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Paroles de la chanson Baba ccix (traduction) par

[Refrain]
Ah ya baba cheikh
Cette année, elle est différente
Ah ya baba cheikh
Que Dieu le veuille

[Couplet 1]
Allez les jeunes, en avant
Les épreuves, on les a endurées
Les âmes se sont consumées
Les enfants de Tamazgha
La JSK de la joie
A gagné, elle efface les pertes

[Refrain]
Ah ya baba cheikh
Cette année, elle est différente
Ah ya baba cheikh
Que Dieu le veuille

[Couplet 2]
Le ciel va s'embraser
Les étoiles vont s'illuminer
L'adversaire qui se vantait
S'est retrouvé à terre
On a oublié qui ils étaient
Ce sont tous des enfants amazighs

[Refrain]
Ah ya baba cheikh
Cette année, elle est différente
Ah ya baba cheikh
Que Dieu le veuille

[Couplet 3]
La Kabylie se réjouit
Elle chasse les doutes
La victoire et le sourire
Pour Tamazgha, le soleil s'est levé
La JSK a gagné
Vers le Djurdjura, ils trinquent à la coupe

[Refrain]
Ah ya baba cheikh
Cette année, elle est différente
Ah ya baba cheikh
Que Dieu le veuille

[Couplet 4]
On a fait trembler les montagnes
Toutes les tribus ont répondu présent
Ils sont entrés sur le terrain
Sans pitié, sans merci
La JSK s'est envolée
Applaudissez, ô jeunes gens

[Refrain]
Ah ya baba cheikh
Cette année, elle est différente
Ah ya baba cheikh
Que Dieu le veuille

Que racontent les paroles de la chanson Baba ccix (traduction) de Mohamed Allaoua ?

Quand la montagne descend fêter la coupe

Imaginez les crêtes du Djurdjura illuminées un soir de victoire, les villages qui résonnent, les hommes qui frappent dans leurs mains en chœur. C'est exactement cette image que Mohamed Allaoua convoque dans "Baba ccix", chanson dédiée à la JSK, la Jeunesse Sportive de Kabylie, club de football et symbole vivant de toute une identité berbère.

Dès les premières secondes, le refrain s'impose comme une incantation : "Ah ya baba ccix / Asegwas agi attnawi" — "Ah, ô père cheikh / Cette année encore". On n'est plus vraiment dans une chanson de stade. On est dans quelque chose de plus ancien, qui ressemble à une prière, à un vœu adressé au ciel autant qu'aux joueurs. La formule "Ma yebɣa sidi rebbi" — "si Dieu le veut" — revient comme un souffle entre chaque couplet, rappelant que la victoire, ici, est aussi une affaire spirituelle.

La fête qui unit les tribus

Allaoua raconte la victoire avec des images qui débordent largement le rectangle vert. Les enfants de Tamazgha — ce grand pays imaginaire et réel à la fois où vivent les Amazighs — sont célébrés comme des héros du peuple. La Kabylie "teks lweswas", elle chasse ses doutes. Le soleil se lève sur Tamazgha. Et quand les montagnes tremblent et que toutes les tribus convergent "ar w-annar", vers l'arène, on comprend que le match était bien plus qu'un match.

Une voix pour tout un peuple

Ce qui rend ce texte particulier, c'est cette façon de faire tenir ensemble le sacré et le populaire, la joie simple du foot et la fierté profonde d'une culture. Mohamed Allaoua, avec sa sensibilité propre à la chanson kabyle, transforme un hymne sportif en quelque chose qui ressemble à une déclaration d'existence. "Wtet afus a yarrac" — "Applaudissez, les enfants" — lance-t-il en fin de couplet, et on a envie de s'y joindre, même sans connaître un mot de tamazight.

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