Paroles de la chanson Frêle et cruelle par
Qui aurait bien pu prédire ce que j'aurais pu faire ?
Y en a qu'oseraient me dire que ça m'a rendue plus forte
C'est vrai que ça peut vraiment forger un caractère
De les laisser si nombreux salir mon amour-propre
À huit ans, j'me cachais sous un banc à la récré
À quinze ans, j'me demandais ce que ça fait d'être respectée
J'ai jamais vraiment compris pourquoi ces commentaires
Tout ce que je voulais, c'est qu'il y ait du monde à mon anniversaire
Y en a qu'oseraient me dire que ça m'a rendue plus forte
C'est vrai que ça peut vraiment forger un caractère
De les laisser si nombreux salir mon amour-propre
À huit ans, j'me cachais sous un banc à la récré
À quinze ans, j'me demandais ce que ça fait d'être respectée
J'ai jamais vraiment compris pourquoi ces commentaires
Tout ce que je voulais, c'est qu'il y ait du monde à mon anniversaire
Faudrait qu'j'leur dise merci
Merci d'avoir tout détruit
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
Non, j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle
Ça m'a pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Tu veux que je sois fière d'avoir survécu à cette guerre
Que je n'aurais jamais, jamais dû connaître
Tout pousse à croire que ça a forgé mon caractère
Mais ma carapace n'est pas en acier, non c'est du verre
Merci d'avoir tout détruit
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
Non, j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle
Ça m'a pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Tu veux que je sois fière d'avoir survécu à cette guerre
Que je n'aurais jamais, jamais dû connaître
Tout pousse à croire que ça a forgé mon caractère
Mais ma carapace n'est pas en acier, non c'est du verre
Parce qu'on m'a trop bien appris à lire entre les lignes
À chercher la moquerie, la cruauté dans chaque signe
J'aimerais te dire, vraiment
Je n'suis pas c'que tu attends
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
Non, j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle
Ça m'as pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Un peu plus faible, un peu frêle et cruelle
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
À chercher la moquerie, la cruauté dans chaque signe
J'aimerais te dire, vraiment
Je n'suis pas c'que tu attends
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
Non, j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle
Ça m'as pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Un peu plus faible, un peu frêle et cruelle
Ça m'a pas rendue plus forte, pas rendue plus belle
Non, j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle
Ça m'a pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Un peu plus faible, un peu frêle et cruelle
Ça m'a pas rendue plus forte, ça m'a rendue faible
Un peu frêle, et cruelle
Un peu plus faible, un peu frêle et cruelle
Que racontent les paroles de la chanson Frêle et cruelle de Lisa Pariente ?
Sous le banc, puis debout — mais pas indemne
Il y a des chansons qui commencent par déposer les armes. Pas pour capituler, mais pour dire enfin la vérité. « Frêle et cruelle » de Lisa Pariente est de celles-là. On entre dans le morceau presque à reculons, avec cette question rhétorique qui sonne comme un défi lancé à ceux qui auraient voulu écrire l'histoire à sa place : qui pouvait prédire ce qu'elle ferait de tout ça ?
Ce que ça laisse vraiment
Lisa Pariente raconte une enfance et une adolescence marquées par le harcèlement, et elle le fait sans chercher à adoucir ni à dramatiser. L'image de la petite fille de huit ans cachée sous un banc en récréation est simple, presque banale dans sa cruauté ordinaire — et c'est exactement pour ça qu'elle fait mal. À quinze ans, l'incompréhension est toujours là : pas de colère tonitruante, juste une question restée sans réponse, et le désir enfantin d'avoir du monde à son anniversaire. Quelque chose dans cette candeur-là brise davantage que n'importe quelle déclaration fracassante.
Là où la chanson se distingue vraiment, c'est dans son refus d'offrir la catharsis facile. On attend la lumière au bout du tunnel, la transformation héroïque. À la place, Lisa Pariente choisit la nuance inconfortable : « nan j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle ». Elle a survécu, oui. Mais survivre n'est pas guérir. La carapace qu'elle a construite n'est pas en acier — elle le dit elle-même, c'est du fer. Ça résiste, mais ça rouille. Et cette vigilance permanente, cette façon qu'on lui a apprise de traquer la moquerie dans chaque regard, chaque mot — ça, personne ne vous le rembourse.
L'équilibre impossible
Le titre du morceau contient toute son ambivalence : frêle et cruelle à la fois. Pas l'un ou l'autre selon les jours — les deux ensemble, indissociables. Lisa Pariente ne cherche pas à se faire plaindre ni à rassurer qui que ce soit. Elle pose juste quelque chose de vrai sur la table, avec la douceur têtue de quelqu'un qui a longtemps attendu qu'on lui laisse la place de le faire.
Il y a des chansons qui commencent par déposer les armes. Pas pour capituler, mais pour dire enfin la vérité. « Frêle et cruelle » de Lisa Pariente est de celles-là. On entre dans le morceau presque à reculons, avec cette question rhétorique qui sonne comme un défi lancé à ceux qui auraient voulu écrire l'histoire à sa place : qui pouvait prédire ce qu'elle ferait de tout ça ?
Ce que ça laisse vraiment
Lisa Pariente raconte une enfance et une adolescence marquées par le harcèlement, et elle le fait sans chercher à adoucir ni à dramatiser. L'image de la petite fille de huit ans cachée sous un banc en récréation est simple, presque banale dans sa cruauté ordinaire — et c'est exactement pour ça qu'elle fait mal. À quinze ans, l'incompréhension est toujours là : pas de colère tonitruante, juste une question restée sans réponse, et le désir enfantin d'avoir du monde à son anniversaire. Quelque chose dans cette candeur-là brise davantage que n'importe quelle déclaration fracassante.
Là où la chanson se distingue vraiment, c'est dans son refus d'offrir la catharsis facile. On attend la lumière au bout du tunnel, la transformation héroïque. À la place, Lisa Pariente choisit la nuance inconfortable : « nan j'en suis pas morte, mais je suis pas immortelle ». Elle a survécu, oui. Mais survivre n'est pas guérir. La carapace qu'elle a construite n'est pas en acier — elle le dit elle-même, c'est du fer. Ça résiste, mais ça rouille. Et cette vigilance permanente, cette façon qu'on lui a apprise de traquer la moquerie dans chaque regard, chaque mot — ça, personne ne vous le rembourse.
L'équilibre impossible
Le titre du morceau contient toute son ambivalence : frêle et cruelle à la fois. Pas l'un ou l'autre selon les jours — les deux ensemble, indissociables. Lisa Pariente ne cherche pas à se faire plaindre ni à rassurer qui que ce soit. Elle pose juste quelque chose de vrai sur la table, avec la douceur têtue de quelqu'un qui a longtemps attendu qu'on lui laisse la place de le faire.