Paroles de la chanson 9 to 5 par
Tumble out of bed and I stumble to the kitchen
Pour myself a cup of ambition
And yawn and stretch and try to come to life
Jump in the shower and the blood starts pumpin'
Out on the street, the traffic starts jumpin'
With folks like me on the job from 9 to 5
Workin' 9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and they never give you credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, for service and devotion
You would think that I would deserve a fair promotion
Want to move ahead, but the boss won't seem to let me
Pour myself a cup of ambition
And yawn and stretch and try to come to life
Jump in the shower and the blood starts pumpin'
Out on the street, the traffic starts jumpin'
With folks like me on the job from 9 to 5
Workin' 9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and they never give you credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, for service and devotion
You would think that I would deserve a fair promotion
Want to move ahead, but the boss won't seem to let me
I swear sometimes that man is out to get me, mm
They let you dream just to watch 'em shatter
You're just a step on the bossman's ladder
But you've got dreams he'll never take away
In the same boat with a lot of your friends
Waitin' for the day your ship'll come in
And the tide's gonna turn an' it's all gonna roll your way
Workin' 9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and you never get the credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, yeah, they got you where they want you
There's a better life and you think about it, don't you?
They let you dream just to watch 'em shatter
You're just a step on the bossman's ladder
But you've got dreams he'll never take away
In the same boat with a lot of your friends
Waitin' for the day your ship'll come in
And the tide's gonna turn an' it's all gonna roll your way
Workin' 9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and you never get the credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, yeah, they got you where they want you
There's a better life and you think about it, don't you?
It's a rich man's game no matter what they call it
And you spend your life puttin' money in his wallet
9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and they never give you credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, yeah, they got you where they want you
There's a better life and you think about it, don't you?
It's a rich man's game no matter what they call it
And you spend your life puttin' money in his wallet
9 to 5
And you spend your life puttin' money in his wallet
9 to 5, what a way to make a livin'
Barely gettin' by, it's all takin' and no givin'
They just use your mind and they never give you credit
It's enough to drive you crazy if you let it
9 to 5, yeah, they got you where they want you
There's a better life and you think about it, don't you?
It's a rich man's game no matter what they call it
And you spend your life puttin' money in his wallet
9 to 5
Que racontent les paroles de la chanson 9 to 5 de Dolly Parton ?
Le réveil sonne, et tout recommence
Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans ces premières secondes — ce moment flou entre le lit et la cuisine, ce corps qui se remet en marche malgré lui. Dolly Parton l'attrape avec une précision presque affectueuse : on trébuche, on se traîne, on s'étire, et on avale sa "tasse d'ambition" avant d'affronter le monde. C'est drôle, c'est tendre, et c'est terriblement juste.
"9 to 5" raconte le quotidien de ceux qui travaillent pour faire tourner une machine qui ne tourne jamais vraiment pour eux. La chanson suit le rythme d'une journée type : la rue qui s'anime, le trafic qui démarre, les corps qui s'engouffrent dans les bureaux. Et derrière cette chorégraphie bien huilée, une réalité qui grince — des efforts invisibles, des promotions qui ne viennent pas, un patron qui semble parfois "out to get me" (chercher à te nuire).
Des rêves qu'on laisse vivre juste pour les briser
Il y a un passage du deuxième couplet qui fait mal avec une simplicité redoutable : "they let you dream just to watch 'em shatter" — ils te laissent rêver juste pour regarder tout s'effondrer. Parton ne hurle pas cette vérité, elle la pose doucement, presque avec résignation. Mais la résignation n'est pas la capitulation. Juste après, elle rappelle que ces rêves-là, personne ne peut vraiment les confisquer. C'est la tension qui fait battre le cœur de la chanson : entre la conscience d'un système injuste et le refus de s'y laisser entièrement engloutir.
Autour de cette héroïne anonyme, il y a une communauté silencieuse. Des collègues, des amis, "a lot of your friends" dans le même bateau, guettant la marée. Parton transforme une frustration individuelle en solidarité collective sans jamais prononcer un seul mot d'ordre.
Quand la pop devient politique sans le crier
Ce qui reste, longtemps après la dernière note, c'est ce paradoxe savoureux : une chanson aussi légère dans sa musique, aussi grave dans son propos. Les ongles de Dolly qui claquent comme une machine à écrire, le tempo qui donne envie de danser malgré tout — et cette phrase finale qui tombe comme un constat froid, "you spend your life puttin' money in his wallet" (tu passes ta vie à remplir son portefeuille). Quarante ans plus tard, personne ne l'a mieux dit.
Il y a quelque chose d'immédiatement familier dans ces premières secondes — ce moment flou entre le lit et la cuisine, ce corps qui se remet en marche malgré lui. Dolly Parton l'attrape avec une précision presque affectueuse : on trébuche, on se traîne, on s'étire, et on avale sa "tasse d'ambition" avant d'affronter le monde. C'est drôle, c'est tendre, et c'est terriblement juste.
"9 to 5" raconte le quotidien de ceux qui travaillent pour faire tourner une machine qui ne tourne jamais vraiment pour eux. La chanson suit le rythme d'une journée type : la rue qui s'anime, le trafic qui démarre, les corps qui s'engouffrent dans les bureaux. Et derrière cette chorégraphie bien huilée, une réalité qui grince — des efforts invisibles, des promotions qui ne viennent pas, un patron qui semble parfois "out to get me" (chercher à te nuire).
Des rêves qu'on laisse vivre juste pour les briser
Il y a un passage du deuxième couplet qui fait mal avec une simplicité redoutable : "they let you dream just to watch 'em shatter" — ils te laissent rêver juste pour regarder tout s'effondrer. Parton ne hurle pas cette vérité, elle la pose doucement, presque avec résignation. Mais la résignation n'est pas la capitulation. Juste après, elle rappelle que ces rêves-là, personne ne peut vraiment les confisquer. C'est la tension qui fait battre le cœur de la chanson : entre la conscience d'un système injuste et le refus de s'y laisser entièrement engloutir.
Autour de cette héroïne anonyme, il y a une communauté silencieuse. Des collègues, des amis, "a lot of your friends" dans le même bateau, guettant la marée. Parton transforme une frustration individuelle en solidarité collective sans jamais prononcer un seul mot d'ordre.
Quand la pop devient politique sans le crier
Ce qui reste, longtemps après la dernière note, c'est ce paradoxe savoureux : une chanson aussi légère dans sa musique, aussi grave dans son propos. Les ongles de Dolly qui claquent comme une machine à écrire, le tempo qui donne envie de danser malgré tout — et cette phrase finale qui tombe comme un constat froid, "you spend your life puttin' money in his wallet" (tu passes ta vie à remplir son portefeuille). Quarante ans plus tard, personne ne l'a mieux dit.