Paroles de la chanson Going to Babble On (traduction) par
[Couplet 1]
Parfois on a l'impression que le monde va trop vite
Personne ne se bat aussi dur que toi
Parfois ça se résume à un camp plus fort que l'autre, bébé
Bébé, certaines choses donnent 'impression qu'elles ne changeront jamais
Oublie ce qu'ils ont fait, yeah
Obéis à ce qu'ils disent, yeah
Dépose-le sur mon bureau à temps, yeah
J'ai des projets, je vais en ligne
On recommence
On recommence
Parfois on a l'impression que le monde va trop vite
Personne ne se bat aussi dur que toi
Parfois ça se résume à un camp plus fort que l'autre, bébé
Bébé, certaines choses donnent 'impression qu'elles ne changeront jamais
Oublie ce qu'ils ont fait, yeah
Obéis à ce qu'ils disent, yeah
Dépose-le sur mon bureau à temps, yeah
J'ai des projets, je vais en ligne
On recommence
On recommence
On recommence
On recommence
[Couplet 2]
C'est peut-être le moment que tu voies par toi-même pour une fois
Est-ce que quelqu'un veut savoir ce qui se passe ?
Puis-je m'en passer, si la foule ne m'importe pas ?
Parce que ça foutrait n'importe qui en l'air sans paroles à chanter
On recommence
On recommence
On recommence
[Pont]
On recommence
[Couplet 2]
C'est peut-être le moment que tu voies par toi-même pour une fois
Est-ce que quelqu'un veut savoir ce qui se passe ?
Puis-je m'en passer, si la foule ne m'importe pas ?
Parce que ça foutrait n'importe qui en l'air sans paroles à chanter
On recommence
On recommence
On recommence
[Pont]
Je ne vais pas m'étendre trop longtemps
Je ne veux pas radoter
Je suppose que c'est en retard
Je n'y avais pas bien réfléchi
C'est de là que viennent les larmes ?
Oublie que le film passe
Quelqu'un veut mon rôle
Ne sois pas émotif
[Couplet 3]
Oublie ce qu'ils ont fait, yeah
Obéis à ce qu'ils disent, yeah
Dépose-le sur mon bureau à temps, yeah
J'ai des projets d'aller en ligne, yeah
J'ai hâte de les regarder en face, yeah
J'y ai pensé toute la nuit, yeah
Ne fais jamais ce qu'ils disent, yeah
Ni même ce qu'ils ont fait
Je ne veux pas radoter
Je suppose que c'est en retard
Je n'y avais pas bien réfléchi
C'est de là que viennent les larmes ?
Oublie que le film passe
Quelqu'un veut mon rôle
Ne sois pas émotif
[Couplet 3]
Oublie ce qu'ils ont fait, yeah
Obéis à ce qu'ils disent, yeah
Dépose-le sur mon bureau à temps, yeah
J'ai des projets d'aller en ligne, yeah
J'ai hâte de les regarder en face, yeah
J'y ai pensé toute la nuit, yeah
Ne fais jamais ce qu'ils disent, yeah
Ni même ce qu'ils ont fait
[Outro]
On recommence
On recommence
Oh, on recommence
En finissant de la même façon qu'on a commencé, oh
Eh bien, je veux vraiment te remercier si je peux ce soir
Eh bien, ça compte énormément, tu me fais confiance une fois, aw, on repart de zéro
(Il ne fait que repartir de zéro)
(Il ne fait que repartir de zéro)
Que racontent les paroles de la chanson Going to Babble On (traduction) de The Strokes ?
Le vertige de celui qui tourne en rond
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans les premières secondes de "Going to Babble On" — cette impression que la chanson parle de vous, ou plutôt d'une version de vous que vous préféreriez ne pas reconnaître. Celle qui se lève le matin avec la vague certitude que le monde va trop vite, que les autres s'en sortent mieux, et que les règles du jeu ont été écrites par quelqu'un d'autre.
Un personnage pris dans l'engrenage
Julian Casablancas campe un anti-héros du quotidien, ni rebelle flamboyant ni victime résignée — juste quelqu'un qui tangue entre l'envie de se soustraire et l'impossibilité de le faire vraiment. Il y a dans "Got plans, I'm going online" une ironie douce-amère : la fuite, c'est internet. Pas la révolution, pas l'exil — juste un écran. La modernité comme seul horizon possible, et même ça, c'est déjà une forme de capitulation.
Ce qui rend le morceau attachant, c'est sa franchise désordonnée. Le passage "I won't go on too long / Don't wanna babble on / I didn't think it through" ressemble moins à des paroles écrites qu'à une pensée captée à la volée, mi-sincère mi-autodérisoire. Le personnage sait qu'il parle trop, qu'il s'égare, qu'il n'a pas vraiment de plan — et il le dit, avec ce naturel un peu désarmant qui a toujours été la marque des Strokes.
La boucle qui ne se ferme jamais
Puis vient ce finale qui change légèrement la lumière. "Well, it means the world, you trust me once" — une gratitude presque maladroite, comme si le personnage réalisait soudain qu'il n'est pas seul. Mais les voix qui murmurent en arrière-plan — "He's only starting over" — rappellent qu'on a déjà entendu cette promesse. Recommencer, oui. Mais recommencer quoi, exactement, et pour aller où ? La chanson s'achève sans répondre, et c'est peut-être là sa plus grande honnêteté.
Il y a quelque chose d'étrangement familier dans les premières secondes de "Going to Babble On" — cette impression que la chanson parle de vous, ou plutôt d'une version de vous que vous préféreriez ne pas reconnaître. Celle qui se lève le matin avec la vague certitude que le monde va trop vite, que les autres s'en sortent mieux, et que les règles du jeu ont été écrites par quelqu'un d'autre.
Un personnage pris dans l'engrenage
Julian Casablancas campe un anti-héros du quotidien, ni rebelle flamboyant ni victime résignée — juste quelqu'un qui tangue entre l'envie de se soustraire et l'impossibilité de le faire vraiment. Il y a dans "Got plans, I'm going online" une ironie douce-amère : la fuite, c'est internet. Pas la révolution, pas l'exil — juste un écran. La modernité comme seul horizon possible, et même ça, c'est déjà une forme de capitulation.
Ce qui rend le morceau attachant, c'est sa franchise désordonnée. Le passage "I won't go on too long / Don't wanna babble on / I didn't think it through" ressemble moins à des paroles écrites qu'à une pensée captée à la volée, mi-sincère mi-autodérisoire. Le personnage sait qu'il parle trop, qu'il s'égare, qu'il n'a pas vraiment de plan — et il le dit, avec ce naturel un peu désarmant qui a toujours été la marque des Strokes.
La boucle qui ne se ferme jamais
Puis vient ce finale qui change légèrement la lumière. "Well, it means the world, you trust me once" — une gratitude presque maladroite, comme si le personnage réalisait soudain qu'il n'est pas seul. Mais les voix qui murmurent en arrière-plan — "He's only starting over" — rappellent qu'on a déjà entendu cette promesse. Recommencer, oui. Mais recommencer quoi, exactement, et pour aller où ? La chanson s'achève sans répondre, et c'est peut-être là sa plus grande honnêteté.