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Paroles de la chanson Totgeliebt par Tokio Hotel

Album : Zimmer 483

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Paroles de la chanson Totgeliebt par

Ich halt den Brief in meiner kalten Hand
Der letzte Satz war lang
Solang er noch brennt, schau ich ihn an

Mit jeden Zeile stirbt ein Gefühl
Was bleibt ist Finsternis
Ein Schauer von Dir hilft nicht mehr viel
Es bringt mich um

Wir ham uns totgeliebt
Es bringt mich um
Weil unser Traum in Trümmern liegt
Die Welt soll schweigen und für immer einsam sein
Wir sind verloren auch wenn die Mächte sich vereinen
Es ist vorbei

Die Geier kreisen über unserm Revier
Was nehmen wir noch mit?
Ist alles nicht wert wenn wir uns verliern?

Sie kommen näher, sind hinter uns her
Wollen Dich und mich
Lass mich jetzt los
Ich kann nicht mehr
Es bringt mich um

Wir ham uns totgeliebt
Es bringt mich um
Weil unser Traum in Trümmern liegt
Die Welt soll schweigen und für immer einsam sein
Wir sind verloren auch wenn die Mächte sich vereinen
Es ist vorbei
Es ist vorbei
Es ist vorbei
Es ist vorbei
Vorbei

Die Geier kreisen über unserm Revier
Töten das letzte von Dir
Und das letzte in mir
Es bringt mich um

Wir ham uns totgeliebt
Es bringt mich um
Weil unser Traum in Trümmern liegt
Die Welt soll schweigen und für immer einsam sein, nein!
Wir sind verloren auch wenn die Mächte sich vereinen
Es ist vorbei
Es ist vorbei
Es ist vorbei
Es ist vorbei

Que racontent les paroles de la chanson Totgeliebt de Tokio Hotel ?

La main qui tient la lettre

Il y a quelque chose de particulièrement cruel dans l'image qui ouvre "Totgeliebt" : une main froide serrant un bout de papier qui brûle encore. On ne sait pas exactement ce que contient cette lettre — mais on le devine. Et ce paradoxe entre le froid de la peau et la chaleur des mots qui se consument dit déjà tout sur ce que Tokio Hotel veut raconter ici : la fin d'un amour qui a tout pris, tout brûlé, et ne laisse derrière lui qu'un vide sidéral.

Le titre allemand est intraduisible en un seul mot français. "Totgeliebt" — aimé à mort, tué par l'amour, consumé jusqu'à l'os. C'est à la fois un verbe et une sentence. Et la chanson tient cette promesse jusqu'au bout, sans chercher à adoucir quoi que ce soit.

Des vautours dans le ciel du couple

Au fil des couplets, le texte bascule dans quelque chose de presque cinématographique. Les vautours qui tournent — "die Geier kreisen über unserm Revier" — donnent l'impression d'assister à une scène de western apocalyptique. Deux êtres qui fuient, quelque chose qui les traque, et cette question lancée comme un dernier souffle : est-ce que tout ça valait quelque chose, si on finit par se perdre ? La réponse ne vient pas. Elle ne peut pas venir.

Ce qui frappe dans l'écriture de Bill Kaulitz — et c'est une constante chez Tokio Hotel — c'est cette façon de rendre l'intime universel sans jamais le dénaturer. "Lass mich jetzt los / ich kann nicht mehr" (lâche-moi maintenant / je n'en peux plus) : deux lignes, quatre mots chacune, et pourtant tout y est. L'épuisement. La capitulation. L'amour qui a fini par peser plus lourd qu'il ne portait.

Le refrain qui ne finit pas de finir

La fin de la chanson s'étire sur une litanie de "es ist vorbei" — c'est fini, c'est fini, encore et encore — comme si répéter les mots pouvait forcer la réalité à obéir. Il n'y a pas de réconciliation ici, pas de lumière au bout du tunnel. Juste ce rêve effondré, "unser Traum in Trümmern", et deux silhouettes qui disparaissent dans les décombres. Tokio Hotel n'a jamais prétendu consoler. Parfois, ils se contentent de nommer ce qui fait mal — et c'est suffisant.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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