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Paroles de la chanson Constant Companion par

I'll bury the bodies with you
Now I forgive you, it's time to ride out
We're getting away-way-way-way-way from the city, mm
Unfamiliar faces at the bar
We drink to the rhythm of the swinging doors
It's going down, down, down, down, down like the rapids of the holy Hudson River

I can be the razor in your hat
You can be the blade that's got my back
And when the good old darkness comes
I will keep you safe within my arms, oh

'Cause you
You are my constant companion
You know it's true
Those silhouettes seen drifting through the canyon
Four guns hang on the sides of two white stallions

Let's ride into the sun and watch it burn, burn, burn, burn, burn
Burn, burn, burn, burn, burn

Can you hear them comin' in the distance?
The hunter's drumming hooves stalk our dreams
A love like ours don't have four walls or fences
'Cause all we need, all we need

Is somewhere safe to rest our head at night, mm
Underneath a tapestry of stars
All you are is all I need
Home's the light that shines within your eye, oh

'Cause you
You are my constant companion, oh
You know it's true
Those silhouettes seen drifting through the canyon

Let's ride into the sun and watch it burn, burn, burn, burn, burn
Burn, burn, burn, burn, burn, oh

Oh, oh, oh, oh, oh

'Cause you
You are my constant companion, oh
You know it's true
Those silhouettes seen drifting through the canyon
Four guns hang on the sides of two white stallions

Let's ride into the sun and watch it burn, burn, burn, burn, burn
Burn, burn, burn, burn, burn

Que racontent les paroles de la chanson Constant Companion de Sam Smith ?

Deux silhouettes dans le canyon

Imagine la scène : deux cavaliers sur des chevaux blancs, leurs ombres projetées dans la poussière d'un canyon à l'heure où le soleil commence à rougir. C'est l'image que Sam Smith plante dans l'esprit dès le refrain de "Constant Companion", et elle ne lâche plus. On est loin des hôtels vides et des cœurs brisés des premiers albums — ici, quelque chose s'est allumé.

Fuir ensemble pour mieux se retrouver

La chanson démarre comme une évasion. On quitte la ville, on laisse derrière soi les visages anonymes des bars, la routine qui use. Ce n'est pas une rupture, c'est un départ choisi à deux. Et le premier vers — "I'll bury the bodies with you" — donne le ton d'emblée : pas de demi-mesures, pas de conditions. Cet amour-là est du genre à tout assumer, même le pire. On pense à Bonnie and Clyde, aux amants maudits du cinéma américain, à cette romance qui se joue en dehors des règles établies. Mais contrairement aux fugitifs tragiques, ces deux-là ne semblent pas poursuivis par le malheur — ils courent vers quelque chose, pas loin de quelque chose.

Il y a une tension dans le deuxième couplet, quand les sabots des chasseurs résonnent au loin ("the hunter's drumming hooves stalk our dreams"), mais même cette menace ne suffit pas à briser l'élan. Parce que la sécurité, dans cette chanson, n'est pas une question de murs ou de territoire. Elle se résume à une nuit sous un ciel étoilé, "underneath a tapestry of stars", la tête posée quelque part de sûr.

Brûler dans la lumière

Ce qui rend le morceau étrange et beau à la fois, c'est cette invitation finale à regarder le soleil brûler — "let's ride into the sun and watch it burn". Il y a quelque chose de volontairement excessif là-dedans, une ivresse qui frôle l'autodestruction. Mais Sam Smith le chante avec une légèreté qui transforme la combustion en célébration. Brûler ensemble, c'est aussi être pleinement vivant ensemble. "Constant Companion" finit par raconter ça : que la vraie demeure, ce n'est pas un endroit, c'est une personne.

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