Paroles de la chanson Down from Dover (traduction) par
[Couplet 1]
J'ai essayé de le cacher
Quand il est parti, il m'a promis qu'il reviendrait
Le temps que ça se voie
Le soleil derrière un nuage projette son ombre rampante
Sur les champs de trèfle
Et le temps me manque, je voudrais
Qu'il se dépêche de descendre de Dover
Il est parti depuis si longtemps
Quand il est parti, la neige recouvrait profondément le sol
J'ai vu passer un printemps et un été
Et maintenant les feuilles brunissent
J'ai essayé de le cacher
Quand il est parti, il m'a promis qu'il reviendrait
Le temps que ça se voie
Le soleil derrière un nuage projette son ombre rampante
Sur les champs de trèfle
Et le temps me manque, je voudrais
Qu'il se dépêche de descendre de Dover
Il est parti depuis si longtemps
Quand il est parti, la neige recouvrait profondément le sol
J'ai vu passer un printemps et un été
Et maintenant les feuilles brunissent
D'un moment à l'autre un petit visage va apparaître
Car l'attente touche presque à sa fin
Mais je n'aurai pas de nom à lui donner
S'il ne se dépêche pas de descendre de Dover
De Dover, de Dover
Mes parents n'ont pas compris quand ils l'ont appris
Ils m'ont chassée de la maison
Mon père a dit que si les gens l'apprenaient
Il aurait honte de se montrer
Ma mère a dit que j'étais une idiote
Et elle n'y croyait pas quand je lui disais
Que tout irait bien
Parce que bientôt il descendrait de Dover
J'ai trouvé un endroit où rester
Car l'attente touche presque à sa fin
Mais je n'aurai pas de nom à lui donner
S'il ne se dépêche pas de descendre de Dover
De Dover, de Dover
Mes parents n'ont pas compris quand ils l'ont appris
Ils m'ont chassée de la maison
Mon père a dit que si les gens l'apprenaient
Il aurait honte de se montrer
Ma mère a dit que j'étais une idiote
Et elle n'y croyait pas quand je lui disais
Que tout irait bien
Parce que bientôt il descendrait de Dover
J'ai trouvé un endroit où rester
Dans une ferme à m'occuper de cette vieille dame
Elle ne m'a jamais rien demandé
Alors je ne lui ai jamais parlé de mon bébé
J'ai envoyé un message à ma mère
Avec le nom et l'adresse de Mme Grover
Pour être sûre qu'il ait ces informations
Quand il descendrait de Dover
Je l'aimais plus que tout au monde
Et je ne pouvais pas lui refuser quand il avait besoin de moi
Il était le seul que j'aie jamais aimé
Et j'arrive pas à croire qu'il se soit servi de moi
Il ne pouvait pas me laisser comme ça
Je sais que c'est impossible, ça ne peut pas être fini
Il ne me ferait pas traverser ça toute seule
Elle ne m'a jamais rien demandé
Alors je ne lui ai jamais parlé de mon bébé
J'ai envoyé un message à ma mère
Avec le nom et l'adresse de Mme Grover
Pour être sûre qu'il ait ces informations
Quand il descendrait de Dover
Je l'aimais plus que tout au monde
Et je ne pouvais pas lui refuser quand il avait besoin de moi
Il était le seul que j'aie jamais aimé
Et j'arrive pas à croire qu'il se soit servi de moi
Il ne pouvait pas me laisser comme ça
Je sais que c'est impossible, ça ne peut pas être fini
Il ne me ferait pas traverser ça toute seule
Oh, il va descendre de Dover
Mon corps souffre, le moment est venu
Je me sens si seule dans cet endroit où je suis allongée
Notre bébé est née mais quelque chose ne va pas
C'est bien trop silencieux, je n'entends pas de pleurs
Je crois que d'une étrange façon elle savait
Qu'elle n'aurait jamais les bras d'un père pour la tenir
Et mourir était sa façon de me dire
Qu'il ne descendrait pas de Dover
Mon corps souffre, le moment est venu
Je me sens si seule dans cet endroit où je suis allongée
Notre bébé est née mais quelque chose ne va pas
C'est bien trop silencieux, je n'entends pas de pleurs
Je crois que d'une étrange façon elle savait
Qu'elle n'aurait jamais les bras d'un père pour la tenir
Et mourir était sa façon de me dire
Qu'il ne descendrait pas de Dover
Que racontent les paroles de la chanson Down from Dover (traduction) de Dolly Parton ?
L'attente qui ne finit pas
Il y a des chansons qui vous laissent sans voix la première fois qu'on les écoute vraiment. "Down from Dover" est de celles-là. Dolly Parton pose sa voix sur une histoire simple en apparence — une jeune femme attend le retour de l'homme qu'elle aime — et tisse, couplet après couplet, quelque chose d'irréparable.
Au début, on croit à une ballade d'amour contrariée. Elle est enceinte, il est parti, il a promis de revenir. La neige est tombée depuis, le printemps a fleuri, l'été s'est évaporé, et l'automne ramène ses feuilles brunes. Le temps passe avec cette cruauté tranquille que Parton sait si bien mettre en mots. "Le soleil derrière un nuage projette son ombre rampante sur les champs de trèfle" — une image presque pastorale pour dire que quelque chose, quelque part, s'assombrit sans qu'on puisse vraiment le nommer.
Une foi têtue contre la réalité
Ce qui rend la chanson si étouffante, c'est l'obstination du personnage. Sa famille l'a rejetée — le père honteux, la mère incrédule — et elle s'est retrouvée à travailler chez une vieille dame à la campagne, dans un silence qui en dit long sur la solitude des femmes abandonnées à leur sort. Pourtant, elle continue d'envoyer son adresse à sa mère, "pour qu'il sache où la trouver quand il descendra de Dover". Elle croit. Elle refuse de ne pas croire. Parce que croire, c'est la seule chose qui lui reste.
Parton ne juge pas son personnage. Elle ne l'excuse pas non plus. Elle le montre, simplement, dans toute sa vulnérabilité : "Je l'aimais plus que tout et je ne pouvais pas lui refuser ce dont il avait besoin." Une phrase qui dit tout sur les rapports de pouvoir sans jamais prononcer le mot.
Ce que le silence du bébé dit à sa place
Et puis vient la fin. Le travail, la naissance, et ce silence qui ne devrait pas être là. Le bébé ne crie pas. "D'une étrange façon, elle savait qu'elle n'aurait jamais les bras d'un père pour la tenir." Parton transforme une mort en oracle. L'enfant a compris ce que la mère refusait de voir. Et le dernier vers arrive, sans trémolo, sans pathos appuyé — il ne venait pas. Il ne venait tout simplement pas. Peu de chansons réussissent à faire aussi mal avec aussi peu de bruit.
Il y a des chansons qui vous laissent sans voix la première fois qu'on les écoute vraiment. "Down from Dover" est de celles-là. Dolly Parton pose sa voix sur une histoire simple en apparence — une jeune femme attend le retour de l'homme qu'elle aime — et tisse, couplet après couplet, quelque chose d'irréparable.
Au début, on croit à une ballade d'amour contrariée. Elle est enceinte, il est parti, il a promis de revenir. La neige est tombée depuis, le printemps a fleuri, l'été s'est évaporé, et l'automne ramène ses feuilles brunes. Le temps passe avec cette cruauté tranquille que Parton sait si bien mettre en mots. "Le soleil derrière un nuage projette son ombre rampante sur les champs de trèfle" — une image presque pastorale pour dire que quelque chose, quelque part, s'assombrit sans qu'on puisse vraiment le nommer.
Une foi têtue contre la réalité
Ce qui rend la chanson si étouffante, c'est l'obstination du personnage. Sa famille l'a rejetée — le père honteux, la mère incrédule — et elle s'est retrouvée à travailler chez une vieille dame à la campagne, dans un silence qui en dit long sur la solitude des femmes abandonnées à leur sort. Pourtant, elle continue d'envoyer son adresse à sa mère, "pour qu'il sache où la trouver quand il descendra de Dover". Elle croit. Elle refuse de ne pas croire. Parce que croire, c'est la seule chose qui lui reste.
Parton ne juge pas son personnage. Elle ne l'excuse pas non plus. Elle le montre, simplement, dans toute sa vulnérabilité : "Je l'aimais plus que tout et je ne pouvais pas lui refuser ce dont il avait besoin." Une phrase qui dit tout sur les rapports de pouvoir sans jamais prononcer le mot.
Ce que le silence du bébé dit à sa place
Et puis vient la fin. Le travail, la naissance, et ce silence qui ne devrait pas être là. Le bébé ne crie pas. "D'une étrange façon, elle savait qu'elle n'aurait jamais les bras d'un père pour la tenir." Parton transforme une mort en oracle. L'enfant a compris ce que la mère refusait de voir. Et le dernier vers arrive, sans trémolo, sans pathos appuyé — il ne venait pas. Il ne venait tout simplement pas. Peu de chansons réussissent à faire aussi mal avec aussi peu de bruit.