Paroles de la chanson Lass uns hier raus par
Wilkommen in unserem Traum
Verbote sind verboten
Deutschland braucht 'n Superstar
Und keine Vollidioten
Total egal, wenn was dagegen spricht
Interessiert mich nich'
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Jeden Tag die freie Wahl
Verbote sind verboten
Deutschland braucht 'n Superstar
Und keine Vollidioten
Total egal, wenn was dagegen spricht
Interessiert mich nich'
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Jeden Tag die freie Wahl
Wir ham' euren Weg verlassen
Ihr könnt den Rest des Lebens ohne uns allein verpassen
Und wenn die ganze Welt dagegen spricht
Interessiert uns nich'
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wir sind'ne Boygroup und gecasted sind wir auch
Und nächsten Sommer lösen wir uns wieder auf
Ihr könnt den Rest des Lebens ohne uns allein verpassen
Und wenn die ganze Welt dagegen spricht
Interessiert uns nich'
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wir sind'ne Boygroup und gecasted sind wir auch
Und nächsten Sommer lösen wir uns wieder auf
In vier kleine Träume an deiner Wand
Und am nächsten Morgen, hast du die Poster schon verbrannt
Und die nächsten in der Hand
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Und am nächsten Morgen, hast du die Poster schon verbrannt
Und die nächsten in der Hand
Lass' uns hier raus
Wir wollen da rein
In unserem Traum die Ersten sein
Halt' uns nicht auf
Das ist unser Traum
Da ist alles erlaubt
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Wenn ihr wollt könnt' ihr dabei zuschau'n
Que racontent les paroles de la chanson Lass uns hier raus de Tokio Hotel ?
Quand les rebelles se regardent dans le miroir
Il y a quelque chose d'assez rare dans cette chanson : un groupe de jeunes pop stars qui prend le temps de se moquer d'eux-mêmes, de leurs fans et de l'industrie qui les a fabriqués — tout en continuant à écrire des refrains taillés pour les stades. « Lass uns hier raus » commence comme un cri de liberté et finit comme une confession, et c'est précisément ce double fond qui le rend inoubliable.
Sortir, entrer, brûler
Dès les premières mesures, le ton est posé avec une ironie bien trempée. Tokio Hotel arrive « Willkommen in unserem Traum » — bienvenue dans leur rêve — en déclarant que les interdictions sont interdites, que l'Allemagne mérite mieux que ses superstars de concours télévisés. On sent les dents qui grincent sous le sourire. Le refrain explose ensuite avec l'énergie caractéristique du groupe : « Lass' uns hier raus / Wir wollen da rein » — laissez-nous sortir, on veut entrer —, cette tension entre deux espaces, l'un subi, l'autre rêvé, qui résume toute l'adolescence en deux vers.
La lucidité comme dernier recours
Mais le vrai coup de théâtre arrive au pont. Là, le masque tombe complètement. Les quatre garçons de Magdebourg avouent tranquillement : « Wir sind'ne Boygroup und gecasted sind wir auch » — oui, nous sommes un boys band, oui, nous avons passé un casting. Et ils vont plus loin encore, imaginant l'été prochain où ils se dissoudront « en quatre petits rêves accrochés à ton mur », avant que leurs posters soient brûlés au matin et remplacés par les suivants. C'est une image d'une brutalité presque poétique — la célébrité comme feu de paille, la fan comme consommatrice inconsciente d'un cycle sans fin.
Ce qui rend « Lass uns hier raus » si singulier, c'est qu'il réussit à être simultanément l'hymne rebelle que les adolescents voulaient entendre et la critique acide du système qui produisait ces mêmes hymnes. Tokio Hotel jouait le jeu tout en annonçant les règles du jeu. Pas si idiots, finalement.
Il y a quelque chose d'assez rare dans cette chanson : un groupe de jeunes pop stars qui prend le temps de se moquer d'eux-mêmes, de leurs fans et de l'industrie qui les a fabriqués — tout en continuant à écrire des refrains taillés pour les stades. « Lass uns hier raus » commence comme un cri de liberté et finit comme une confession, et c'est précisément ce double fond qui le rend inoubliable.
Sortir, entrer, brûler
Dès les premières mesures, le ton est posé avec une ironie bien trempée. Tokio Hotel arrive « Willkommen in unserem Traum » — bienvenue dans leur rêve — en déclarant que les interdictions sont interdites, que l'Allemagne mérite mieux que ses superstars de concours télévisés. On sent les dents qui grincent sous le sourire. Le refrain explose ensuite avec l'énergie caractéristique du groupe : « Lass' uns hier raus / Wir wollen da rein » — laissez-nous sortir, on veut entrer —, cette tension entre deux espaces, l'un subi, l'autre rêvé, qui résume toute l'adolescence en deux vers.
La lucidité comme dernier recours
Mais le vrai coup de théâtre arrive au pont. Là, le masque tombe complètement. Les quatre garçons de Magdebourg avouent tranquillement : « Wir sind'ne Boygroup und gecasted sind wir auch » — oui, nous sommes un boys band, oui, nous avons passé un casting. Et ils vont plus loin encore, imaginant l'été prochain où ils se dissoudront « en quatre petits rêves accrochés à ton mur », avant que leurs posters soient brûlés au matin et remplacés par les suivants. C'est une image d'une brutalité presque poétique — la célébrité comme feu de paille, la fan comme consommatrice inconsciente d'un cycle sans fin.
Ce qui rend « Lass uns hier raus » si singulier, c'est qu'il réussit à être simultanément l'hymne rebelle que les adolescents voulaient entendre et la critique acide du système qui produisait ces mêmes hymnes. Tokio Hotel jouait le jeu tout en annonçant les règles du jeu. Pas si idiots, finalement.