Paroles de la chanson Geh (traduction) par
[Intro]
Les jours passent
Sans être là
Tout allait si bien
Tout, toi et moi
Pars
Pars
[Couplet 1]
Nous n'avons rien fait de mal
Pensé tout ce temps
Que ça pourrait continuer ainsi
Pour le reste, on verrait bien
Pars
Pars
Les jours passent
Sans être là
Tout allait si bien
Tout, toi et moi
Pars
Pars
[Couplet 1]
Nous n'avons rien fait de mal
Pensé tout ce temps
Que ça pourrait continuer ainsi
Pour le reste, on verrait bien
Pars
Pars
[Refrain]
Pars, laisse derrière toi et moi
N'essaie pas de comprendre
Pourquoi ça ne marche plus
Pars, essaie de nous perdre tous les deux
Pour nous, ça ne pourra avancer
Que quand on ne se verra plus
Pars
Pars !
[Couplet 2]
Pars
Fais-le pour toi et pour moi
Je n'aurais pas pu
Je n'aurais pas eu le courage
Tout, toi et moi
Pars
Pars
Pars, laisse derrière toi et moi
N'essaie pas de comprendre
Pourquoi ça ne marche plus
Pars, essaie de nous perdre tous les deux
Pour nous, ça ne pourra avancer
Que quand on ne se verra plus
Pars
Pars !
[Couplet 2]
Pars
Fais-le pour toi et pour moi
Je n'aurais pas pu
Je n'aurais pas eu le courage
Tout, toi et moi
Pars
Pars
[Couplet 3]
Les jours passent
Sans être là
Tes traces mènent à moi
Si loin de toi
Pars
Pars
[Refrain]
Pars, laisse derrière toi et moi
N'essaie pas de comprendre
Pourquoi ça ne marche plus
Pars, essaie de nous perdre tous les deux
Pour nous, ça ne pourra avancer
Que quand on ne se verra plus
Pars
Pars !
[Pont]
Je brise la lumière
Les ombres tombent sur moi
Je ne nous vois plus
Toutes les ombres tombent sur moi
Sur moi
Les ombres tombent sur moi
[Refrain final]
Les jours passent
Sans être là
C'est tout ce qu'il nous reste
Quand tu pars
Quand tu pars maintenant
N'essaie pas de comprendre
Pourquoi ça ne marche plus
Pars
Essaie de nous perdre tous les deux
Pour nous, ça ne pourra avancer
Que quand on ne se verra plus
Pars
Pars !
[Outro]
Les jours passent
Sans être là
Reste
Pour nous, ça ne pourra avancer
Que quand on ne se verra plus
Pars
Pars !
[Outro]
Les jours passent
Sans être là
Reste
Que racontent les paroles de la chanson Geh (traduction) de Tokio Hotel ?
Le mot qu'on n'arrive pas à dire
Il y a des ruptures qui s'imposent d'elles-mêmes, comme une évidence froide. Et puis il y a celles-là — les ruptures qu'on sait nécessaires mais qu'on est incapable de provoquer soi-même. "Geh" commence exactement là, dans cet espace inconfortable entre ce qu'on sait et ce qu'on ressent.
Dès les premières lignes, les journées s'étirent, vides, "ohne da zu sein" — sans vraiment être là. La relation existe encore sur le papier, mais quelque chose s'est évanoui. Tokio Hotel ne cherche pas à expliquer pourquoi ça ne marche plus. "Versuch nicht zu verstehen / Warum es nicht mehr geht" — n'essaie pas de comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus. Parce que certaines fins n'ont pas de raison propre, elles arrivent simplement, et vouloir les décortiquer ne fait qu'aggraver la blessure.
Dire "pars" pour ne pas avoir à rester
Ce qui rend la chanson si singulière, c'est le glissement de responsabilité qu'elle opère. Le narrateur supplie l'autre de partir, non par indifférence, mais parce qu'il avoue ne pas en avoir le courage lui-même. "Ich hätte nicht den Mut" — je n'aurais pas eu le courage. C'est une forme d'amour inversé : on demande à l'autre de faire le geste qu'on est trop fragile pour faire. Quelque chose de très humain, de très peu héroïque, et c'est précisément ce qui touche.
Au fil du morceau, les ombres s'installent littéralement — "Die Schatten fallen auf mich", les ombres tombent sur moi — comme si l'absence de l'autre projetait déjà son obscurité sur le présent. La relation bloque la lumière.
Bleib
Et puis vient la fin. Après tout ce chemin, après toutes ces répétitions de "Geh", après la résignation et l'acceptation laborieusement construites tout au long du texte, un seul mot surgit, isolé, presque chuchoté : "Bleib". Reste. Un mot qui renverse tout, qui dit que rien n'était vraiment décidé. Tokio Hotel laisse le lecteur — et l'auditeur — suspendu à cette contradiction, sans résolution, parce que c'est exactement ce que ressentent ceux qui vivent ces moments-là.
Il y a des ruptures qui s'imposent d'elles-mêmes, comme une évidence froide. Et puis il y a celles-là — les ruptures qu'on sait nécessaires mais qu'on est incapable de provoquer soi-même. "Geh" commence exactement là, dans cet espace inconfortable entre ce qu'on sait et ce qu'on ressent.
Dès les premières lignes, les journées s'étirent, vides, "ohne da zu sein" — sans vraiment être là. La relation existe encore sur le papier, mais quelque chose s'est évanoui. Tokio Hotel ne cherche pas à expliquer pourquoi ça ne marche plus. "Versuch nicht zu verstehen / Warum es nicht mehr geht" — n'essaie pas de comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus. Parce que certaines fins n'ont pas de raison propre, elles arrivent simplement, et vouloir les décortiquer ne fait qu'aggraver la blessure.
Dire "pars" pour ne pas avoir à rester
Ce qui rend la chanson si singulière, c'est le glissement de responsabilité qu'elle opère. Le narrateur supplie l'autre de partir, non par indifférence, mais parce qu'il avoue ne pas en avoir le courage lui-même. "Ich hätte nicht den Mut" — je n'aurais pas eu le courage. C'est une forme d'amour inversé : on demande à l'autre de faire le geste qu'on est trop fragile pour faire. Quelque chose de très humain, de très peu héroïque, et c'est précisément ce qui touche.
Au fil du morceau, les ombres s'installent littéralement — "Die Schatten fallen auf mich", les ombres tombent sur moi — comme si l'absence de l'autre projetait déjà son obscurité sur le présent. La relation bloque la lumière.
Bleib
Et puis vient la fin. Après tout ce chemin, après toutes ces répétitions de "Geh", après la résignation et l'acceptation laborieusement construites tout au long du texte, un seul mot surgit, isolé, presque chuchoté : "Bleib". Reste. Un mot qui renverse tout, qui dit que rien n'était vraiment décidé. Tokio Hotel laisse le lecteur — et l'auditeur — suspendu à cette contradiction, sans résolution, parce que c'est exactement ce que ressentent ceux qui vivent ces moments-là.