Paroles de la chanson Lonely in the Future par
I did that yesterday, ah
I heard that years ago when I was a kid
I didn't want to do it years ago, but I did
I did that yesterday when I was a kid
Weekend, I like your outfit
YOLO, you only live once
Dude kept the beat as it was
John Legend, that's Josh Groban
I guess I'm flattered maybe
All good, we all steal, baby
Y'all ready for the next fad?
Chris Hedge is next
I did that yesterday, oh
I did that years ago when I was a kid
I heard that years ago when I was a kid
I didn't want to do it years ago, but I did
I did that yesterday when I was a kid
Weekend, I like your outfit
YOLO, you only live once
Dude kept the beat as it was
John Legend, that's Josh Groban
I guess I'm flattered maybe
All good, we all steal, baby
Y'all ready for the next fad?
Chris Hedge is next
I did that yesterday, oh
I did that years ago when I was a kid
I didn't want to do it yesterday, but I did
I did that yesterday when I was a kid
You don't get it, it's a pity
Maybe you'll catch up sooner
Rather than later, baby
It's lonely in the future
You don't get it, it's a pity
Maybe you'll catch up sooner
Rather than later, sorry
It's lonely in the
I heard that twenty fucking years ago, I did
Fantano word for word when I was a kid
Stick to the technical 'cause that's great
But you would not recognize art in any age
On the first date we had
I did that yesterday when I was a kid
You don't get it, it's a pity
Maybe you'll catch up sooner
Rather than later, baby
It's lonely in the future
You don't get it, it's a pity
Maybe you'll catch up sooner
Rather than later, sorry
It's lonely in the
I heard that twenty fucking years ago, I did
Fantano word for word when I was a kid
Stick to the technical 'cause that's great
But you would not recognize art in any age
On the first date we had
I jumped in the water, yeah
The costume is soaking wet
I'd like to dry it
Join me as I pray for the grace to be merciful
Help me not lay waste 'cause it's not their fault
I don't care, I don't care
Anybody try, name a place, I'm there
I wore that years ago, I did
I liked that years ago when I was a kid
And in a hundred thousand days from now, I'll say
"I did that yesterday when I was a kid"
The costume is soaking wet
I'd like to dry it
Join me as I pray for the grace to be merciful
Help me not lay waste 'cause it's not their fault
I don't care, I don't care
Anybody try, name a place, I'm there
I wore that years ago, I did
I liked that years ago when I was a kid
And in a hundred thousand days from now, I'll say
"I did that yesterday when I was a kid"
Que racontent les paroles de la chanson Lonely in the Future de The Strokes ?
Quand hier et demain se confondent
Il y a quelque chose de vertigineux à écouter "Lonely in the Future". Dès les premières secondes, Julian Casablancas pose une phrase qui semble anodine — "I did that yesterday when I was a kid" — mais qui se révèle, au fil des répétitions, de plus en plus troublante. Hier. Enfant. Les deux se superposent. Le temps se dérègle, et c'est exactement le point de départ de ce morceau étrange, foutraque en surface, douloureux en dessous.
La chanson ressemble d'abord à un collage un peu chaotique. Des noms surgissent sans prévenir — YOLO, Josh Groban comparé à John Legend, le critique YouTube Fantano cité mot pour mot. On pourrait croire à une liste aléatoire, mais c'est en réalité un musée des tendances passées, un inventaire de tout ce qui a été "le prochain grand truc" avant de devenir un souvenir. "Y'all ready for the next fad ?" lance le narrateur avec un sourire en coin — il connaît la réponse.
L'isolement de celui qui voit trop loin
Et puis arrive le refrain, et le ton change du tout au tout. "It's lonely in the future." Pas de cri, pas de lamento dramatique — juste ce constat froid, presque gêné. Voir les cycles se répéter avant que les autres ne les perçoivent, ça isole. "Maybe you'll catch up sooner / Rather than later, baby" : il y a dans cette formulation une tendresse maladroite, comme quelqu'un qui voudrait tendre la main mais ne sait pas comment.
L'attaque contre Fantano, elle, est moins tendre. "I heard that twenty fucking years ago" — la frustration explose brièvement, crue, avant de se préciser : le reproche n'est pas personnel, il est systémique. Ceux qui "stickent au technique" ratent l'art au moment où il naît. Toujours.
Une prière inattendue
Ce qui rend la chanson vraiment touchante, c'est sa fin. Après toute l'ironie, le narrateur se retrouve trempé — "I jumped in the water" — et demande la grâce d'être miséricordieux. "It's not their fault", dit-il de ceux qui ne comprennent pas encore. Cette capitulation douce, ce pardon presque malgré soi, transforme rétrospectivement tout le reste. Ce n'était pas de la supériorité. C'était de la solitude.
Il y a quelque chose de vertigineux à écouter "Lonely in the Future". Dès les premières secondes, Julian Casablancas pose une phrase qui semble anodine — "I did that yesterday when I was a kid" — mais qui se révèle, au fil des répétitions, de plus en plus troublante. Hier. Enfant. Les deux se superposent. Le temps se dérègle, et c'est exactement le point de départ de ce morceau étrange, foutraque en surface, douloureux en dessous.
La chanson ressemble d'abord à un collage un peu chaotique. Des noms surgissent sans prévenir — YOLO, Josh Groban comparé à John Legend, le critique YouTube Fantano cité mot pour mot. On pourrait croire à une liste aléatoire, mais c'est en réalité un musée des tendances passées, un inventaire de tout ce qui a été "le prochain grand truc" avant de devenir un souvenir. "Y'all ready for the next fad ?" lance le narrateur avec un sourire en coin — il connaît la réponse.
L'isolement de celui qui voit trop loin
Et puis arrive le refrain, et le ton change du tout au tout. "It's lonely in the future." Pas de cri, pas de lamento dramatique — juste ce constat froid, presque gêné. Voir les cycles se répéter avant que les autres ne les perçoivent, ça isole. "Maybe you'll catch up sooner / Rather than later, baby" : il y a dans cette formulation une tendresse maladroite, comme quelqu'un qui voudrait tendre la main mais ne sait pas comment.
L'attaque contre Fantano, elle, est moins tendre. "I heard that twenty fucking years ago" — la frustration explose brièvement, crue, avant de se préciser : le reproche n'est pas personnel, il est systémique. Ceux qui "stickent au technique" ratent l'art au moment où il naît. Toujours.
Une prière inattendue
Ce qui rend la chanson vraiment touchante, c'est sa fin. Après toute l'ironie, le narrateur se retrouve trempé — "I jumped in the water" — et demande la grâce d'être miséricordieux. "It's not their fault", dit-il de ceux qui ne comprennent pas encore. Cette capitulation douce, ce pardon presque malgré soi, transforme rétrospectivement tout le reste. Ce n'était pas de la supériorité. C'était de la solitude.