Paroles de la chanson Ta Ki Seni Görene Kadar par
(Dra-dat-dat-dra-dat, mm)
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Üstelik geceler gece değil siktiğimin şehrinde
Kaybetmiştim kendimi ta ki seni görene kadar
Seni görene kadar
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Üstelik geceler gece değil siktiğimin şehrinde
Kaybetmiştim kendimi ta ki seni görene kadar
Seni görene kadar
Ta ki seni görene kadar olanlar oldu
Esirin oldum, ilacım buymuş benim
Ta ki seni görene kadar ruhumdan vuruldum
Sana da aşk olsun olmayacaksan benim
(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Üstelik geceler gece değil siktiğimin şehrinde
Esirin oldum, ilacım buymuş benim
Ta ki seni görene kadar ruhumdan vuruldum
Sana da aşk olsun olmayacaksan benim
(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Beni al, kendin gibi yak
Sana yangınım arşa kadar
Alevin sarsın günümü
Gündüzü al, gecelere kat
Üstelik geceler gece değil siktiğimin şehrinde
Kaybetmiştim kendimi ta ki seni görene kadar
Seni görene kadar
Ta ki seni görene kadar olanlar oldu
Esirin oldum, ilacım buymuş benim
Ta ki seni görene kadar ruhumdan vuruldum
Sana da aşk olsun olmayacaksan benim
(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)
Olmayacaksan benim
Olmayacaksan benim
Seni görene kadar
Ta ki seni görene kadar olanlar oldu
Esirin oldum, ilacım buymuş benim
Ta ki seni görene kadar ruhumdan vuruldum
Sana da aşk olsun olmayacaksan benim
(Mm, bram, bram, dra, dra, dram)
Olmayacaksan benim
Olmayacaksan benim
Que racontent les paroles de la chanson Ta Ki Seni Görene Kadar de Tuana Tetik ?
Une braise dans une ville qui ne dort pas
Il y a des chansons qui commencent avant même que les mots arrivent. Ici, c'est un battement de percussions — dra-dat-dat — qui installe quelque chose d'instable, de tendu, comme un cœur qui s'emballe sans raison apparente. Puis la voix de Tuana Tetik entre, et elle ne demande pas : elle exige. « Prends-moi, brûle-moi comme toi-même. » D'emblée, on comprend qu'on n'est pas dans une chanson d'amour tranquille.
Se perdre pour mieux se retrouver
Avant lui — ou elle — il y avait une ville. Une ville que le texte décrit sans ménagement, avec ce « siktiğimin şehri » (cette foutue ville) qui sonne comme un crachat affectueux sur un décor urbain qui n'a rien offert. Des nuits qui ne ressemblent à rien, une existence floue, un soi qu'on ne reconnaît plus. Tuana Tetik raconte cet état de dérive avec une économie de mots remarquable : « je m'étais perdu jusqu'à ce que je te voie. » Une seule ligne pour résumer des mois, peut-être des années, d'une vie vécue à moitié.
Et puis la rencontre survient — non pas décrite, mais ressentie à travers ses effets. Le feu qui monte jusqu'aux cieux, la journée qui se fond dans la nuit, l'âme « touchée au plus profond » (ruhumdan vuruldum). C'est une expérience presque mystique, et en même temps brutalement charnelle.
Quand l'amour ressemble à une blessure
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est sa fin en suspens. « Que l'amour soit sur toi si tu ne seras pas à moi » — une phrase qui ne sait pas si elle bénit ou si elle maudit. L'incertitude reste entière, et la voix qui répète « olmayacaksan benim » (si tu ne seras pas à moi) sur les dernières mesures ne cherche pas de réponse. Elle laisse la question brûler. Comme une flamme qu'on n'a pas envie d'éteindre, même quand elle fait mal.
Il y a des chansons qui commencent avant même que les mots arrivent. Ici, c'est un battement de percussions — dra-dat-dat — qui installe quelque chose d'instable, de tendu, comme un cœur qui s'emballe sans raison apparente. Puis la voix de Tuana Tetik entre, et elle ne demande pas : elle exige. « Prends-moi, brûle-moi comme toi-même. » D'emblée, on comprend qu'on n'est pas dans une chanson d'amour tranquille.
Se perdre pour mieux se retrouver
Avant lui — ou elle — il y avait une ville. Une ville que le texte décrit sans ménagement, avec ce « siktiğimin şehri » (cette foutue ville) qui sonne comme un crachat affectueux sur un décor urbain qui n'a rien offert. Des nuits qui ne ressemblent à rien, une existence floue, un soi qu'on ne reconnaît plus. Tuana Tetik raconte cet état de dérive avec une économie de mots remarquable : « je m'étais perdu jusqu'à ce que je te voie. » Une seule ligne pour résumer des mois, peut-être des années, d'une vie vécue à moitié.
Et puis la rencontre survient — non pas décrite, mais ressentie à travers ses effets. Le feu qui monte jusqu'aux cieux, la journée qui se fond dans la nuit, l'âme « touchée au plus profond » (ruhumdan vuruldum). C'est une expérience presque mystique, et en même temps brutalement charnelle.
Quand l'amour ressemble à une blessure
Ce qui rend ce texte particulièrement poignant, c'est sa fin en suspens. « Que l'amour soit sur toi si tu ne seras pas à moi » — une phrase qui ne sait pas si elle bénit ou si elle maudit. L'incertitude reste entière, et la voix qui répète « olmayacaksan benim » (si tu ne seras pas à moi) sur les dernières mesures ne cherche pas de réponse. Elle laisse la question brûler. Comme une flamme qu'on n'a pas envie d'éteindre, même quand elle fait mal.