Paroles de la chanson Self Aware par
Oh (Oh)
No smoke with no fire
No silence if there's no sound
One way or another
You're going to put me out
Drinks flowing like water
Too drunk to turn off the light
Stay under the covers (Oh)
Who knows how we'll end the night
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
When you tell me that you love me
No smoke with no fire
No silence if there's no sound
One way or another
You're going to put me out
Drinks flowing like water
Too drunk to turn off the light
Stay under the covers (Oh)
Who knows how we'll end the night
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
When you tell me that you love me
I wish that I could lie
But my mind gets in the way
I know you think that I'm
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Mood swings like the weather
Body's under pressure
Oh, I love the way you're using your imagination
Laws of attraction
Put 'em into practice (Oh)
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
But my mind gets in the way
I know you think that I'm
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Mood swings like the weather
Body's under pressure
Oh, I love the way you're using your imagination
Laws of attraction
Put 'em into practice (Oh)
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
When you tell me that you love me
I wish that I could lie
But my mind gets in the way
I know you think that I'm
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
When you tell me that you love me (Oh)
I wish that I could lie
But my mind gets in the way
I wish that I could lie
But my mind gets in the way
I know you think that I'm
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Just don't hang your hopes on me
I wanna feel something
God, you look so pretty
When you tell me that you love me (Oh)
I wish that I could lie
But my mind gets in the way
I know you think that I'm
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Always way too self-aware
Oh, we could never be together
But it's nice to play pretend
I wish that I could lie
But I'm way too self-aware
Que racontent les paroles de la chanson Self Aware de Temper City ?
Une nuit qui ne demande qu'à durer
Il y a ces soirées où tout conspire à faire oublier ce qu'on sait. L'alcool coule, les lumières restent allumées parce que personne ne veut mettre fin à l'illusion, et quelqu'un en face de toi dit des choses que tu aimerais pouvoir croire. Temper City commence Self Aware exactement là — dans cette heure floue entre l'euphorie et la conscience qui refuse de lâcher prise.
On est happé dès les premières mesures par une atmosphère à la fois chaude et légèrement mélancolique. La musique enveloppe, mais les mots, eux, gardent les yeux ouverts. Le narrateur se laisse porter par la nuit — "stay under the covers" (rester sous les draps), laisser les choses se dérouler — mais quelque chose en lui regarde la scène de l'extérieur, comme un observateur de sa propre vie.
Quand la tête sabote le cœur
C'est ce regard-là qui fait tout le sel du morceau. La personne en face est belle, sincère, elle dit "je t'aime" et ça résonne. Mais au lieu de se laisser aller, le narrateur sent son esprit s'interposer, analyser, calculer les probabilités d'un futur qui ne viendra pas. "Oh, we could never be together / But it's nice to play pretend" — on ne pourra jamais vraiment être ensemble, mais c'est agréable de faire semblant. Ces deux lignes résument une expérience que beaucoup ont vécue sans jamais trouver les mots pour la dire.
Il ne s'agit pas d'indifférence. Le désir est bien là, presque douloureux — "I wanna feel something" (je veux ressentir quelque chose) est peut-être l'aveu le plus honnête de tout le texte. Ce n'est pas qu'il ne ressent rien : c'est qu'il ressent trop clairement les limites de ce que cette nuit peut devenir.
L'honnêteté comme fardeau
Temper City réussit quelque chose d'assez rare : rendre la lucidité émouvante plutôt qu'agaçante. Le narrateur aurait pu mentir — à l'autre, à lui-même. Il ne le fait pas, non par vertu, mais parce qu'il en est structurellement incapable. "Mood swings like the weather / Body's under pressure" (des sautes d'humeur comme la météo, un corps sous pression) — tout est instable, tout est en mouvement, sauf cette conscience aiguë de ce qui est possible et de ce qui ne l'est pas. Self Aware laisse une impression étrange : celle d'une chanson qui te dit adieu avant même que tu aies eu le temps de vraiment arriver.
Il y a ces soirées où tout conspire à faire oublier ce qu'on sait. L'alcool coule, les lumières restent allumées parce que personne ne veut mettre fin à l'illusion, et quelqu'un en face de toi dit des choses que tu aimerais pouvoir croire. Temper City commence Self Aware exactement là — dans cette heure floue entre l'euphorie et la conscience qui refuse de lâcher prise.
On est happé dès les premières mesures par une atmosphère à la fois chaude et légèrement mélancolique. La musique enveloppe, mais les mots, eux, gardent les yeux ouverts. Le narrateur se laisse porter par la nuit — "stay under the covers" (rester sous les draps), laisser les choses se dérouler — mais quelque chose en lui regarde la scène de l'extérieur, comme un observateur de sa propre vie.
Quand la tête sabote le cœur
C'est ce regard-là qui fait tout le sel du morceau. La personne en face est belle, sincère, elle dit "je t'aime" et ça résonne. Mais au lieu de se laisser aller, le narrateur sent son esprit s'interposer, analyser, calculer les probabilités d'un futur qui ne viendra pas. "Oh, we could never be together / But it's nice to play pretend" — on ne pourra jamais vraiment être ensemble, mais c'est agréable de faire semblant. Ces deux lignes résument une expérience que beaucoup ont vécue sans jamais trouver les mots pour la dire.
Il ne s'agit pas d'indifférence. Le désir est bien là, presque douloureux — "I wanna feel something" (je veux ressentir quelque chose) est peut-être l'aveu le plus honnête de tout le texte. Ce n'est pas qu'il ne ressent rien : c'est qu'il ressent trop clairement les limites de ce que cette nuit peut devenir.
L'honnêteté comme fardeau
Temper City réussit quelque chose d'assez rare : rendre la lucidité émouvante plutôt qu'agaçante. Le narrateur aurait pu mentir — à l'autre, à lui-même. Il ne le fait pas, non par vertu, mais parce qu'il en est structurellement incapable. "Mood swings like the weather / Body's under pressure" (des sautes d'humeur comme la météo, un corps sous pression) — tout est instable, tout est en mouvement, sauf cette conscience aiguë de ce qui est possible et de ce qui ne l'est pas. Self Aware laisse une impression étrange : celle d'une chanson qui te dit adieu avant même que tu aies eu le temps de vraiment arriver.