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Paroles de la chanson A Different Kind Of Happiness par

The buzzing of my telephone
To my surprise, I know the call
The cadence of my future self
He didn't sound all that ell
He didn't sound that well

But if I could see it
Through a softer lens
It wouldn't mean that it hurt any less
It's not what I hoped for, I don't wanna pretend
But maybe I'll find, maybe I'll find
A different kind of happiness

And all the Earth crashed into one
Said, "All the things you're runnin' from
All the rage and the regret
We ain't outrun 'em yet"
No, I ain't outrun 'em yet

But if I could see it
Through a softer lens
It wouldn't mean that it hurt any less
It's not what I hoped for, I don't wanna pretend
But maybe I'll find, maybe I'll find
A different kind of happiness

Then a call from me as a boy
Reality was all but gone
He said, "Life, it keeps replacing joy
And I don't know where I belong"
He was lost in an alien sadness
Don't remember where it came from
He said, "I am full up of an otherness"
He hung up before I could pass on

But if I could see it
Through a softer lens
It wouldn't mean that it hurt any less
It's not what I hoped for, I don't wanna pretend
But maybe I'll find, maybe I'll find
A different kind of happiness

Que racontent les paroles de la chanson A Different Kind Of Happiness de Nothing But Thieves ?

Quand le téléphone sonne depuis une autre vie

Imaginez recevoir un appel de vous-même. Pas une métaphore, pas un rêve — le téléphone qui bourdonne, et au bout du fil, votre propre voix venue d'un futur que vous n'avez pas encore vécu. C'est le vertige que Nothing But Thieves installe dès les premières mesures de « A Different Kind Of Happiness », avec une économie de mots qui rend le propos d'autant plus troublant.

Trois voix pour une seule fracture

Le morceau se déploie comme une conversation impossible entre trois incarnations d'un même être. Le moi futur appelle en premier, et il n'a pas l'air d'aller bien. Pas de détails, pas de catastrophe déclarée — juste cette voix qui trahit quelque chose. Puis vient l'enfant, perdu dans « une tristesse étrangère » dont il ne se souvient plus l'origine, qui dit ne plus savoir où il est à sa place. Entre les deux, le narrateur du présent, rattrapé par une rage et des regrets qu'il reconnaît sans pouvoir les distancer. Ces trois voix ne se répondent pas vraiment — l'enfant raccroche avant qu'on puisse lui transmettre quoi que ce soit. Le temps ne circule pas, il s'accumule.

Une douceur qui ne ment pas

Ce qui rend la chanson si particulière, c'est son refus de consoler à bon marché. Voir les choses « à travers un prisme plus doux » n'effacerait pas la douleur — le texte le dit clairement, sans détour. Et pourtant, le mot « maybe » revient comme une respiration, presque timide : peut-être qu'il existe un autre bonheur, différent de celui qu'on attendait. Pas meilleur, pas pire. Juste différent. C'est une nuance que peu de chansons osent vraiment tenir jusqu'au bout, sans la trahir par un final trop lumineux.

Nothing But Thieves réussit ici quelque chose d'assez rare : une chanson sur la désillusion qui ne désespère pas, portée par une mélodie qui se love dans les mots sans les écraser. On raccroche, nous aussi, avec ce « maybe » dans la gorge — incertain, mais vivant.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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