre lâcheté. Pas de la lâcheté au sens péjoratif — plutôt cette façon très humaine de regarder ce qu'on devrait faire, et de choisir délibérément autre chose. C'est exactement là que vit "F.A.M.T", quelque part entre la lucidité totale et le refus complet d'agir selon elle.
Une nuit comme cache-misère
On entre dans la chanson comme on entre dans un club un soir où on n'aurait pas dû sortir. La voix de Tove Lo pose le décor avec une économie de mots redoutable : elle se décrit comme du verre — "I'm shaped like glass, I break" — et elle descend ses verres comme elle avale ses erreurs, mécaniquement. Il y a dans ces premières lignes une fatigue qui ne demande pas de sympathie, juste à être entendue. Elle est là, dans cet endroit bruyant, à chercher quelqu'un qui voudra bien jouer le rôle du remède pour une nuit.
Ce quelqu'un, elle le choisit à son image. "I know that you are just like me" — pas un sauveur, pas une promesse, juste un autre naufragé qui comprend les règles tacites. On ne parle pas, on ne creuse pas, on ne "figure it out". On s'en tient à la surface parce que la surface, au moins, ne fait pas aussi mal.
La fissure dans l'armure
Mais c'est dans le pont que tout bascule, doucement. "Please don't tell my friends you found me lonely in the club" — cette phrase murmurée comme une confidence, presque gênée d'elle-même, révèle ce que tout le reste s'acharnait à cacher. La solitude est là, réelle, documentée. Et la honte qui l'accompagne — pas d'avoir mal, mais d'être vue en train d'avoir mal — dit quelque chose de profond sur la manière dont on gère la douleur à l'ère des apparences.
Tove Lo ne referme pas la blessure à la fin. Elle laisse le refrain tourner encore, "I'd rather fuck away my tears somehow", comme si la nuit n'était pas terminée. Peut-être qu'elle ne l'est jamais vraiment.
Il y a quelque chose d'étrangement honnête dans le fait de chanter sa propre lâcheté. Pas de la lâcheté au sens péjoratif — plutôt cette façon très humaine de regarder ce qu'on devrait faire, et de choisir délibérément autre chose. C'est exactement là que vit "F.A.M.T", quelque part entre la lucidité totale et le refus complet d'agir selon elle.
Une nuit comme cache-misère
On entre dans la chanson comme on entre dans un club un soir où on n'aurait pas dû sortir. La voix de Tove Lo pose le décor avec une économie de mots redoutable : elle se décrit comme du verre — "I'm shaped like glass, I break" — et elle descend ses verres comme elle avale ses erreurs, mécaniquement. Il y a dans ces premières lignes une fatigue qui ne demande pas de sympathie, juste à être entendue. Elle est là, dans cet endroit bruyant, à chercher quelqu'un qui voudra bien jouer le rôle du remède pour une nuit.
Ce quelqu'un, elle le choisit à son image. "I know that you are just like me" — pas un sauveur, pas une promesse, juste un autre naufragé qui comprend les règles tacites. On ne parle pas, on ne creuse pas, on ne "figure it out". On s'en tient à la surface parce que la surface, au moins, ne fait pas aussi mal.
La fissure dans l'armure
Mais c'est dans le pont que tout bascule, doucement. "Please don't tell my friends you found me lonely in the club" — cette phrase murmurée comme une confidence, presque gênée d'elle-même, révèle ce que tout le reste s'acharnait à cacher. La solitude est là, réelle, documentée. Et la honte qui l'accompagne — pas d'avoir mal, mais d'être vue en train d'avoir mal — dit quelque chose de profond sur la manière dont on gère la douleur à l'ère des apparences.
Tove Lo ne referme pas la blessure à la fin. Elle laisse le refrain tourner encore, "I'd rather fuck away my tears somehow", comme si la nuit n'était pas terminée. Peut-être qu'elle ne l'est jamais vraiment.