Paroles de la chanson Sacred (heilig) par
I'm still awake for you
We won't make it together
We can't hide the truth
I'm giving up for you now
My final wish will guide you out
Before the ocean breaks apart
Underneath me
Remember
To me you'll be forever sacred
I'm dying but I know
Our love will live
Your hand above
Like a dove
Over me
Remember
We won't make it together
We can't hide the truth
I'm giving up for you now
My final wish will guide you out
Before the ocean breaks apart
Underneath me
Remember
To me you'll be forever sacred
I'm dying but I know
Our love will live
Your hand above
Like a dove
Over me
Remember
To me you'll be forever sacred
You break the ice when you speak
With every breath you take
You safe me
I know that one day
We'll meet again
Try to go on as long as you can
Even when the ocean breaks apart
Underneath you
Remember
To me you'll be forever sacred
I'm dying but I know
Our love will live
Your hand above
Like a dove
Over me
You break the ice when you speak
With every breath you take
You safe me
I know that one day
We'll meet again
Try to go on as long as you can
Even when the ocean breaks apart
Underneath you
Remember
To me you'll be forever sacred
I'm dying but I know
Our love will live
Your hand above
Like a dove
Over me
Remember
To me you'll be forever sacred
Forever you
Forever sacred
Forever you
You will be sacred
In your eyes
I see the hope
I once knew
I'm sinking
I'm sinking
Away from you
Don't turn around
You'll see
You can make it
Never forget
To me you'll be forever sacred
Forever you
Forever sacred
Forever you
You will be sacred
In your eyes
I see the hope
I once knew
I'm sinking
I'm sinking
Away from you
Don't turn around
You'll see
You can make it
Never forget
To me you'll be forever sacred
I'm dying but I know
Our love will live
Your hand above
Like a dove
Over me
Remember
To me you'll be forever sacred
Que racontent les paroles de la chanson Sacred (heilig) de Tokio Hotel ?
Quand la mer se referme
Il y a des chansons qui ressemblent à une dernière lettre glissée sous une porte. "Sacred (heilig)" de Tokio Hotel est de celles-là. Dès les premières secondes, quelque chose dans l'atmosphère dit que ce n'est pas une chanson comme les autres — qu'on est convié à quelque chose de privé, de grave, d'intime à un degré presque inconfortable.
On entre dans la tête d'un homme qui veille. "I'm still awake for you" — je suis encore éveillé pour toi. Il ne dort pas, il ne peut pas. Et ce n'est pas de l'insomnie amoureuse banale : il sait que c'est fini, que l'océan va se briser sous lui, que le sol disparaît. Il sait qu'il part. Et pourtant, au lieu de se débattre, il tourne son dernier souffle vers l'autre, entièrement. Son ultime geste, c'est une direction : te guider vers la sortie, t'éloigner avant que ça s'effondre.
L'image de l'eau qui engloutit
L'océan traverse la chanson comme une présence sourde. Il ne s'agit pas d'un décor pittoresque — c'est la métaphore du glissement, de la noyade douce, de ce moment où on cesse de remonter à la surface. "I'm sinking, I'm sinking / away from you" : la répétition crée une sensation physique, presque hypnotique, celle d'un corps qui descend lentement pendant que le regard reste fixé sur quelqu'un là-haut, dans la lumière. La main tendue de l'autre — "your hand above, like a dove" — flotte au-dessus comme une colombe, symbole de paix pour celui qui s'en va.
Ce qui reste quand tout part
Mais "Sacred" ne s'abandonne pas au désespoir. Il y a quelque chose d'étrangement lumineux dans ce texte, une conviction portée presque avec entêtement : "I'm dying but I know / our love will live". Le mourant n'implore pas, il affirme. Et dans la dernière ligne droite, il trouve encore la force de dire à l'autre de ne pas se retourner, de continuer, que c'est possible — "you can make it". C'est peut-être là le geste le plus fort de toute la chanson : utiliser ses dernières paroles non pas pour soi, mais pour donner du courage à celui qui reste.
"Sacred" porte bien son nom. Il y a dans cette chanson quelque chose qui échappe à la logique de la perte, quelque chose d'indéfectible que ni la mort ni l'eau ne peuvent emporter.
Il y a des chansons qui ressemblent à une dernière lettre glissée sous une porte. "Sacred (heilig)" de Tokio Hotel est de celles-là. Dès les premières secondes, quelque chose dans l'atmosphère dit que ce n'est pas une chanson comme les autres — qu'on est convié à quelque chose de privé, de grave, d'intime à un degré presque inconfortable.
On entre dans la tête d'un homme qui veille. "I'm still awake for you" — je suis encore éveillé pour toi. Il ne dort pas, il ne peut pas. Et ce n'est pas de l'insomnie amoureuse banale : il sait que c'est fini, que l'océan va se briser sous lui, que le sol disparaît. Il sait qu'il part. Et pourtant, au lieu de se débattre, il tourne son dernier souffle vers l'autre, entièrement. Son ultime geste, c'est une direction : te guider vers la sortie, t'éloigner avant que ça s'effondre.
L'image de l'eau qui engloutit
L'océan traverse la chanson comme une présence sourde. Il ne s'agit pas d'un décor pittoresque — c'est la métaphore du glissement, de la noyade douce, de ce moment où on cesse de remonter à la surface. "I'm sinking, I'm sinking / away from you" : la répétition crée une sensation physique, presque hypnotique, celle d'un corps qui descend lentement pendant que le regard reste fixé sur quelqu'un là-haut, dans la lumière. La main tendue de l'autre — "your hand above, like a dove" — flotte au-dessus comme une colombe, symbole de paix pour celui qui s'en va.
Ce qui reste quand tout part
Mais "Sacred" ne s'abandonne pas au désespoir. Il y a quelque chose d'étrangement lumineux dans ce texte, une conviction portée presque avec entêtement : "I'm dying but I know / our love will live". Le mourant n'implore pas, il affirme. Et dans la dernière ligne droite, il trouve encore la force de dire à l'autre de ne pas se retourner, de continuer, que c'est possible — "you can make it". C'est peut-être là le geste le plus fort de toute la chanson : utiliser ses dernières paroles non pas pour soi, mais pour donner du courage à celui qui reste.
"Sacred" porte bien son nom. Il y a dans cette chanson quelque chose qui échappe à la logique de la perte, quelque chose d'indéfectible que ni la mort ni l'eau ne peuvent emporter.