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Paroles de la chanson Ghosts (traduction) par

Notre amour est parti
Nos cœurs sont meurtris
Et lâcher prise est le seul choix qui s'impose
Pourtant je te vois encore dans la lumière qui s'efface
J'entends ton nom quand la pluie tombe
Et je te sens dans les ténèbres les plus profondes

Je ne peux pas continuer à m'accrocher
Au fantôme de toi
Si tu lâches prise, mon amour
Alors moi aussi je lâcherai

Le courant est fort
Et le vent aussi
Et lâcher prise est la seule chose à faire
Nous vivrons toujours dans des photographies
Où nous resterons éternellement jeunes
Dans un univers parallèle

Mais tu ne peux pas continuer à t'accrocher
Au fantôme de moi
Nous lâcherons tous les deux, mon amour
Au compte de trois

La ra ra ra ra di da
Lai lai da, da ra

Oh nous ne pouvons pas continuer à nous accrocher
À ces fantômes, tu sais
Nous serons hantés, mon amour, jusqu'à ce qu'on lâche tous les deux
Jusqu'à ce qu'on lâche tous les deux

Que racontent les paroles de la chanson Ghosts (traduction) de Passenger ?

Quand on apprend à laisser partir ce qui n'est plus là

Il y a des chansons qui arrivent au bon moment, et d'autres qui arrivent au mauvais — et qui font pourtant exactement le même effet. "Ghosts" de Passenger est de celles-là. Dès les premières mesures, on sait qu'on entre dans quelque chose de familier et de douloureux : ce moment précis où une histoire d'amour est officiellement terminée, mais où l'autre continue d'occuper toute la place.

"Our love is gone, our hearts are bruised" — pas de détour, pas de métaphore d'entrée. La blessure est nommée directement, presque cliniquement. Et pourtant, ce qui suit est tout sauf froid. Passenger décrit avec une acuité troublante comment un être aimé continue d'habiter les sens longtemps après la séparation : dans la lumière qui décline, dans le bruit de la pluie, dans l'obscurité la plus profonde. Ces fantômes-là ne font pas peur — ils font mal d'une autre façon, celle de la tendresse qui n'a plus où aller.

Un compte à rebours pour deux

Ce qui rend la chanson si singulière, c'est qu'elle n'est pas monologique. On sent très vite qu'il y a deux personnes dans cette conversation silencieuse, deux êtres qui portent chacun le spectre de l'autre. Le morceau évolue d'une supplication presque timide — "if you let go darling, then I'll let go too" — vers quelque chose de plus collectif, de plus résolu. "On the count of three." Comme si lâcher prise était un geste qui ne pouvait se faire qu'ensemble, en même temps, pour que personne ne reste seul avec le poids.

Ce qu'on garde, ce qu'on libère

Passenger glisse au passage une image qui résume tout sans en avoir l'air : ces amoureux qui "vivront toujours dans les photographies, éternellement jeunes, dans un univers parallèle". Il ne s'agit pas d'oublier. Il s'agit de ranger. De décider que cette version-là de soi, de l'autre, de nous — elle existera quelque part, intacte, mais hors d'atteinte du quotidien. La conclusion du texte, répétée comme un mantra — "'til we both let go" —, a quelque chose d'un exorcisme doux. Une façon de se délivrer mutuellement, avec grâce, de tout ce qu'on a été.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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