Paroles de la chanson therapist par
My therapist is on vacation, so nothing's stopping me from saying
"Come over, I miss you, bring all of your issues"
My therapist is on vacation, so our bodies conversating
It's midnight, I miss you, the breakup continues
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, feel too loved, feel too loved
'Cause when I do, I open up, open to feel too much
"Come over, I miss you, bring all of your issues"
My therapist is on vacation, so our bodies conversating
It's midnight, I miss you, the breakup continues
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, feel too loved, feel too loved
'Cause when I do, I open up, open to feel too much
My therapist is on vacation and now I'm in a situation
I told myself I wouldn't be butt-naked with your lying ass on top of me
My therapist, she's so damn patient, but I'm not when you keep me waiting
Tell me I'm not the only lonely one
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, feel too loved, too loved
'Cause when I do, I open up, open to feel too much
Feel like I'm dying and I'm going mad
I told myself I wouldn't be butt-naked with your lying ass on top of me
My therapist, she's so damn patient, but I'm not when you keep me waiting
Tell me I'm not the only lonely one
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, feel too loved, too loved
'Cause when I do, I open up, open to feel too much
Feel like I'm dying and I'm going mad
'Cause I keep fighting for what we don't have
Feel like I'm dying
Feel like I'm dying, yeah
And I'm dying, and I'm dying, there's no saving
I'm dying, and I'm dying, there's no saving, saving me
Saving, saving me
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, too loved, too loved
Oh no
Feel like I'm dying
Feel like I'm dying, yeah
And I'm dying, and I'm dying, there's no saving
I'm dying, and I'm dying, there's no saving, saving me
Saving, saving me
Why you make me feel so much, feel so much, feel so much?
'Cause I already feel enough, feel enough, feel enough
I don't wanna feel too loved, too loved, too loved
Oh no
Que racontent les paroles de la chanson therapist de Maia Reficco ?
Quand la raison prend des vacances
Il y a quelque chose d'universel et d'un peu humiliant dans cette situation que Maia Reficco décrit dès les premières secondes de "therapist" : on sait très bien ce qu'on ne devrait pas faire, et pourtant. La thérapeute est partie en vacances, et c'est comme si la petite voix intérieure avait fait ses valises avec elle. Alors on envoie le message. "Come over, I miss you, bring all of your issues" — viens, même avec tes problèmes, même avec tout ce qui nous a déjà brisés.
C'est minuit. La rupture continue.
Le génie du morceau, c'est de raconter une rechute amoureuse avec une lucidité totale et une impuissance tout aussi totale. La narratrice sait. Elle sait que cet homme ment, elle sait qu'elle est "in a situation" qu'elle avait juré d'éviter. Et pourtant, elle est là. Cette co-existence du savoir et du faire — c'est exactement ce que les thérapeutes appellent une ambivalence, et Maia Reficco la met en scène sans jamais utiliser ce mot.
Le refrain tourne en boucle dans la tête comme une nuit sans sommeil. "Why you make me feel so much?" — pourquoi tu me fais ressentir autant ? Mais la réponse est dans la question suivante : ce n'est pas l'intensité du sentiment qui est le vrai problème, c'est ce qu'il déverrouille. Quand on se sent trop aimée, on s'ouvre. Et s'ouvrir, c'est risquer de tout perdre à nouveau.
Mourir de vouloir ce qui n'existe plus
Le pont final change de texture. La légèreté ironique du début s'évapore complètement. "Feel like I'm dying and I'm going mad / 'Cause I keep fighting for what we don't have" — il ne s'agit plus de minuit et de mauvaises décisions. Il s'agit de l'épuisement de quelqu'un qui s'acharne contre l'évidence. Le mot "saving" revient, répété jusqu'à perdre son sens, comme si la chanson elle-même acceptait qu'il n'y ait rien à sauver. Maia Reficco livre ici quelque chose de rare : une pop song qui ressemble à une séance de thérapie ratée, et qui sonne pourtant comme une libération.
Il y a quelque chose d'universel et d'un peu humiliant dans cette situation que Maia Reficco décrit dès les premières secondes de "therapist" : on sait très bien ce qu'on ne devrait pas faire, et pourtant. La thérapeute est partie en vacances, et c'est comme si la petite voix intérieure avait fait ses valises avec elle. Alors on envoie le message. "Come over, I miss you, bring all of your issues" — viens, même avec tes problèmes, même avec tout ce qui nous a déjà brisés.
C'est minuit. La rupture continue.
Le génie du morceau, c'est de raconter une rechute amoureuse avec une lucidité totale et une impuissance tout aussi totale. La narratrice sait. Elle sait que cet homme ment, elle sait qu'elle est "in a situation" qu'elle avait juré d'éviter. Et pourtant, elle est là. Cette co-existence du savoir et du faire — c'est exactement ce que les thérapeutes appellent une ambivalence, et Maia Reficco la met en scène sans jamais utiliser ce mot.
Le refrain tourne en boucle dans la tête comme une nuit sans sommeil. "Why you make me feel so much?" — pourquoi tu me fais ressentir autant ? Mais la réponse est dans la question suivante : ce n'est pas l'intensité du sentiment qui est le vrai problème, c'est ce qu'il déverrouille. Quand on se sent trop aimée, on s'ouvre. Et s'ouvrir, c'est risquer de tout perdre à nouveau.
Mourir de vouloir ce qui n'existe plus
Le pont final change de texture. La légèreté ironique du début s'évapore complètement. "Feel like I'm dying and I'm going mad / 'Cause I keep fighting for what we don't have" — il ne s'agit plus de minuit et de mauvaises décisions. Il s'agit de l'épuisement de quelqu'un qui s'acharne contre l'évidence. Le mot "saving" revient, répété jusqu'à perdre son sens, comme si la chanson elle-même acceptait qu'il n'y ait rien à sauver. Maia Reficco livre ici quelque chose de rare : une pop song qui ressemble à une séance de thérapie ratée, et qui sonne pourtant comme une libération.