Paroles de la chanson Enfin Bon par
Enfin Bon
J'ai demandé à mon père,
Pourquoi tu l'aimes plus maman ?
Elle est plus jolie qu'à l'hiver passé,
Mais tu le vois plus apparemment,
J'ai demandé à mon père,
Si dans son petit appartement,
Il imaginait la voir passer,
S'empiffrer de médicaments,
C'est là que j'ai compris que mon père,
Lui non plus n'y comprend rien,
N'avait ni l'art ni la manière,
De prendre un cœur puis d'en prendre soin,
J'ai demandé à mon père,
Pourquoi tu l'aimes plus maman ?
Elle est plus jolie qu'à l'hiver passé,
Mais tu le vois plus apparemment,
J'ai demandé à mon père,
Si dans son petit appartement,
Il imaginait la voir passer,
S'empiffrer de médicaments,
C'est là que j'ai compris que mon père,
Lui non plus n'y comprend rien,
N'avait ni l'art ni la manière,
De prendre un cœur puis d'en prendre soin,
Enfin Bon,
J'ai demandé à ma maman,
Pourquoi tu l'aimes plus vraiment,
Il est plus joli qu'à l'hiver passé,
Dommage qu'il rêvait du printemps,
J'ai demandé à ma maman,
Qui sont les méchants parasites,
S'aimer 30 ans à quoi ça sert ?
Si c'est pour s'oublier si vite,
C'est là que j'ai compris que ma mère,
N'est pas seulement ma mère,
C'est une femme et je l'oublie souvent,
Qu'y a pas que moi dans son univers,
Enfin Bon,
J'ai demandé à ma maman,
Pourquoi tu l'aimes plus vraiment,
Il est plus joli qu'à l'hiver passé,
Dommage qu'il rêvait du printemps,
J'ai demandé à ma maman,
Qui sont les méchants parasites,
S'aimer 30 ans à quoi ça sert ?
Si c'est pour s'oublier si vite,
C'est là que j'ai compris que ma mère,
N'est pas seulement ma mère,
C'est une femme et je l'oublie souvent,
Qu'y a pas que moi dans son univers,
Enfin Bon,
Je me suis demandé à moi-même,
Dans mon trop grand appartement,
Si je trouve quelqu'un à l'hiver,
Restera-t-elle jusqu'au printemps ?
Comme j'en ai voulu à mon père,
De m'avoir fait croire, longtemps,
Que l'amour était éternel,
C'est que des histoires pour enfant,
On se voit demain pour mes 30 ans,
Enfin Bon
Dans mon trop grand appartement,
Si je trouve quelqu'un à l'hiver,
Restera-t-elle jusqu'au printemps ?
Comme j'en ai voulu à mon père,
De m'avoir fait croire, longtemps,
Que l'amour était éternel,
C'est que des histoires pour enfant,
On se voit demain pour mes 30 ans,
Enfin Bon
Que racontent les paroles de la chanson Enfin Bon de TeddyBear ?
L'hiver qui n'en finit pas
Il y a des chansons qui commencent par une question d'enfant et qui finissent par vous laisser avec les questions d'un adulte. "Enfin Bon" de TeddyBear est de celles-là. Dès les premiers vers, on est assis quelque part entre deux âges, à essayer de comprendre quelque chose que personne n'a jamais vraiment su expliquer.
Une enquête de famille
Le narrateur mène son enquête. Il interroge son père d'abord — pourquoi il n'aime plus la mère, alors qu'"elle est plus jolie qu'à l'hiver passé". C'est une observation d'enfant, presque naïve dans sa logique, mais qui cache une douleur bien réelle. On comprend vite que quelque chose de grave s'est passé, que la mère souffre, que le père est parti dans son petit appartement et ne voit plus rien. Le fils, lui, voit tout. Il voit trop. Alors il pose les questions que les adultes évitent, et chaque réponse le fait grandir un peu plus vite qu'il ne le voudrait.
Puis c'est au tour de la mère d'être interrogée. Et là, quelque chose se retourne doucement dans le texte : le narrateur réalise qu'il a toujours regardé sa mère comme "sa" mère, pas comme une femme à part entière avec ses propres blessures, ses propres manques. "C'est une femme et je l'oublie souvent" — cette ligne, simple et directe, dit une maturité qui arrive au mauvais moment, comme toutes les vraies maturités.
Trente ans et les illusions qui s'effondrent
La dernière strophe est celle qui fait mal. Le fils se retrouve seul dans un appartement trop grand — écho direct à celui du père — et se demande si lui aussi saura garder quelqu'un jusqu'au printemps. L'hiver revient comme une métaphore filée tout au long du morceau, saison de la froideur et du retrait, tandis que le printemps reste cette promesse qui ne vient jamais vraiment. La veille de ses 30 ans, il comprend que son père lui a menti — pas par malice, mais parce qu'on ment tous aux enfants sur l'amour. Le "Enfin Bon" final tombe comme une résignation teintée d'ironie douce, une façon de dire qu'on a compris, qu'on accepte, même si ça fait encore un peu mal.
Il y a des chansons qui commencent par une question d'enfant et qui finissent par vous laisser avec les questions d'un adulte. "Enfin Bon" de TeddyBear est de celles-là. Dès les premiers vers, on est assis quelque part entre deux âges, à essayer de comprendre quelque chose que personne n'a jamais vraiment su expliquer.
Une enquête de famille
Le narrateur mène son enquête. Il interroge son père d'abord — pourquoi il n'aime plus la mère, alors qu'"elle est plus jolie qu'à l'hiver passé". C'est une observation d'enfant, presque naïve dans sa logique, mais qui cache une douleur bien réelle. On comprend vite que quelque chose de grave s'est passé, que la mère souffre, que le père est parti dans son petit appartement et ne voit plus rien. Le fils, lui, voit tout. Il voit trop. Alors il pose les questions que les adultes évitent, et chaque réponse le fait grandir un peu plus vite qu'il ne le voudrait.
Puis c'est au tour de la mère d'être interrogée. Et là, quelque chose se retourne doucement dans le texte : le narrateur réalise qu'il a toujours regardé sa mère comme "sa" mère, pas comme une femme à part entière avec ses propres blessures, ses propres manques. "C'est une femme et je l'oublie souvent" — cette ligne, simple et directe, dit une maturité qui arrive au mauvais moment, comme toutes les vraies maturités.
Trente ans et les illusions qui s'effondrent
La dernière strophe est celle qui fait mal. Le fils se retrouve seul dans un appartement trop grand — écho direct à celui du père — et se demande si lui aussi saura garder quelqu'un jusqu'au printemps. L'hiver revient comme une métaphore filée tout au long du morceau, saison de la froideur et du retrait, tandis que le printemps reste cette promesse qui ne vient jamais vraiment. La veille de ses 30 ans, il comprend que son père lui a menti — pas par malice, mais parce qu'on ment tous aux enfants sur l'amour. Le "Enfin Bon" final tombe comme une résignation teintée d'ironie douce, une façon de dire qu'on a compris, qu'on accepte, même si ça fait encore un peu mal.