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Paroles de la chanson Going to Babble On par The Strokes

Album : Reality Awaits

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Paroles de la chanson Going to Babble On par

(One, two, one, two, three, four)

Sometimes it feels like the world is just movin' too fast
No one is struggling as hard as you
Sometimes it comes down to one side's just stronger, baby
Some things, they feel like they just won't change

Forget the things that they did, yeah
Obey the words that they say, yeah
Get it on my desk on time, yeah
Got plans, I'm going online

Starting again
Starting again
Starting again
Starting again

Maybe it's time that you see for yourself for once
Doesn't anybody wanna know what's goin' on?
Can I go without if I don't care about the mob?
'Cause it would mess up anybody without words to sing along

Starting again
Starting again
Starting again

I won't go on too long
Don't wanna babble on
I guess it's overdue
I didn't think it through
Is that where tears are from?
Forget the movie's on
Somebody wants my role
Don't be emotional

Forget the things that they did, yeah
Obey the words that they say, yeah
Get it on my desk on time, yeah
Got plans on going online, yeah
Can't wait to look 'em in the face, yeah
I thought about it all night, yeah
Don't ever do as they say, yeah
Or even do as they did

Starting again
Starting again
Oh, we're starting again
Ending the same way that you began, oh

Well, I really wanna thank you if I can now tonight
Well, it means the world, you trust me once, aw, starting over
(He's always starting over)
(He's always starting over)

Que racontent les paroles de la chanson Going to Babble On de The Strokes ?

Le vertige de celui qui tourne en rond

Il y a quelque chose d'étrangement familier dans les premières secondes de "Going to Babble On" — cette impression que la chanson parle de vous, ou plutôt d'une version de vous que vous préféreriez ne pas reconnaître. Celle qui se lève le matin avec la vague certitude que le monde va trop vite, que les autres s'en sortent mieux, et que les règles du jeu ont été écrites par quelqu'un d'autre.

Un personnage pris dans l'engrenage

Julian Casablancas campe un anti-héros du quotidien, ni rebelle flamboyant ni victime résignée — juste quelqu'un qui tangue entre l'envie de se soustraire et l'impossibilité de le faire vraiment. Il y a dans "Got plans, I'm going online" une ironie douce-amère : la fuite, c'est internet. Pas la révolution, pas l'exil — juste un écran. La modernité comme seul horizon possible, et même ça, c'est déjà une forme de capitulation.

Ce qui rend le morceau attachant, c'est sa franchise désordonnée. Le passage "I won't go on too long / Don't wanna babble on / I didn't think it through" ressemble moins à des paroles écrites qu'à une pensée captée à la volée, mi-sincère mi-autodérisoire. Le personnage sait qu'il parle trop, qu'il s'égare, qu'il n'a pas vraiment de plan — et il le dit, avec ce naturel un peu désarmant qui a toujours été la marque des Strokes.

La boucle qui ne se ferme jamais

Puis vient ce finale qui change légèrement la lumière. "Well, it means the world, you trust me once" — une gratitude presque maladroite, comme si le personnage réalisait soudain qu'il n'est pas seul. Mais les voix qui murmurent en arrière-plan — "He's only starting over" — rappellent qu'on a déjà entendu cette promesse. Recommencer, oui. Mais recommencer quoi, exactement, et pour aller où ? La chanson s'achève sans répondre, et c'est peut-être là sa plus grande honnêteté.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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