Paroles de la chanson Foule Sentimentale par
Oh la la la vie en rose
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Le rose qu'on nous propose
D'avoir les quantités d'choses
Qui donnent envie d'autre chose
Aïe, on nous fait croire
Que le bonheur c'est d'avoir
De l'avoir plein nos armoires
Dérisions de nous dérisoires car
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Il se dégage
De ces cartons d'emballage
Des gens lavés, hors d'usage
Et tristes et sans aucun avantage
On nous inflige
Des désirs qui nous affligent
On nous prend faut pas déconner dès qu'on est né
Pour des cons alors qu'on est
Des
Foules sentimentales
Avec soif d'idéal
Attirées par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
On nous Claudia Schieffer
On nous Paul-Loup Sulitzer
Oh le mal qu'on peut nous faire
Et qui ravagea la moukère
Du ciel dévale
Un désir qui nous emballe
Pour demain nos enfants pâles
Un mieux, un rêve, un cheval
Foule sentimentale
On a soif d'idéal
Attirée par les étoiles, les voiles
Que des choses pas commerciales
Foule sentimentale
Il faut voir comme on nous parle
Comme on nous parle
Que racontent les paroles de la chanson Foule Sentimentale de Alain Souchon ?
La douce colère d'un homme dans la foule
Il y a quelque chose de presque cruel dans la façon dont "Foule Sentimentale" commence. La mélodie est belle, légèrement nostalgique, et puis les mots arrivent — et on réalise qu'Alain Souchon est en train de nous raconter quelque chose d'assez sombre avec la voix de quelqu'un qui fredonne sous la pluie.
On est happés dans cette vie en rose qui n'a de rose que la couleur des prospectus. Souchon observe, et son regard est celui d'un homme qui a compris le truc mais qui n'en est pas moins pris dedans. Les armoires pleines, les désirs qui se relancent les uns les autres sans jamais atterrir nulle part — il décrit ça avec une économie de mots qui fait mal. Pas de grandes envolées, juste une sorte de constat affectueux et amer à la fois.
Ce que la foule cache vraiment
Ce qui rend la chanson si touchante, c'est ce refrain. "Foule sentimentale, on a soif d'idéal" — il ne dit pas "vous", il dit "on". Souchon est dans la foule, pas au-dessus. Et cette foule-là, derrière ses achats et ses désirs fabriqués, rêve d'étoiles et de voiles, de choses qui ne se vendent pas. C'est presque un secret honteux que la chanson révèle avec douceur : au fond de chaque consommateur, il y a quelqu'un qui voudrait autre chose, quelque chose d'immense et d'indéfinissable.
Le troisième couplet arrive comme une gifle polie. Les noms propres — la bombe blonde des podiums, l'auteur de romans à millions — claquent comme des étiquettes sur une époque. Souchon ne les juge pas vraiment, il montre juste comment ces images s'imposent, "on nous les inflige" presque, et ravagent quelque chose de fragile en nous.
Un cheval pour horizon
Et puis, au bout du tunnel publicitaire, trois mots surgissent : "un mieux, un rêve, un cheval". C'est inattendu, presque naïf, et c'est exactement pour ça que ça fonctionne. Le cheval, c'est la liberté sans notice d'utilisation, l'aspiration pure que personne ne peut mettre en boîte. Souchon termine là où il a commencé — dans la tendresse pour cette humanité un peu perdue, sentimentale, qui cherche encore ses étoiles entre deux rayons de supermarché.
Il y a quelque chose de presque cruel dans la façon dont "Foule Sentimentale" commence. La mélodie est belle, légèrement nostalgique, et puis les mots arrivent — et on réalise qu'Alain Souchon est en train de nous raconter quelque chose d'assez sombre avec la voix de quelqu'un qui fredonne sous la pluie.
On est happés dans cette vie en rose qui n'a de rose que la couleur des prospectus. Souchon observe, et son regard est celui d'un homme qui a compris le truc mais qui n'en est pas moins pris dedans. Les armoires pleines, les désirs qui se relancent les uns les autres sans jamais atterrir nulle part — il décrit ça avec une économie de mots qui fait mal. Pas de grandes envolées, juste une sorte de constat affectueux et amer à la fois.
Ce que la foule cache vraiment
Ce qui rend la chanson si touchante, c'est ce refrain. "Foule sentimentale, on a soif d'idéal" — il ne dit pas "vous", il dit "on". Souchon est dans la foule, pas au-dessus. Et cette foule-là, derrière ses achats et ses désirs fabriqués, rêve d'étoiles et de voiles, de choses qui ne se vendent pas. C'est presque un secret honteux que la chanson révèle avec douceur : au fond de chaque consommateur, il y a quelqu'un qui voudrait autre chose, quelque chose d'immense et d'indéfinissable.
Le troisième couplet arrive comme une gifle polie. Les noms propres — la bombe blonde des podiums, l'auteur de romans à millions — claquent comme des étiquettes sur une époque. Souchon ne les juge pas vraiment, il montre juste comment ces images s'imposent, "on nous les inflige" presque, et ravagent quelque chose de fragile en nous.
Un cheval pour horizon
Et puis, au bout du tunnel publicitaire, trois mots surgissent : "un mieux, un rêve, un cheval". C'est inattendu, presque naïf, et c'est exactement pour ça que ça fonctionne. Le cheval, c'est la liberté sans notice d'utilisation, l'aspiration pure que personne ne peut mettre en boîte. Souchon termine là où il a commencé — dans la tendresse pour cette humanité un peu perdue, sentimentale, qui cherche encore ses étoiles entre deux rayons de supermarché.