Paroles de la chanson Geh par
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Alles war so gut
Alles ich und du
Geh
Geh
Wir haben nichts falsch gemacht
Die ganze Zeit gedacht
So könnt es weiter gehen
Alles andere werden wir sehen
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Ohne da zu sein
Alles war so gut
Alles ich und du
Geh
Geh
Wir haben nichts falsch gemacht
Die ganze Zeit gedacht
So könnt es weiter gehen
Alles andere werden wir sehen
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Warum es nicht mehr geht
Geh, versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Geh
Tu's für dich und mich
Ich könnt' es nicht
Ich hätte nicht den Mut
Alles ich und du
Geh
Geh
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Deine Spuren führ'n zu mir
Geh, versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Geh
Tu's für dich und mich
Ich könnt' es nicht
Ich hätte nicht den Mut
Alles ich und du
Geh
Geh
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Deine Spuren führ'n zu mir
Soweit weg von dir
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Warum es nicht mehr geht
Geh, versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Ich brech' das Licht
Die Schatten fallen auf mich
Ich seh' uns nicht
Alle Schatten fallen auf mich
Auf mich
Geh
Geh
Geh, lass uns hinter dir und mir
Versuch nicht zu verstehen
Warum es nicht mehr geht
Geh, versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Ich brech' das Licht
Die Schatten fallen auf mich
Ich seh' uns nicht
Alle Schatten fallen auf mich
Auf mich
Schatten fallen auf mich
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Das ist alles was uns bleibt
Wenn du gehst
Wenn du jetzt gehst
Versuch nich' zu verstehen
Warum es nich' mehr geht
Geh
Versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Das ist alles was uns bleibt
Wenn du gehst
Wenn du jetzt gehst
Versuch nich' zu verstehen
Warum es nich' mehr geht
Geh
Versuch uns beide zu verlieren
Für uns wird's erst weitergehen
Wenn wir uns nicht mehr sehen
Geh
Geh!
Tage gehen vorbei
Ohne da zu sein
Bleib
Que racontent les paroles de la chanson Geh de Tokio Hotel ?
Le mot qu'on n'arrive pas à dire
Il y a des ruptures qui s'imposent d'elles-mêmes, comme une évidence froide. Et puis il y a celles-là — les ruptures qu'on sait nécessaires mais qu'on est incapable de provoquer soi-même. "Geh" commence exactement là, dans cet espace inconfortable entre ce qu'on sait et ce qu'on ressent.
Dès les premières lignes, les journées s'étirent, vides, "ohne da zu sein" — sans vraiment être là. La relation existe encore sur le papier, mais quelque chose s'est évanoui. Tokio Hotel ne cherche pas à expliquer pourquoi ça ne marche plus. "Versuch nicht zu verstehen / Warum es nicht mehr geht" — n'essaie pas de comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus. Parce que certaines fins n'ont pas de raison propre, elles arrivent simplement, et vouloir les décortiquer ne fait qu'aggraver la blessure.
Dire "pars" pour ne pas avoir à rester
Ce qui rend la chanson si singulière, c'est le glissement de responsabilité qu'elle opère. Le narrateur supplie l'autre de partir, non par indifférence, mais parce qu'il avoue ne pas en avoir le courage lui-même. "Ich hätte nicht den Mut" — je n'aurais pas eu le courage. C'est une forme d'amour inversé : on demande à l'autre de faire le geste qu'on est trop fragile pour faire. Quelque chose de très humain, de très peu héroïque, et c'est précisément ce qui touche.
Au fil du morceau, les ombres s'installent littéralement — "Die Schatten fallen auf mich", les ombres tombent sur moi — comme si l'absence de l'autre projetait déjà son obscurité sur le présent. La relation bloque la lumière.
Bleib
Et puis vient la fin. Après tout ce chemin, après toutes ces répétitions de "Geh", après la résignation et l'acceptation laborieusement construites tout au long du texte, un seul mot surgit, isolé, presque chuchoté : "Bleib". Reste. Un mot qui renverse tout, qui dit que rien n'était vraiment décidé. Tokio Hotel laisse le lecteur — et l'auditeur — suspendu à cette contradiction, sans résolution, parce que c'est exactement ce que ressentent ceux qui vivent ces moments-là.
Il y a des ruptures qui s'imposent d'elles-mêmes, comme une évidence froide. Et puis il y a celles-là — les ruptures qu'on sait nécessaires mais qu'on est incapable de provoquer soi-même. "Geh" commence exactement là, dans cet espace inconfortable entre ce qu'on sait et ce qu'on ressent.
Dès les premières lignes, les journées s'étirent, vides, "ohne da zu sein" — sans vraiment être là. La relation existe encore sur le papier, mais quelque chose s'est évanoui. Tokio Hotel ne cherche pas à expliquer pourquoi ça ne marche plus. "Versuch nicht zu verstehen / Warum es nicht mehr geht" — n'essaie pas de comprendre pourquoi ça ne fonctionne plus. Parce que certaines fins n'ont pas de raison propre, elles arrivent simplement, et vouloir les décortiquer ne fait qu'aggraver la blessure.
Dire "pars" pour ne pas avoir à rester
Ce qui rend la chanson si singulière, c'est le glissement de responsabilité qu'elle opère. Le narrateur supplie l'autre de partir, non par indifférence, mais parce qu'il avoue ne pas en avoir le courage lui-même. "Ich hätte nicht den Mut" — je n'aurais pas eu le courage. C'est une forme d'amour inversé : on demande à l'autre de faire le geste qu'on est trop fragile pour faire. Quelque chose de très humain, de très peu héroïque, et c'est précisément ce qui touche.
Au fil du morceau, les ombres s'installent littéralement — "Die Schatten fallen auf mich", les ombres tombent sur moi — comme si l'absence de l'autre projetait déjà son obscurité sur le présent. La relation bloque la lumière.
Bleib
Et puis vient la fin. Après tout ce chemin, après toutes ces répétitions de "Geh", après la résignation et l'acceptation laborieusement construites tout au long du texte, un seul mot surgit, isolé, presque chuchoté : "Bleib". Reste. Un mot qui renverse tout, qui dit que rien n'était vraiment décidé. Tokio Hotel laisse le lecteur — et l'auditeur — suspendu à cette contradiction, sans résolution, parce que c'est exactement ce que ressentent ceux qui vivent ces moments-là.