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Paroles de la chanson Jolene par

Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
I'm begging of you please don't take my man
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
Please don't take him just because you can

Your beauty is beyond compare
With flaming locks of auburn hair
With ivory skin and eyes of emerald green

Your smile is like a breath of spring
Your voice is soft like summer rain
And I cannot compete with you, Jolene

He talks about you in his sleep
There's nothing I can do to keep
From crying when he calls your name, Jolene

And I can easily understand
How you could easily take my man
But you don't know what he means to me, Jolene

Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
I'm begging of you please don't take my man
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
Please don't take him just because you can

You could have your choice of men
But I could never love again
He's the only one for me, Jolene

I had to have this talk with you
My happiness depends on you
And whatever you decide to do, Jolene

Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
I'm begging of you please don't take my man
Jolene, Jolene, Jolene, Jolene
Please don't take him even though you can

Jolene, Jolene

Que racontent les paroles de la chanson Jolene de Dolly Parton ?

Le prénom qui ne s'efface pas

Il y a des chansons qu'on entend une fois et qu'on n'oublie plus. "Jolene" de Dolly Parton en fait partie — non pas à cause d'un refrain accrocheur au sens commercial du terme, mais parce qu'elle fait quelque chose de rare : elle vous installe au cœur d'une scène intime et douloureuse, et vous n'en repartez pas indemne.

Tout commence par ce prénom, répété quatre fois de suite, comme si le simple fait de le prononcer était déjà une forme de reddition. Jolene. La femme à qui s'adresse la narratrice n'est pas une ennemie abstraite — elle est décrite avec une précision presque admirative, "chevelure de feu auburn, peau d'ivoire, yeux vert émeraude". On comprend vite que la narratrice n'a aucune illusion sur ses chances dans cette compétition qu'elle n'a pas choisie. Et pourtant, elle parle. Elle supplie.

Une conversation à sens unique

C'est là que la chanson devient bouleversante. La narratrice ne reproche rien à son homme. Elle ne l'implore pas de rester. Elle s'adresse directement à Jolene, comme si c'était elle qui tenait les rênes, elle qui décidait de tout. "My happiness depends on you" — ma félicité est entre tes mains. Il y a quelque chose de terriblement humain dans cette façon de remettre son sort entre les mains de quelqu'un d'autre, d'une inconnue, d'une rivale.

Dolly Parton aurait confié s'être inspirée d'une vraie rencontre — une jeune femme avec qui son mari de l'époque semblait trop à l'aise. Elle lui aurait emprunté le prénom, l'image. Vraie ou non, l'anecdote dit quelque chose d'essentiel : cette chanson n'est pas une construction, c'est une peur vécue, mise en mots avec une honnêteté désarmante.

Quand la jalousie devient poésie

Ce que Parton réussit, c'est de transformer un sentiment souvent jugé mesquin — la jalousie — en quelque chose de presque noble. La narratrice ne ment pas sur elle-même, ne se flatte pas. Elle dit simplement : "I could never love again" — je ne pourrais plus jamais aimer. Et c'est suffisant. Ce dépouillement, cette absence de fioriture dramatique, rend la chanson universelle. Cinquante ans après, Jolene continue de hanter ceux qui l'écoutent, parce que tout le monde a, un jour, eu peur de perdre quelqu'un à cause de quelqu'un d'autre.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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