Paroles de la chanson R.A.F par
La muerte
Hein, hein-hein, hein-hein
J'ai connu des hauts et des bas
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein
Ouais
Donnes moi 5-6 semaines, j'te fais un rrain-té top, top, top
J'ves-qui les tocs, tocs, tocs, tocs
Faut qu'on s'sauvent d'ici moi et mes potes dans l'bloc
J'suis en mission pour les darons, pour la famillе
Hein, hein-hein, hein-hein
J'ai connu des hauts et des bas
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein
Ouais
Donnes moi 5-6 semaines, j'te fais un rrain-té top, top, top
J'ves-qui les tocs, tocs, tocs, tocs
Faut qu'on s'sauvent d'ici moi et mes potes dans l'bloc
J'suis en mission pour les darons, pour la famillе
Il est temps que maman sе sape à Lafayette
Même si on a connu la galère, la faillite
Son fils a vesqui Nanterre et puis la Farlède
Tout est dans la tête ça s'voit (ça s'voit )
Les meilleurs se lèvent, les faibles s'assoient (assis)
Les condés te cherche ? Hm, rase toi
Tes conseils gardes les, et casse toi, ouais
J'emmerde tes codes, j'emmerde tes pistons (han, han)
Personne sauf papa m'appelle fiston (han, han)
J'règle les comptes et j'règle l'addition
J'ai vu deux-trois lâches me trahir dans mes visions
C'est l'bordel dans ma tête
J'réfléchis trop ça fait des nœuds
Mais tout va bien tant qu'j'remplis l'assiette
Même si on a connu la galère, la faillite
Son fils a vesqui Nanterre et puis la Farlède
Tout est dans la tête ça s'voit (ça s'voit )
Les meilleurs se lèvent, les faibles s'assoient (assis)
Les condés te cherche ? Hm, rase toi
Tes conseils gardes les, et casse toi, ouais
J'emmerde tes codes, j'emmerde tes pistons (han, han)
Personne sauf papa m'appelle fiston (han, han)
J'règle les comptes et j'règle l'addition
J'ai vu deux-trois lâches me trahir dans mes visions
C'est l'bordel dans ma tête
J'réfléchis trop ça fait des nœuds
Mais tout va bien tant qu'j'remplis l'assiette
On comptera l'oseille tant qu'y'en a, hein
Quand tu parles de nous tu parles de qui-qui ?
Quand on s'adoucit tu montes le prix-prix
Faut que j'fasse le ménage, j'fasse le tri, ouais
Hein, hein-hein, hein-hein
J'ai connu des hauts et des bas
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein (ouh oui)
Gros salaire de joueurs de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Quand tu parles de nous tu parles de qui-qui ?
Quand on s'adoucit tu montes le prix-prix
Faut que j'fasse le ménage, j'fasse le tri, ouais
Hein, hein-hein, hein-hein
J'ai connu des hauts et des bas
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein (ouh oui)
Gros salaire de joueurs de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Gros salaire de joueurs de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Enfu'-fu' dans le Fefe, le plus dur j'l'ai déjà fait on reviens de loin
Des tes-pu des tes-traî j'sais même plus qui est vraie ou qui fait la tchoin
J'fais du gras, j'fais d'la maille, j'fais des sous
J'ai fait l'bon j'ai fini déçu
On connait la vérité j'ai vu les dessous
C'est pas clair tout en haut y a des sombres dossiers
Ça parle qu'en chiffres ? qu'en likes ? qu'en abonnés
S'imaginent même pas c'qu'on a donné
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Enfu'-fu' dans le Fefe, le plus dur j'l'ai déjà fait on reviens de loin
Des tes-pu des tes-traî j'sais même plus qui est vraie ou qui fait la tchoin
J'fais du gras, j'fais d'la maille, j'fais des sous
J'ai fait l'bon j'ai fini déçu
On connait la vérité j'ai vu les dessous
C'est pas clair tout en haut y a des sombres dossiers
Ça parle qu'en chiffres ? qu'en likes ? qu'en abonnés
S'imaginent même pas c'qu'on a donné
J'investi sur moi, j'ai charbonné
J'bois l'Ruinart, j'te laisse le Chardonnay
J'ai pas confiance en toi même si t'es mimi
J'connais le vice des femmes, le vice des fimbis
Elles t'aiment et crachent sur toi quand tout est fini
J'préfère être seul dans la city
C'est l'bordel dans ma tête
J'réfléchis trop ça fait des nœuds
Mais tout va bien tant qu'j'remplis l'assiette
On comptera l'oseille tant qu'y'en a, hein
Quand tu parles de nous tu parles de qui-qui ?
Quand on s'adoucit tu montes le prix-prix
Faut que j'fasse le ménage que j'fasse le tri, ouais
Hein, hein-hein, hein-hein
J'bois l'Ruinart, j'te laisse le Chardonnay
J'ai pas confiance en toi même si t'es mimi
J'connais le vice des femmes, le vice des fimbis
Elles t'aiment et crachent sur toi quand tout est fini
J'préfère être seul dans la city
C'est l'bordel dans ma tête
J'réfléchis trop ça fait des nœuds
Mais tout va bien tant qu'j'remplis l'assiette
On comptera l'oseille tant qu'y'en a, hein
Quand tu parles de nous tu parles de qui-qui ?
Quand on s'adoucit tu montes le prix-prix
Faut que j'fasse le ménage que j'fasse le tri, ouais
Hein, hein-hein, hein-hein
J'ai connu des hauts et des bas
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein (ouh oui)
Gros salaire de joueur de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Gros salaire de joueur de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Hein, hein-hein, hein-hein
Hein, hein-hein, hein-hein
Hein, hein-hein, hein-hein
Quand j'partirais on s'souviendra d'moi
Hein, hein-hein, hein-hein
On a rien eu en claquant des doigts
Hein, hein-hein, hein-hein (ouh oui)
Gros salaire de joueur de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Gros salaire de joueur de foot, ouais
Moi j'suis juste un genre de fou, ouais
Défoncé j't'écoute parler, j'te réponds alors qu'en vrai j'en ai rien à foutre
Hein, hein-hein, hein-hein
Hein, hein-hein, hein-hein
Hein, hein-hein, hein-hein
Que racontent les paroles de la chanson R.A.F de PLK ?
Un homme qui compte ses dettes et ses ennemis
Il y a quelque chose de presque hypnotique dans la façon dont R.A.F démarre. Ce « La muerte » murmuré, puis ces « hein-hein » qui reviennent comme un tic nerveux, une respiration qu'on n'arrive pas à calmer. PLK ne fait pas d'entrée fracassante. Il installe une ambiance, une pression sourde, celle de quelqu'un qui a beaucoup à prouver et qui le sait mieux que quiconque.
Dès les premières mesures, on est dans sa tête. Et dans sa tête, il y a une liste. Pas de courses — une liste de comptes à régler, de gens à dépasser, de sacrifices à rentabiliser. « Donnes moi 5-6 semaines, j'te fais un rrain-té » — ce genre de vantardise décomplexée, chez PLK, ne sonne jamais creux. Elle est adossée à une géographie réelle, à des noms de villes, à une mère qu'on veut voir s'habiller chez Lafayette un jour. La réussite n'est pas une abstraction ici. C'est une image très précise, très charnelle, presque touchante dans sa simplicité.
Le bruit de fond du succès
Mais le morceau ne se contente pas de raconter l'ascension. Il raconte aussi ce que l'ascension coûte, ce qu'elle abîme en silence. « C'est l'bordel dans ma tête / J'réfléchis trop ça fait des nœuds » — ce pont revient deux fois, et il a l'honnêteté brutale d'un type qui ne veut pas se plaindre mais qui ne peut pas s'empêcher de lâcher un peu de vrai. Le succès est là, l'argent commence à rentrer, et pourtant quelque chose grince. Les faux amis, les femmes qui crachent quand tout est fini, les gens tout en haut qui ne parlent qu'en chiffres et en abonnés. PLK préfère « être seul dans la city » — phrase courte, sèche, définitive.
Ce détachement revendiqué et cette solitude assumée
La figure du joueur de foot aux gros salaires qui revient en boucle en fin de morceau est peut-être la plus belle trouvaille du texte. Défoncé, il écoute, il répond, mais « en vrai j'en ai rien à foutre ». C'est le portrait d'un homme blindé, ou qui essaie de l'être. R.A.F joue sur cette ambivalence jusqu'au bout : entre la rage de s'en sortir et l'indifférence affichée, PLK trace la ligne fragile sur laquelle il avance.
Il y a quelque chose de presque hypnotique dans la façon dont R.A.F démarre. Ce « La muerte » murmuré, puis ces « hein-hein » qui reviennent comme un tic nerveux, une respiration qu'on n'arrive pas à calmer. PLK ne fait pas d'entrée fracassante. Il installe une ambiance, une pression sourde, celle de quelqu'un qui a beaucoup à prouver et qui le sait mieux que quiconque.
Dès les premières mesures, on est dans sa tête. Et dans sa tête, il y a une liste. Pas de courses — une liste de comptes à régler, de gens à dépasser, de sacrifices à rentabiliser. « Donnes moi 5-6 semaines, j'te fais un rrain-té » — ce genre de vantardise décomplexée, chez PLK, ne sonne jamais creux. Elle est adossée à une géographie réelle, à des noms de villes, à une mère qu'on veut voir s'habiller chez Lafayette un jour. La réussite n'est pas une abstraction ici. C'est une image très précise, très charnelle, presque touchante dans sa simplicité.
Le bruit de fond du succès
Mais le morceau ne se contente pas de raconter l'ascension. Il raconte aussi ce que l'ascension coûte, ce qu'elle abîme en silence. « C'est l'bordel dans ma tête / J'réfléchis trop ça fait des nœuds » — ce pont revient deux fois, et il a l'honnêteté brutale d'un type qui ne veut pas se plaindre mais qui ne peut pas s'empêcher de lâcher un peu de vrai. Le succès est là, l'argent commence à rentrer, et pourtant quelque chose grince. Les faux amis, les femmes qui crachent quand tout est fini, les gens tout en haut qui ne parlent qu'en chiffres et en abonnés. PLK préfère « être seul dans la city » — phrase courte, sèche, définitive.
Ce détachement revendiqué et cette solitude assumée
La figure du joueur de foot aux gros salaires qui revient en boucle en fin de morceau est peut-être la plus belle trouvaille du texte. Défoncé, il écoute, il répond, mais « en vrai j'en ai rien à foutre ». C'est le portrait d'un homme blindé, ou qui essaie de l'être. R.A.F joue sur cette ambivalence jusqu'au bout : entre la rage de s'en sortir et l'indifférence affichée, PLK trace la ligne fragile sur laquelle il avance.