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Paroles de la chanson Tyrants of the Mellow Moon par The Strokes

Album : Reality Awaits

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Paroles de la chanson Tyrants of the Mellow Moon par

So we go for one more ride
And that's okay 'cause I did my time
But now I wait for another chance
When I will take everything I can

Oh, I can't wait
Oh, I can't wait
And I can't wait
Oh, baby, I can't wait

Here we are for the final time
And I hope you say that I made you laugh
Oh, I tried to make things right
Though it's hard, maybe I can for just one night
Though I never say the same thing twice
I will sigh one more time

Oh, I can't wait
And I can't wait
And I can't wait
Am I too late?

That's all I got, I let this song play out
But at the end, must let all songs die
So we watch for the Mellow Moon
But nobody cared as much as you

Tyrants of the Mellow Moon (Tyrants of the Mellow Moon)
How long do (How long?) stolen riches last? (Do stolen riches last?)
My darling, I (My darling) have killed for you (I have killed for you)
People in shadows (But don't worry, babe)
People with the ego to (People with the ego to)
Share their weird ideas with you (Share their opinions with you)
People that are brave, I will shame you (People that are brave, I will shame them)
Burning in the flames of grey-haired guilt (Burning in the flames of grey-haired guilt)
Black bird (Black bird), red eyes (Red eyes)
Flying in the (Flying in the chrome sky) chrome

Que racontent les paroles de la chanson Tyrants of the Mellow Moon de The Strokes ?

Un dernier tour de manège

Tout commence doucement, presque à voix basse. "So we go for one more ride" — on repart une dernière fois, comme si ça allait de soi, comme si on avait l'habitude de ces adieux qui n'en finissent pas. Avec The Strokes, on connaît cet endroit : cette zone floue entre la fin d'une soirée et la fin d'une époque, où les mots qu'on n'a jamais dits remontent à la surface.

Le narrateur a visiblement vécu quelque chose de lourd. Il a "fait son temps", selon ses propres mots. Maintenant il attend — "I can't wait", répété jusqu'à ce que la patience ressemble à de l'insupportable. Mais attendre quoi exactement ? Une deuxième chance, une rédemption, ou simplement que quelqu'un se souvienne de lui avec tendresse ? "I hope you say that I made you laugh" : c'est peut-être la ligne la plus désarmante du texte. Pas "je t'ai aimée", pas "j'étais là" — juste l'espoir d'avoir fait rire, une fois, au bon moment.

Quand la lune douce se met à mordre

Et puis quelque chose change. La chanson glisse. Ce qui ressemblait à une lettre d'adieu devient autre chose — plus étrange, plus menaçant. Les "Tyrants of the Mellow Moon" surgissent comme des figures d'un rêve qui tourne mal. La lune est douce, les tyrans sont réels. "How long do stolen riches last?" — combien de temps les richesses volées tiennent-elles ? La question flotte sans réponse. "I have killed for you", dit-il à une "darling" dont on ne sait plus si elle est une femme aimée ou une idée abstraite à laquelle il a tout sacrifié.

L'image finale — un oiseau noir aux yeux rouges filant dans un ciel de chrome — ne ressemble plus du tout au début du morceau. C'est une image froide, presque cinématographique, qui referme la chanson sur une ambiguïté totale. The Strokes réussissent ici quelque chose d'assez rare : partir d'une confession fragile et intime pour aboutir à quelque chose qui ressemble à un mythe personnel, avec ses ombres et ses règlements de compte. "Nobody cared as much as you", murmure-t-il au passage — et c'est peut-être tout ce qu'on retiendra.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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