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Paroles de la chanson 야채 싫어 송 (Hate Veggie Song) par

Danggeun sireo, oi sireo, gaji sireo
Daepa sireo, yangpa sireo, pimang sireo
Sangchu sireo, gochu sireo, baechu sireo
Jeongmal sireo, wanjeon sireo, yachae sireo

Wandukongeun meorireul kong jwieobakgo sipeo (Uh)
Yangpa nyeoseok nunmullyeongi naegen an tonghae (Yeah)
Danggeuneun an dangyeonhae (Uh), yeongeuneun gungminyeongeum (Uh)
Cheonggyeongchaeneun nugu? Oi-oi, oineun an meongneundagu
Gaji nom gajigaji jinjja ssagaji (Gaji)
Ne namchin meori moyang wanjeon broccoli (Broccoli)
Pimangeun pi mat naji (Huh), tomato, to mat, to mat (Yeah, yeah)
Yangbaechuneun nugu? Geugeo joseho nimdo an sseuneunde

Nan yachaega miwo
Ah, ne yachae sileo
Hajiman manduneun masisseo

Danggeun sireo, oi sireo, gaji sireo
Daepa sireo, yangpa sireo, pimang sireo
Sangchu sireo, gochu sireo, baechu sireo
Jeongmal sireo, wanjeon sireo, yachae sireo

Hwanan eomma nunbit
Nae pokeuneun tteolligo
Eokjiro samkigon
"Masisseo"

Que racontent les paroles de la chanson 야채 싫어 송 (Hate Veggie Song) de Soyeon ?

Ce que tout enfant a pensé très fort sans jamais oser le dire

Il y a quelque chose de jouissif à entendre une artiste énoncer, avec tout le sérieux du monde, une liste complète de légumes détestés. Carotte. Concombre. Aubergine. Poireau. Oignon. Poivron. Laitue. Piment. Chou. Rien n'est oublié, rien n'est épargné. Soyeon, figure créative de (G)I-DLE, embrasse ici un genre qu'on pourrait appeler l'absurde assumé — et elle le fait avec une précision chirurgicale.

Un procès en règle, légume par légume

Le couplet qui suit ce premier réquisitoire est une cascade de jeux de mots coréens qui donnent à chaque légume le procès qu'il mérite. L'oignon est un "espèce de pleurnicheur" auquel la narratrice refuse toute clémence. Le brocoli ressemble à la coiffure de l'ex. Le tomate — "to mat, to mat" — est épinglé phonétiquement comme quelque chose d'insipide. Et le chou blanc ? Même "Joseon Ho-nim" — référence à un personnage coréen symbolisant le ringard absolu — n'en voudrait pas. Chaque attaque est rapide, drôle, précise. On est dans un rap de cour de récré, mais écrit avec la plume d'une vraie compositrice.

La mère, la fourchette, et la défaite

Et puis vient la capitulation. D'abord, une concession presque honteuse : les raviolis aux légumes, eux, sont délicieux. Puis la scène finale, que des millions de personnes reconnaîtront instantanément — le regard noir de la mère, la fourchette qui tremble dans la main de l'enfant, et ce "c'est bon" marmonné la bouche pleine, arraché par la contrainte. Toute la rébellion s'effondre en quelques secondes. La chanson se termine là, sur cet aveu silencieux que la guerre contre les légumes est une guerre perdue d'avance — et que, quelque part, on le savait depuis le début.

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