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Paroles de la chanson Ta Ki Seni Görene Kadar (traduction) par

(Dra-dat-dat-dra-dat, mm)

Prends-moi, enflamme-moi comme toi
Je suis ton incendie jusqu'aux cieux
Que ta flamme secoue mes journées
Prends le jour, mêle-le aux nuits
Prends-moi, enflamme-moi comme toi
Je suis ton incendie jusqu'aux cieux
Que ta flamme secoue mes journées
Prends le jour, mêle-le aux nuits

Et pourtant les nuits ne sont pas des nuits dans cette putain de ville
Je m'étais perdu jusqu'à ce que je te voie
Jusqu'à ce que je te voie

Tout ce qui s'est passé avant que je te voie
Je suis devenu ton prisonnier, tu étais mon remède
Avant que je te voie, j'ai été touché en pleine âme
Que l'amour te consume aussi, si tu ne seras pas mienne

(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)

Prends-moi, enflamme-moi comme toi
Je suis ton incendie jusqu'aux cieux
Que ta flamme secoue mes journées
Prends le jour, mêle-le aux nuits
Prends-moi, enflamme-moi comme toi
Je suis ton incendie jusqu'aux cieux
Que ta flamme secoue mes journées
Prends le jour, mêle-le aux nuits

Et pourtant les nuits ne sont pas des nuits dans cette putain de ville
Je m'étais perdu jusqu'à ce que je te voie
Jusqu'à ce que je te voie

Tout ce qui s'est passé avant que je te voie
Je suis devenu ton prisonnier, tu étais mon remède
Avant que je te voie, j'ai été touché en pleine âme
Que l'amour te consume aussi, si tu ne seras pas mienne

(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)
Si tu ne seras pas mienne
Si tu ne seras pas mienne

Que racontent les paroles de la chanson Ta Ki Seni Görene Kadar (traduction) de Tuana Tetik ?

Une braise dans une ville qui ne dort pas

Il y a des chansons qui commencent avant même que les mots arrivent. Ici, c'est un battement de percussions — dra-dat-dat — qui installe quelque chose d'instable, de tendu, comme un cœur qui s'emballe sans raison apparente. Puis la voix de Tuana Tetik entre, et elle ne demande pas : elle exige. « Prends-moi, brûle-moi comme toi-même. » D'emblée, on comprend qu'on n'est pas dans une chanson d'amour tranquille.

Se perdre pour mieux se retrouver

Avant lui — ou elle — il y avait une ville. Une ville que le texte décrit sans ménagement, avec ce « siktiğimin şehri » (cette foutue ville) qui sonne comme un crachat affectueux sur un décor urbain qui n'a rien offert. Des nuits qui ne ressemblent à rien, une existence floue, un soi qu'on ne reconnaît plus. Tuana Tetik raconte cet état de dérive avec une économie de mots remarquable : « je m'étais perdu jusqu'à ce que je te voie. » Une seule ligne pour résumer des mois, peut-être des années, d'une vie vécue à moitié.

Et puis la rencontre survient — non pas décrite, mais ressentie à travers ses effets. Le feu qui monte jusqu'aux cieux, la journée qui se fond dans la nuit, l'âme « touchée au plus profond » (ruhumdan vuruldum). C'est une expérience presque mystique, et en même temps brutalement charnelle.

Quand l'amour ressemble à une blessure

Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est sa fin en suspens. « Que l'amour soit sur toi si tu ne seras pas à moi » — une phrase qui ne sait pas si elle bénit ou si elle maudit. L'incertitude reste entière, et la voix qui répète « olmayacaksan benim » (si tu ne seras pas à moi) sur les dernières mesures ne cherche pas de réponse. Elle laisse la question brûler. Comme une flamme qu'on n'a pas envie d'éteindre, même quand elle fait mal.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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