Paroles de la chanson Psycho Shit (traduction) par
[Intro]
Comme un oiseau de proie
Que tu n'aimes qu'à bonne distance
Mes serres brillent au soleil
Comme du vin empoisonné, tes yeux sont les miens
Au-delà du couloir des morts qui jugent
Dans le lit de l'effroi nocturne
On a appris à fabriquer des bombes à partir du plomb
On apprend à mourir pour apprendre à vivre
Tu cours parce que je suis né
Jamais effrayé, mais je ne compte pas encore les jours
Vers ta perte, va dans ta chambre
Enfant blessé sans honte
Comme un oiseau de proie
Que tu n'aimes qu'à bonne distance
Mes serres brillent au soleil
Comme du vin empoisonné, tes yeux sont les miens
Au-delà du couloir des morts qui jugent
Dans le lit de l'effroi nocturne
On a appris à fabriquer des bombes à partir du plomb
On apprend à mourir pour apprendre à vivre
Tu cours parce que je suis né
Jamais effrayé, mais je ne compte pas encore les jours
Vers ta perte, va dans ta chambre
Enfant blessé sans honte
Qu'ai-je fait ? On est pareils
Comme une poupée hier, j'étais tout ce que tu aimais
Je me fous de qui vire au bleu
Tant que c'est pas toi
Baise-moi maintenant sous la lune
Navire coulé, rien dedans (je ne ferai pas vite)
Immortel, être aimé
Les mots me façonnent, les femmes me trouvent
Seules mes chansons bien-aimées me définiront, yeah
Peux-tu être plus que ce que tu dis ?
Une enseigne au néon au-dessus de ton lit
Tu te sens bien, figé dans le temps
Mais l'ignorance n'est pas une surprise cette fois
Comme une poupée hier, j'étais tout ce que tu aimais
Je me fous de qui vire au bleu
Tant que c'est pas toi
Baise-moi maintenant sous la lune
Navire coulé, rien dedans (je ne ferai pas vite)
Immortel, être aimé
Les mots me façonnent, les femmes me trouvent
Seules mes chansons bien-aimées me définiront, yeah
Peux-tu être plus que ce que tu dis ?
Une enseigne au néon au-dessus de ton lit
Tu te sens bien, figé dans le temps
Mais l'ignorance n'est pas une surprise cette fois
Tu tues ta proie depuis ton nid
Derrière un bureau, conneries de psychopathe
Tu n'as ni honneur ni couilles
On est tous morts, c'est quoi ta récompense ?
C'est quoi ta récompense ?
Harceler juste pour être un animal de compagnie
Être gardé près de toi te rend si fier
Le chouchou du prof, la voie de la mort
Abaisse-moi pour que tous me frappent
Je ferme les yeux, à partir de maintenant
Pour toujours dans les moments de joie
À partir de maintenant, dorénavant
Derrière un bureau, conneries de psychopathe
Tu n'as ni honneur ni couilles
On est tous morts, c'est quoi ta récompense ?
C'est quoi ta récompense ?
Harceler juste pour être un animal de compagnie
Être gardé près de toi te rend si fier
Le chouchou du prof, la voie de la mort
Abaisse-moi pour que tous me frappent
Je ferme les yeux, à partir de maintenant
Pour toujours dans les moments de joie
À partir de maintenant, dorénavant
Que racontent les paroles de la chanson Psycho Shit (traduction) de The Strokes ?
Ce que ça fait d'être une cible
Il y a quelque chose d'immédiatement inconfortable dans "Psycho Shit". Pas à cause du titre, pas à cause du son — mais parce que la chanson te met dans une position étrange dès les premières secondes : tu ne sais pas si tu es le prédateur ou la proie, si tu dois avoir peur ou honte. Julian Casablancas a cette façon de brouiller les rôles jusqu'à ce que tout le monde se retrouve dans le même camp des perdants.
La bête et le bureau
Ça commence dans un monde à moitié fantastique, à moitié brutal. Un oiseau de proie dont les serres brillent au soleil, un couloir de morts qui jugent, des bombes fabriquées à partir de plomb. Les images se bousculent sans logique narrative apparente, mais elles créent une atmosphère — celle d'un monde où la violence est partout, banale, presque décorative. Et puis, sans prévenir, la chanson plonge dans quelque chose de beaucoup plus concret : "You kill your prey from your nest / From behind a desk." Voilà le vrai sujet. Pas un monstre mythologique. Un type assis dans un bureau, propre, protégé, qui fait du mal à distance.
Le "teacher's pet" comme figure du mal ordinaire
Ce qui rend le refrain si efficace, c'est qu'il ne désigne pas un tyran flamboyant mais quelqu'un d'infiniment plus commun : le lèche-botte, celui qui harcèle pour plaire à plus puissant que lui, qui "kept around keeps you so proud" — dont la seule fierté est d'être toléré. "The way of death" dit la chanson, et l'expression sonne comme un verdict sans appel. Ce système-là, cette mécanique de la petite domination quotidienne, c'est une forme de mort lente pour tout le monde impliqué.
Alors quand arrive la fin — "Lower me down, for all to kick / I close my eyes, starting now" — quelque chose se détend. Pas une victoire, pas une revanche. Plutôt l'image de quelqu'un qui décide de ne plus jouer le jeu, qui s'allonge et ferme les yeux pendant que le monde continue de se déchaîner au-dessus de lui. Une paix qui ressemble à de l'épuisement, ou peut-être le contraire.
Il y a quelque chose d'immédiatement inconfortable dans "Psycho Shit". Pas à cause du titre, pas à cause du son — mais parce que la chanson te met dans une position étrange dès les premières secondes : tu ne sais pas si tu es le prédateur ou la proie, si tu dois avoir peur ou honte. Julian Casablancas a cette façon de brouiller les rôles jusqu'à ce que tout le monde se retrouve dans le même camp des perdants.
La bête et le bureau
Ça commence dans un monde à moitié fantastique, à moitié brutal. Un oiseau de proie dont les serres brillent au soleil, un couloir de morts qui jugent, des bombes fabriquées à partir de plomb. Les images se bousculent sans logique narrative apparente, mais elles créent une atmosphère — celle d'un monde où la violence est partout, banale, presque décorative. Et puis, sans prévenir, la chanson plonge dans quelque chose de beaucoup plus concret : "You kill your prey from your nest / From behind a desk." Voilà le vrai sujet. Pas un monstre mythologique. Un type assis dans un bureau, propre, protégé, qui fait du mal à distance.
Le "teacher's pet" comme figure du mal ordinaire
Ce qui rend le refrain si efficace, c'est qu'il ne désigne pas un tyran flamboyant mais quelqu'un d'infiniment plus commun : le lèche-botte, celui qui harcèle pour plaire à plus puissant que lui, qui "kept around keeps you so proud" — dont la seule fierté est d'être toléré. "The way of death" dit la chanson, et l'expression sonne comme un verdict sans appel. Ce système-là, cette mécanique de la petite domination quotidienne, c'est une forme de mort lente pour tout le monde impliqué.
Alors quand arrive la fin — "Lower me down, for all to kick / I close my eyes, starting now" — quelque chose se détend. Pas une victoire, pas une revanche. Plutôt l'image de quelqu'un qui décide de ne plus jouer le jeu, qui s'allonge et ferme les yeux pendant que le monde continue de se déchaîner au-dessus de lui. Une paix qui ressemble à de l'épuisement, ou peut-être le contraire.