Aller au contenu principal

Paroles de la chanson Rip Out Your Eyes par Marino

Voir les prochains concerts de David Marino

Réserver

Paroles de la chanson Rip Out Your Eyes par

I wanna rip out your eyes and put them inside my skull
Maybe then you'd see my life and wouldn't be so damn cold
You think being me's easy (Easy)
You never see me really (Really)
I wanna rip out my eyes and put them in your perfect skull

One, two, three, four

I'm a mess
I procrastinate my whole life away laying in bed
Just scrolling on my phone tryna forget about the stress
My teachers said I'm lazy and I never tried my best
But I swear, if they felt how I feel, they'd learn to judge me less

I wanna rip out your eyes and put them inside my skull
Maybe then you'd see my life and wouldn't be so damn cold
You think being me's easy? (Easy)
You never see me really (Really)
I wanna rip out my eyes and put them in your perfect skull

And if your eyes aren't enough
Let's cut my veins and see the venom deep inside
Running up into my brain
No, I'm not kidding, I'm alive
But I'm barely hanging on
Most days, I feel like giving up
But I keep going, hoping that my life won't always have to suck
But it feels like every year I'm here, it gets a little worse
Like the pain just keeps on building
I swear, one day, I'ma burst
And I've tried my best to be better, but it just doesn't work
No, I promise I'm not lying
Let me show you that it hurts

I wanna rip out your eyes and put them inside my skull
Maybe then you'd see my life and wouldn't be so damn cold
You think being me's easy? (Easy)
You never see me really (Really)
I wanna rip out my eyes and put them in your perfect skull

Que racontent les paroles de la chanson Rip Out Your Eyes de Marino ?

Quand la douleur cherche un témoin

Il y a des chansons qui demandent à être écoutées et d'autres qui exigent d'être ressenties. "Rip Out Your Eyes" appartient à la deuxième catégorie. Dès les premières secondes, Marino pose une image qui dérange : arracher des yeux, les transplanter, forcer l'autre à voir depuis l'intérieur d'une vie qui déborde. C'est violent, c'est désespéré, et c'est exactement le point.

Une vie qui s'effiloche en silence

La chanson raconte quelqu'un qui s'est longtemps tu. Pas par choix, mais parce que personne n'a vraiment regardé. Dans le couplet central, Marino dresse un portrait d'une banalité presque douloureuse — rester au lit, scroller sans fin, essayer d'oublier la pression. "My teachers said I'm lazy" ("Mes profs disaient que j'étais fainéant") : une phrase courte qui porte des années de mauvaise foi institutionnelle. Derrière l'élève qui ne fait pas ses efforts, il y a quelqu'un qui porte quelque chose que personne n'a pris la peine de nommer.

Ce qui rend le morceau particulièrement saisissant, c'est la façon dont il escalade progressivement. On commence dans le quotidien épuisant, et puis la chanson glisse vers quelque chose de plus lourd — "I'm barely hanging on", "Most days, I feel like giving up" ("La plupart des jours, j'ai envie d'abandonner"). Ce n'est plus de la frustration ordinaire. C'est un aveu fait à demi-voix, comme si Marino testait jusqu'où il peut aller sans que quelqu'un coupe court.

L'impasse de l'incompréhension

Ce qui reste après l'écoute, c'est ce refrain obsessionnel — l'idée que l'empathie ne peut pas s'enseigner, qu'elle doit s'expérimenter. "Let me show you that it hurts" ("Laisse-moi te montrer que ça fait mal") : la dernière supplique d'un texte qui n'attend plus vraiment de réponse, mais qui a besoin d'être dit quand même. Marino ne cherche pas la pitié. Il cherche juste quelqu'un qui regarde vraiment.

Paroles.net dispose d'un accord de licence de paroles de chansons avec la Société des Editeurs et Auteurs de Musique (SEAM)

Sélection du moment