Paroles de la chanson Karma Chameleon par
Desert loving in your eyes all the way
If I listen to your lies, would you say
I'm a man without conviction
I'm a man who doesn't know
How to sell a contradiction
You come and go, you come and go
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Didn't hear your wicked words every day
And you used to be so sweet, I heard you say
If I listen to your lies, would you say
I'm a man without conviction
I'm a man who doesn't know
How to sell a contradiction
You come and go, you come and go
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Didn't hear your wicked words every day
And you used to be so sweet, I heard you say
That my love was an addiction
When we cling, our love is strong
When you go, you're gone forever
You string along, you string along
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Every day is like survival (Survival)
You're my lover, not my rival
Every day is like survival (Survival)
You're my lover, not my rival
I'm a man without conviction
I'm a man who doesn't know
How to sell a contradiction
You come and go, you come and go
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red gold and green, red gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
How to sell a contradiction
You come and go, you come and go
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red gold and green, red gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Karma, karma, karma, karma, karma chameleon
You come and go, you come and go
Loving would be easy if your colours were like my dream
Red, gold and green, red, gold and green
Que racontent les paroles de la chanson Karma Chameleon de Culture Club ?
Quand l'amour change de peau
Il y a quelque chose d'étrange et de fascinant dans "Karma Chameleon" : la chanson sourit tout le temps, elle danse, elle swingue avec cette ligne d'harmonica qui semble sortie d'un bayou ensoleillé — et pourtant, si on s'arrête une seconde pour écouter vraiment ce que Boy George raconte, c'est une histoire d'épuisement amoureux, de quelqu'un qui en a assez d'aimer une ombre.
L'autre ne tient pas en place. Il arrive, il repart, il change. Le caméléon du titre, c'est lui — ou elle — cette personne qui n'est jamais tout à fait la même selon les jours, qui était douce autrefois ("you used to be so sweet") et dont les mots sont maintenant qualifiés de "wicked", de mauvais, de perfides. Le narrateur, lui, se décrit avec une lucidité presque cruelle sur lui-même : un homme sans conviction, qui ne sait pas comment avaler les contradictions qu'on lui impose.
Une mélodie comme un mirage
Ce qui rend la chanson si particulière, c'est ce décalage entre l'enveloppe et le contenu. La production de Steve Levine est lumineuse, presque naïve dans son entrain, et pourtant le texte murmure quelque chose de beaucoup plus sombre. "Every day is like survival" — chaque jour ressemble à une survie — surgit dans le pont comme une lame glissée dans une conversation anodine. On ne s'y attend pas. Et c'est exactement pour ça que ça fait mal.
Boy George rêve de couleurs stables, "red, gold and green", les teintes du drapeau rastafari, symboles d'un monde en paix avec lui-même. Il rêve d'un amour qui ne change pas de visage selon l'humeur du matin. Mais le karma, celui dont il répète le nom comme une incantation tout au long du refrain, semble lui répondre que rien n'est acquis, que ce qui est donné sans réciprocité finit toujours par se retourner.
La chanson tourne, recommence, revient sur elle-même — et c'est peut-être ça, son génie discret : reproduire dans sa forme même la sensation d'une relation qui n'en finit pas de recommencer sans jamais vraiment avancer.
Il y a quelque chose d'étrange et de fascinant dans "Karma Chameleon" : la chanson sourit tout le temps, elle danse, elle swingue avec cette ligne d'harmonica qui semble sortie d'un bayou ensoleillé — et pourtant, si on s'arrête une seconde pour écouter vraiment ce que Boy George raconte, c'est une histoire d'épuisement amoureux, de quelqu'un qui en a assez d'aimer une ombre.
L'autre ne tient pas en place. Il arrive, il repart, il change. Le caméléon du titre, c'est lui — ou elle — cette personne qui n'est jamais tout à fait la même selon les jours, qui était douce autrefois ("you used to be so sweet") et dont les mots sont maintenant qualifiés de "wicked", de mauvais, de perfides. Le narrateur, lui, se décrit avec une lucidité presque cruelle sur lui-même : un homme sans conviction, qui ne sait pas comment avaler les contradictions qu'on lui impose.
Une mélodie comme un mirage
Ce qui rend la chanson si particulière, c'est ce décalage entre l'enveloppe et le contenu. La production de Steve Levine est lumineuse, presque naïve dans son entrain, et pourtant le texte murmure quelque chose de beaucoup plus sombre. "Every day is like survival" — chaque jour ressemble à une survie — surgit dans le pont comme une lame glissée dans une conversation anodine. On ne s'y attend pas. Et c'est exactement pour ça que ça fait mal.
Boy George rêve de couleurs stables, "red, gold and green", les teintes du drapeau rastafari, symboles d'un monde en paix avec lui-même. Il rêve d'un amour qui ne change pas de visage selon l'humeur du matin. Mais le karma, celui dont il répète le nom comme une incantation tout au long du refrain, semble lui répondre que rien n'est acquis, que ce qui est donné sans réciprocité finit toujours par se retourner.
La chanson tourne, recommence, revient sur elle-même — et c'est peut-être ça, son génie discret : reproduire dans sa forme même la sensation d'une relation qui n'en finit pas de recommencer sans jamais vraiment avancer.