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Paroles de la chanson Psycho Shit par The Strokes

Album : Reality Awaits

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Paroles de la chanson Psycho Shit par

Like a bird of prey
That you like only from a safe distance away
My talons shine in the sun
Like poisoned wine, your eyes are mine
Past the hall of judging dead
Into the bed of nightly dread
We learned to harvest bombs from lead
We learn to die to learn to live
You run along 'cause I was born
Never scared, but I don't yet count the days
To your doom, get to your room
Wounded child with no shame

What have I done? We're the same
Like a doll yesterday, I was all that you loved
I don't care who turns blue
Just as long as it's not you
Fuck me now under the moon
Sunken ship, nothing in it (I won't make this quick)

Immortal, beloved one
Words design me, women find me
Only my beloved songs will define me, yeah
Can you be more than what you say?
A neon sign above your bed
You're feeling good, frozen in time
But ignorance is no surprise this time

You kill your prey from your nest
From behind a desk, psycho shit
You have no honor or no balls

We're all dead, what's your prize?
What's your prize?
To harass, just to be a pet
To be kept around keeps you so proud
A teacher's pet, the way of death

Lower me down for all to kick
I close my eyes, starting now
Forever on in joyful times
Starting now, from now on

Que racontent les paroles de la chanson Psycho Shit de The Strokes ?

Ce que ça fait d'être une cible

Il y a quelque chose d'immédiatement inconfortable dans "Psycho Shit". Pas à cause du titre, pas à cause du son — mais parce que la chanson te met dans une position étrange dès les premières secondes : tu ne sais pas si tu es le prédateur ou la proie, si tu dois avoir peur ou honte. Julian Casablancas a cette façon de brouiller les rôles jusqu'à ce que tout le monde se retrouve dans le même camp des perdants.

La bête et le bureau

Ça commence dans un monde à moitié fantastique, à moitié brutal. Un oiseau de proie dont les serres brillent au soleil, un couloir de morts qui jugent, des bombes fabriquées à partir de plomb. Les images se bousculent sans logique narrative apparente, mais elles créent une atmosphère — celle d'un monde où la violence est partout, banale, presque décorative. Et puis, sans prévenir, la chanson plonge dans quelque chose de beaucoup plus concret : "You kill your prey from your nest / From behind a desk." Voilà le vrai sujet. Pas un monstre mythologique. Un type assis dans un bureau, propre, protégé, qui fait du mal à distance.

Le "teacher's pet" comme figure du mal ordinaire

Ce qui rend le refrain si efficace, c'est qu'il ne désigne pas un tyran flamboyant mais quelqu'un d'infiniment plus commun : le lèche-botte, celui qui harcèle pour plaire à plus puissant que lui, qui "kept around keeps you so proud" — dont la seule fierté est d'être toléré. "The way of death" dit la chanson, et l'expression sonne comme un verdict sans appel. Ce système-là, cette mécanique de la petite domination quotidienne, c'est une forme de mort lente pour tout le monde impliqué.

Alors quand arrive la fin — "Lower me down, for all to kick / I close my eyes, starting now" — quelque chose se détend. Pas une victoire, pas une revanche. Plutôt l'image de quelqu'un qui décide de ne plus jouer le jeu, qui s'allonge et ferme les yeux pendant que le monde continue de se déchaîner au-dessus de lui. Une paix qui ressemble à de l'épuisement, ou peut-être le contraire.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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