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Paroles de la chanson Façon d'penser par PLK

Album : Grand Garçon

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Paroles de la chanson Façon d'penser par

Même les plus beaux souvenirs s'effacent avec le temps
Donc j'profite maintenant, gros, c'est ma façon d'penser
C'que j'ai fait pour toi, t'aurais pas fait autant
Mais tranquille, c'est pour moi, c'est ma façon d'penser

Comme en primaire, tout l'monde en attaque, on navigue en équipe, en voiture comme la BAC
Faire du cash, s'en aller, c'est la tech' donc si tu veux qu'on vienne, mets des sous sur la table (ouh, oui)
Trop longtemps que j'bédave tous les jours, j'roule la balèze d'un coup, j'suis léger
J'lui fais couler l'mascara sur les joues, mais j'la kiffe tellement j'pourrais même le lécher
J'veux voyager, faire le tour de la Terre, j'étais honnête, j'étais tout seul à l'faire
J'ai donné ma confiance et t'as tout baisé, j'suis parti, j'ai rien dit, j'ai préféré m'taire
J'ai donné, j'ai donné, des fois, j'ai perdu, mets-moi un piano, rajoute des percu'
J'l'ai fait d'bon cœur, j'ai compris la leçon, c'est comme ça qu'on d'vient grand garçon, oh

Même les plus beaux souvenirs s'effacent avec le temps (avec le temps)
Donc j'profite maintenant, gros, c'est ma façon d'penser
C'que j'ai fait pour toi, t'aurais pas fait autant
Mais tranquille, c'est pour moi, c'est ma façon d'penser
Jamais sensé, j'fais des choses insensées
La dernière fois qu'j'étais à jeun, j'sais plus quand c'est
Jamais sensé, j'fais des choses insensées
La dernière fois qu'j'étais à jeun, j'sais plus quand c'est
Même les plus beaux souvenirs s'effacent avec le temps
Donc j'profite maintenant, gros, c'est ma façon d'penser
C'que j'ai fait pour toi, t'aurais pas fait autant
Mais tranquille, c'est pour moi, c'est ma façon d'penser

Dans ma te-tê, c'est crypté comme la quatre, c'est mal rangé comme ton premier appart'
J'ai trouvé l'bon, mais en vrai, c'est à perte, j'me mélange plus, j'veux que rester à part
J'aime bien les Glock mais j'préfère Beretta, c'est moi contre moi les gars, vous mêlez pas
Encore un peu et après on s'tire loin, j'veux changer d'air, j'veux mettre les voiles
J'regarde le ciel et j'sais qu'ça va passer, j'ai sauté dans l'vide comme un Yamakasi (yah)
Regarde mon cœur, on l'a trop tabassé, mais pour ça, y a pas d'médoc' à la pharmacie
J'aurais dû t'écouter, j'ai pas cru, j'ai du mal à croire c'que j'ai pas vu
C'est le P, c'est le L, c'est la rue (c'est la rue), même quand j'ferai plus l'actu

Même les plus beaux souvenirs s'effacent avec le temps (avec le temps)
Donc j'profite maintenant, gros, c'est ma façon d'penser
C'que j'ai fait pour toi, t'aurais pas fait autant
Mais tranquille, c'est pour moi, c'est ma façon d'penser
Jamais sensé, j'fais des choses insensées
La dernière fois qu'j'étais à jeun, j'sais plus quand c'est
Jamais sensé, j'fais des choses insensées
La dernière fois qu'j'étais à jeun, j'sais plus quand c'est
Même les plus beaux souvenirs s'effacent avec le temps
Donc j'profite maintenant, gros, c'est ma façon d'penser
C'que j'ai fait pour toi, t'aurais pas fait autant
Mais tranquille, c'est pour moi, c'est ma façon d'penser

Que racontent les paroles de la chanson Façon d'penser de PLK ?

Quand on choisit de vivre pour ne plus avoir mal

Il y a des chansons qui ne cherchent pas à expliquer, juste à tenir. "Façon d'penser" est de celles-là. PLK y pose une règle de vie qu'on sent arrachée à l'expérience, pas inventée devant une feuille blanche. Profiter maintenant, parce que les souvenirs — même les plus beaux — finissent par s'effacer. C'est dit simplement, sans violon, et c'est exactement pour ça que ça touche.

Des dettes émotionnelles jamais remboursées

Au fil des couplets, une silhouette se dessine en creux : quelqu'un à qui PLK a accordé une confiance totale, et qui n'a pas su quoi en faire. Il ne hurle pas, ne nomme pas. Il dit juste "t'as tout baisé", et il s'en va. Pas de scène, pas d'explication. "J'ai donné, j'ai donné, des fois, j'ai perdu" — il y a quelque chose de désarmant dans cette façon de comptabiliser les pertes sans amertume, comme si la vraie maturité c'était ça : comprendre qu'on peut s'être trompé de personne sans pour autant se renier. La leçon est amère mais digérée. On grandit comme ça, dit-il — et on le croit.

Le vide intérieur et le saut quand même

Dans le deuxième couplet, l'atmosphère change de texture. PLK décrit un intérieur en désordre, des pensées qui se croisent sans jamais vraiment se ranger. Et puis cette image qui surgit, presque en passant : "J'ai sauté dans l'vide comme un Yamakasi". Il y a quelque chose de vertigineux là-dedans — pas de filet, pas de garantie, juste le choix de sauter quand même. C'est peut-être le moment le plus honnête du morceau. Parce que derrière la façade du gars qui gère, qui ne dit rien et préfère se taire, il y a un cœur qui a encaissé. "On l'a trop tabassé" — et pourtant, il regarde le ciel, il attend que ça passe. La "façon d'penser" de PLK, au fond, c'est ça : pas de l'indifférence, mais une forme de résistance tranquille.

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