Paroles de la chanson Wink Wink par
I used to lick cream off strawberries in the summer
And maybe I fucked your dad
Just kidding, I'm only saying that for effect
But my point is I think people can change
I used to jump on trampolines with no underwear on
And now I basically just wear trousers
Yeah, do you get me?
No, you don't get me
No, you don't get me
No, you don't
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
And maybe I fucked your dad
Just kidding, I'm only saying that for effect
But my point is I think people can change
I used to jump on trampolines with no underwear on
And now I basically just wear trousers
Yeah, do you get me?
No, you don't get me
No, you don't get me
No, you don't
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Wink, wink
I used to say, "Scream if you wanna go faster"
But then I sold my Porsche
My friend Rostam told me I dressed like a slut
So now I shop at A.P.C
I don't know why you don't believe me
I don't know why you don't think I could be an angel girl
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Wink, wink
I used to say, "Scream if you wanna go faster"
But then I sold my Porsche
My friend Rostam told me I dressed like a slut
So now I shop at A.P.C
I don't know why you don't believe me
I don't know why you don't think I could be an angel girl
No, you don't get me
No, you don't get me
No, you don't get me
No, you don't
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Yeah, people can change
No, you don't get me
No, you don't get me
No, you don't
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore, I promise
Here's the truth, and I gotta be honest
I'm not a bad girl anymore
Wink, wink, wink, wink
Yeah, people can change
Que racontent les paroles de la chanson Wink Wink de Charli XCX ?
Un clin d'œil qui vaut mille mots
Il y a quelque chose de jouissif à regarder quelqu'un mentir avec autant de talent. Dès les premières secondes de "Wink Wink", Charli XCX installe une ambiance étrange, mi-confession, mi-stand-up : elle énumère ses frasques passées avec le sourire de quelqu'un qui sait exactement ce qu'il fait. Lécher de la crème sur des fraises, des sauts de trampoline en tenue d'Ève, une blague douteuse sur le père de quelqu'un aussitôt retirée — "just kidding, I'm only saying that for effect" — et nous voilà embarqués dans quelque chose qui ressemble à un aveu mais qui n'en est pas un.
L'art de la promesse qui se dévore elle-même
Le refrain arrive avec toute la solennité d'un serment. "Here's the truth, and I gotta be honest / I'm not a bad girl anymore, I promise." On veut y croire, presque. Et puis les deux petits mots tombent : "wink, wink". Tout s'effondre, magnifiquement. Ce clin d'œil n'est pas un accident, c'est la chute du numéro. Charli construit une scène entière pour mieux la dynamiter, et elle le fait avec la décontraction d'une artiste qui maîtrise son image depuis des années.
Au deuxième couplet, les preuves de sa métamorphose deviennent encore plus savoureuses. Elle a vendu sa Porsche. Elle a troqué ses tenues sulfureuses contre du A.P.C — la marque parisienne sobre par excellence — sur les conseils de Rostam, musicien de Vampire Weekend reconverti en arbitre de style. Le name-dropping est précis, presque documentaire, et c'est exactement ce qui rend la scène si drôle : ces détails concrets donnent de la chair à une absurdité parfaitement construite.
Quand le masque glisse une seconde
Mais il y a un instant, bref, où la comédie laisse passer autre chose. "I don't know why you don't think I could be an angel girl." La phrase est dite comme une question rhétorique, mais elle sonne différemment si on s'arrête dessus. Comme si, derrière tous ces clins d'œil, Charli glissait une vraie lassitude face aux étiquettes que le monde colle aux femmes qui assument leur liberté. "People can change", conclut-elle, et on ne sait toujours pas si elle y croit. C'est là tout le génie du morceau.
Il y a quelque chose de jouissif à regarder quelqu'un mentir avec autant de talent. Dès les premières secondes de "Wink Wink", Charli XCX installe une ambiance étrange, mi-confession, mi-stand-up : elle énumère ses frasques passées avec le sourire de quelqu'un qui sait exactement ce qu'il fait. Lécher de la crème sur des fraises, des sauts de trampoline en tenue d'Ève, une blague douteuse sur le père de quelqu'un aussitôt retirée — "just kidding, I'm only saying that for effect" — et nous voilà embarqués dans quelque chose qui ressemble à un aveu mais qui n'en est pas un.
L'art de la promesse qui se dévore elle-même
Le refrain arrive avec toute la solennité d'un serment. "Here's the truth, and I gotta be honest / I'm not a bad girl anymore, I promise." On veut y croire, presque. Et puis les deux petits mots tombent : "wink, wink". Tout s'effondre, magnifiquement. Ce clin d'œil n'est pas un accident, c'est la chute du numéro. Charli construit une scène entière pour mieux la dynamiter, et elle le fait avec la décontraction d'une artiste qui maîtrise son image depuis des années.
Au deuxième couplet, les preuves de sa métamorphose deviennent encore plus savoureuses. Elle a vendu sa Porsche. Elle a troqué ses tenues sulfureuses contre du A.P.C — la marque parisienne sobre par excellence — sur les conseils de Rostam, musicien de Vampire Weekend reconverti en arbitre de style. Le name-dropping est précis, presque documentaire, et c'est exactement ce qui rend la scène si drôle : ces détails concrets donnent de la chair à une absurdité parfaitement construite.
Quand le masque glisse une seconde
Mais il y a un instant, bref, où la comédie laisse passer autre chose. "I don't know why you don't think I could be an angel girl." La phrase est dite comme une question rhétorique, mais elle sonne différemment si on s'arrête dessus. Comme si, derrière tous ces clins d'œil, Charli glissait une vraie lassitude face aux étiquettes que le monde colle aux femmes qui assument leur liberté. "People can change", conclut-elle, et on ne sait toujours pas si elle y croit. C'est là tout le génie du morceau.