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Paroles de la chanson Dine N'Dash (traduction) par The Strokes

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Paroles de la chanson Dine N'Dash (traduction) par

Fais ce que tu veux, tu peux partir quand tu veux
Pars si tu veux, mais je parie que tu ne le feras pas
Je vois ton problème, et ce n'est pas grand-chose à cacher
Trouve n'importe quel marin avec ce regard dans les yeux
S'ouvrir, mais personne ne s'en soucie vraiment

J'ai mal compris les mots d'un sage qui disait autrefois
« Les oiseaux du même plumage meurent ensemble »

On n'aurait jamais pu se le permettre
On dînait et on filait sans payer
Je passais toujours en dernier
Personne ne va me fouiller ce soir
Et je te donnerais la porte de sortie facile

Ça se passe bien

Je ne capitulerai pas
Quelque chose dans mon cerveau
Je ne les défendrai pas
Les mensonges que tu as dits aujourd'hui
Se battre pour l'avenir
Regarder les sorcières brûler
Je ne peux pas les défendre

Permission de parler ?
Permission de lancer ?
Permission de s'asseoir ?
Permission de mourir ?

Je l'assieds, je l'attache
Je lui fais cracher le morceau, voilà
Je lui défonce le crâne jusqu'à ce qu'il soit par terre
Jusqu'à ce que sa famille le pleure
Je lui tirerais dessus maintenant s'il était là
Je lui trancherais la gorge d'une oreille à l'autre
Mais j'ai juré de mener une vie de paix
Comment réconcilier cette bête en moi ?

On n'aurait jamais pu se le permettre
Alors on dînait et on filait sans payer
Je passais toujours en dernier
Personne ne va me fouiller ce soir
Et je te donnerais la porte de sortie facile
On n'aurait jamais pu se le permettre
On dînait et on filait sans payer
Je passais toujours en dernier
Personne ne va me fouiller ce soir
Et je te donnerais la porte de sortie facile

Dis, dis ce que tu veux, c'est bon
Un à la fois, on naît
Plus rien n'est hors de question désormais
La vie, la vie n'est pas ce qu'ils ont enseigné
Oh merde, je suis à court de munitions
Un sur un million, c'est sûr
Dis, je crois que j'ai des préjugés
Parce que ta tête ne me revient pas
Avec le temps, je l'accepterai quand même
Je suppose, comme un animal, c'est acceptable ? Je sais
Dis que tu le veux, dis que tu le veux

Je crois que c'est… je crois que c'est le minimum soft
Et tu peux aller plus fort si tu veux mais c'est le minimum soft

Que racontent les paroles de la chanson Dine N'Dash (traduction) de The Strokes ?

Quand on s'échappe avant l'addition

Il y a quelque chose d'étrangement familier dans cette ouverture : « Do what you will, you can leave when you want » — tu peux faire ce que tu veux, partir quand tu veux. Pas une invitation. Plutôt le genre de phrase qu'on dit quand on sait déjà que l'autre va partir, et qu'on essaie de reprendre la main sur une situation qui nous échappe. Les Strokes déposent ça en quelques mots, et la chanson est déjà en mouvement.

L'art de disparaître sans payer

Dine N'Dash, c'est cette vieille technique de survie urbaine — commander, manger, s'évaporer avant que l'addition n'arrive. Dans la chanson, l'image déborde vite de son sens littéral pour décrire une relation entière. Quelqu'un prend, quelqu'un donne, et celui qui reste à la table à la fin, c'est toujours le même. Le narrateur le sait, il l'accepte presque — il passerait en dernier, offrirait « la solution de facilité ». Il y a là une tendresse blessée, le genre d'attachement qui ressemble à de la générosité mais qui est peut-être juste de la résignation.

L'album intérieur d'une rage difficile à tenir

Puis la chanson bascule. Sans prévenir. On se retrouve dans un monologue d'une violence sèche, presque clinique — des images de corps, de sang, de famille en deuil — avant que la voix ne se reprenne brusquement : « But I have sworn a life of peace / How can I reconcile this beast? » (« Mais j'ai juré une vie de paix / Comment réconcilier cette bête ? »). C'est le moment le plus honnête du morceau. Pas une apologie, pas une posture : juste quelqu'un qui regarde en face ce qu'il porte en lui et qui ne sait pas quoi en faire.

La fin du texte se disperse, comme si la chanson elle-même renonçait à tenir debout. Des permissions demandées dans le vide — parler, s'asseoir, mourir — un aveu de préjugé formulé avec une lucidité presque comique, et cette dernière phrase murmurée, technique, qui sort complètement du cadre. Comme si quelqu'un avait oublié de couper l'enregistrement. Ou comme si c'était voulu. Avec les Strokes, on ne sait jamais vraiment.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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