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Paroles de la chanson Jealous Lover par

Listen to me
Yeah, yeah

You said you'd let me live my life
No fetters and no chains
I believed your every word
Now your tune has changed
One day after coffee
You fixed me with a stare
And said where were you on Friday night?
Tell me who was there?

Well the only problem is
Well the only problem is
You're such a part of me

Hands off jealous lover
Please let me be
And you pray like a mantis
You're emerald green
Hands off jealous lover
The joke's right on me
You're clinging like ivy
You're choking a tree

We were once so generous
Sharing secrets of the heart
Now the fruit is turning sour
Got a bad taste in my mouth
You can't control the ocean
You can't control the waves
You can't control the shadows
Flickering in my cave

'Cause there's just one thing
Well there's just one thing
They'll only be a half of me, yeah

Hands off jealous lover
Please let me be
Your eyes full of envy
And you're emerald green
Hands off jealous lover
Your words harsh and mean
You pray like a mantis
You're feeding off me

Let it go, let it go, let it go, now
Let it go, let it go, let it go, now
Come on
(Let it go, let it go, let it go)
Hand off me
(Let it go, let it go, let it go)
You got to let me go baby
Let it go, let it go, let it go
Let it go, let it go, let it go
Come on, come on baby

Hands off jealous lover
Please let me be
And you pray like a mantis
You're emerald green
Hands off jealous lover
The joke's right on me
The pearls 'round your neck
They don't make you a queen
Hands off jealous lover
Please let me be
Your eyes are so cutting
You're my own guillotine
Hands off jealous lover
Your words harsh and mean
You pray like a mantis
You're feeding off me

Que racontent les paroles de la chanson Jealous Lover de The Rolling Stones ?

Quand l'amour se referme comme un piège

Il y a quelque chose de particulièrement insidieux dans la jalousie telle que les Rolling Stones la décrivent ici : elle ne débarque pas dans un éclat de rage, elle s'installe un matin banal, autour d'une tasse de café, avec un regard fixe et une question qui ressemble à une accusation. "Where were you on Friday night?" — trois mots, et toute la dynamique d'une relation bascule.

Le portrait d'une emprise qui grandit dans le silence

La chanson raconte une métamorphose. Au début, il y avait de la générosité, des secrets partagés, une promesse de liberté. Et puis quelque chose a tourné — "the fruit is turning sour" — doucement, sans qu'on s'en aperçoive vraiment, comme la moisissure qui gagne. Ce que les Stones réussissent ici, c'est de montrer comment une relation peut se retourner contre elle-même sans qu'il y ait eu un événement précis, un point de rupture clair. Juste une accumulation. Un regard de trop. Une question de trop. Et soudain, l'autre est partout, comme le lierre sur l'arbre — beau, peut-être, mais en train d'étouffer.

Les images qui restent sous la peau

Ce qui frappe dans ce texte, c'est la violence contenue dans les métaphores. La mante religieuse qui prie — et qui dévore. Les perles autour du cou qui "ne font pas une reine". Et puis cette image finale, la plus dure : "you're my own guillotine". On n'est plus dans la métaphore florale, on est dans le tranchant pur. Pourtant, le narrateur ne part pas. Il supplie — "please let me be", encore et encore, jusqu'à ce "let it go" répété comme une litanie d'épuisement total. Ce n'est pas un homme en colère qui chante. C'est quelqu'un qui se noie lentement et qui appelle à l'aide sans être certain que l'autre entende — ou qu'elle veuille entendre. Dans l'univers des Stones, les histoires d'amour ont rarement une issue propre. Celle-ci ne fait pas exception.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

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